‹ Bassins houillers de la Colombie britannique [microforme]Chapitre 8 sur 93 · LE BASSIN HOUILLER DE CROWSNEST · texte numérisé non relu

LE BASSIN HOUILLER DE CROWSNEST

(Voir diagramme I)

Le bassin houiller de Crowsnest renferme le plus puissant gite de charbon en exploitation dans cette province. C'est la formation Kootenay qui constitue l'étage houiller; elle se présente sous forme de pli synclinal couvrant une superficie de 230 milles carrés, entourrée de couches inférieures redressées. Par suite de l'érosion, le Kootenay forme avec les strates susjacentes une sorte de plateau bordé par des dépressions que remplissent des couches plus anciennes.

La plupart des puissantes couches de charbon se présentent dans les 2,000 pieds inférieurs du Kootenay. Sur la colline Sparwood près de Michel il y a encore une épaisseur de 2,000 pieds dans la partie supérieure des assises, qui renferme un certain nombre de couches minces se composant surtout de houille grasse ou de charbon contenant une haute teneur de matières volatiles. La coupe Morrissey, au sud, présente une puissance de 3,700 pieds en couches houillères. Les -ouches de couverture qui sont très puissantes se composent de grès et de conglomérats.

Dans les coupes naturelles à certains endroits le contenu de charbon ne comprenant que des couches d'au delà d'un pied d'épaisseur est comme suit:

A Morrissey, 23 couches renferment 216 pieds de charbon dans 3,676 pieds d'assises.

A Fernie, 23 couches renferment 173 pieds de charbon dans

2,250 pieds d'assises inférieures.

A Sparwood, 24 couches renferment 43 pieds de charbon dans 2,015 pieds d'assises supérieures.

Les couches apparaissant dans les assises supérieures de la coupe Morrissey meurent probablement avant d'atteindre Fernie, mais on croit qu'à Fernie il peut y avoir d’autres couches inférieures non comprises dans la coupe, de sorte que le bassin semble renfermer une réserve de charbon assez régulière d'environ 72 pieds dans 23 couches avec peut être 40 pieds additionnels provenant des couches minces des assises supérieures.

MM. McEvoy et Leach donnent le détail des coupes de même

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qu'une description générale du bassin: nous citons ci-après des extraits de leurs rapports

EXTRAIT DU RAPPORT DE M. J. M°I voy!

“Le terrain houiller du col Crowsnest est situé immédiatement à l'ouest du sommet des montagnes Rocheuses sur le col du Nid-de-Corbeau. Il se trouve tout entier dans la province de la Colombie britannique, à l'exception d'une petite partie dans le voisinage immédiat du défilé qui traverse le plateau d'épanchement dans le district d'Alberta. L'étendue des r hes crétactes dans ces environs est de près de 500 milles carrés. Les assises houillères, déposées à l'origine sur toute la superficie, ont été rongées et enlevées autour des bords, où les roches sont plus lourdes et repliées, et le long de quelques-unes des plus profondes vallées qui pénètrent fort avant dans la superficie, en sorte que leur étendue réelle est approximativement de 230 milles carrés. Pour la forme, l'étendue couverte par les assises houillères, comme celle du bassin crétacé lui-même, est à peu près celle d'un long triangle pointu dont la base est au sud. Sa plus grande longueur est d'environ trente-cinq milles, du nord au sud, et sa plus grande largeur est d'à peu près treize milles. Ces chiffres ne sont naturellement © roximatifs, car le levé n'a pas encore été cartographié.

On dit qu'il a été trouvé du charvon dans cette partie du pays il y a nombre d'années. Il est parlé de son existence dans le Rapport des opérations de la Commission géologique de 1880-82 (p.28). Ilen est aussi question dans celui de 1882-84 (p. 119 C). La superficie houillère a été approximativement définie ct examinée d'une manière préliminaire par le D' G. M. Dawson en 1883. Elle fut encore visitée après qu'il y eut être fait quelque travail d'exploration, par le D' A. R. C. Selwyn en 1891?

“L'embranchement du chemin de fer Canadien du Pacifique sur le Nid-de-Corbeau, en descendant le creek Michel sur le

1 Rap. som., Com. géol., Can., 1900, pp. 97-:10A. 2 Voir Rapport annuel, Com. géol., Can. (N. S.), Vol. I (1885), partie B, et Compte rendu sommaire, 1890-91.

versant occidental des montagnes, traverse la partie nord des terrains houillers. Il longe la rivière de l'Élan (EÏk) en descendant et suit presque la ligne de la limite occidentale de la superficie crétacée, Sur une distance d'environ vingt-cinq milles. Le rebord occidental soulevé des ro hes crétacées forme une arête ou un escarpement qui court parallèlement à la rivière de l'Élan et à deux ou trois milles de distance de celle-ci. La hauteur de l'escarpement est assez uniforme, étant de 3,500 À 4,000 au-dessus de la rivière. À peu près à mi-chemin en remontant son versant, les assises houillères affleurent avec des pendages de 30° à 40° vers l'est.

Des recherches de fossiles dans les calcaires sous-jacents aux roches crétacées ont eu pour résultat la découverte de plusieurs spécimens du genre Productus. Ces roches ont été classées comme dévon wrbonifères, et pour la plus grande partie de leur étendue, cette classification doit être conservée. La découverte de Productus est, néanmoins, une assez bonne preuve que dans cette partie, l'étage supérieure de la formation est décidément carbonifère.

Nonobstant le grand espace de temps qui s'est écoulé entre les gisements carbonifères et crétacés, partout où leurs relations réciproques ont pu être observés, on voit qu'ils sont concordants. L'attitude générale des roches crétacées est celle d'une large synclinale, ou plutôt d'un bassin à fond plat, car les lits sont relevés aux extrémités nord et sud de la superficie, de même que sur chaque côté. Sur ses rebords sud et ouest, le

redressement s'est accompli sans causer beaucoup de dérangement

des assises houillères et des lits sus-jacents, mais les étages inférieurs du système, consistant en argiles schisteuses noires et en argiles schisteuses calcarifères tendres, ont été grandement brovés et repliés. C'est le long ou près du rebord oriental de la superficie que la plus grande dislocation a eu lieu. La plus forte érosion, cependant, ne suit pas ici la ligne de contact avec les calcaires, mais est signalée par une dépression dans les collines, laquelle court parallèlement au contact à peu près à quatre milles en decà du rebord. En quelques endroits ici, au contact même, les assises crétacées paraissent avoir été redressées tout

d'un bloc, sans écrasement ou pression, et l'on peut espérer

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qu'un plus ample travail fera découvrir une coupe où la puissance des couches inférieures de la formation pourra être mesurée. Une pareille coupe ne pourrait pas être trouvée sur le rebord occidental, à cause de l'état comprimé et replié des roches déjà mentionnées

Bien qu'en général l'on puisse dire que les roches crétat ées ont pris la forme d'un bassin à fond plat, il y a beaucoup d'endroits où des failles locales ont détruit la symétrie de cette dis position. Quelques-unes de ces failles ont des dimensions considérables et deviendront un facteur important dont il faudra tenir compte lorsqu'il s'agira du problème de l'exploitation systématique de la houille.

Avant d'essayer de faire un exposé détaillé de la situation des assises houillères, il est peut-être bon d'avoir une idée du caractère et de la puissance des roches crétacées dans le bassin. Vers la fin de la saison, on a relevé une coupe sur la façade de l'escarpement, à environ trois milles au nord de la voie de garage de Morrissey. On se servit d'un ruban d'acier, et les pentes furent mesurées au niveau à plomb. Les résultats devraient être passablement exacts. Ce n'est que dans l'ajustement qu'il fallait faire lorsqu'il y avait une torsion locale des lits, qu'il a pu se glisser quelque erreur appréciable. L'endroit choisi pour la coupe était sur une petite saillie partant de l'escarpement, où M. Fernie avait fait faire, il y a quelques années, des excavations sur l'affleurement des couches de houille. Le faite de cette saillie a une pente moyenre de près de 30°, et elle offre l'avantage exceptionnel que l'on peut y relever une coupe de près de 5,000 pieds. Le D" Selwyn, alors directeur de la Commission, publia dans le compte rendu sommaire de 1891 une liste des couches alors mesurées. La coupe ci-dessous est donnée dans l'ordre naturel, commençant au sommet de l'escarpement et allant en descendant:

Pieds Pouces

1 Conglomérat dur. s a ; 6 0 2 Calcaire noduleux gris dans une argile schisteuse

brune et tendre RE are 3 0 3 Conglomérat grossier et dur avec couc he de grès. 38 0 4 Argile schisteuse brune et grès noduleux et tendre.. 48 0 5 Conglomérat dur avec couches de grès graveleux... 50 (0)

Pieds 6 Caché 33 7 Grès graveleux.... 16 8 Argile schisteuse brune 35 9 Grès graveleux et conglomérat 13 10 Grès bleuâtre en lits minces. . ai 11 Grès bleuâtre schisteux 30 12 Argile schisteuse noire..........::.:.:: 14 13 Grès graveleux.. 22 14 Argile schisteuse noire 11 13 Conglomérat et grès graveleux 25 16 Argile schisteuse noire.. rte + 17 Houille. , = Reste 2 18 Argile schisteuse noire 20 19 Conglomérat... . RER ETS RE 85 20 Argile schisteuse noire et brune, avec une couche d'argile schisteuse carbonée.................. 72 )1 Grès gris dur 11 22 Conglomérat 20 23 Grès gris dur........sosusencesssesssesete 65 24 Argile schisteuse c: Lee (Du charbon ?)........ 8 25 Argile schisteuse noire... servi 6 26 . . DRAM sn re roses 27 27 Grès gris à grain fin.................+...+e.: 2 28 Argile schisteuse brunâtre; lits de grès tendre..... 84 29 Grès bleuâtre dur. EE RE Fran 10 30 Argile schisteuse noire RSS TES 8 UT RETIRE SR Re EE RES 2 32 Argile schisteuse brune et NOÏTE.... soso 57 33 Grès gris. . es asset 96 34 Argile schisteuse noire et Ps TT sa. 34 35 Houille........ <T RES ENANSS 1 36 Argile schisteuse brunâtre............::..::°::: 3 37 Houille....... ER NT EEE TE: 1 38 Grès bleuâtre en lits MAC: rss sense ss 14 39 Grès gris dur... .ssssreneressseessveresteese 133 40 Houille, y compris de }' asile schisteuse carbonée. 5 41 Argile schisteuse noire et brune.........::.::: 20 42 Grès gris dur avec trois couches irrégulières de conglomérat ............ En EC 175 43 Argile schisteuse noire...............+:.+-:::°:: 27 44 Houille (pied supérieur impur).........:--:--::: + 45 Argile schisteuse noire............:.-:+-+-..:: 38 46 Grès gris dur..........,sr+ssssessrsenreseessss Es 7 Profondément couvert.....................s... 100

Pouces

20600cC

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Pieds Pouces 48 Argile schisteuse, probablement avec de la houiile. 107 0 49 Argile schisteuse CHE bONÉE. crosse rerérest 8 0 5 50 Houille................... PIRE TS PEU TT 7 0 : 51 Argile schisteuse carbonée et houille.............. 2 0 Ÿ 52 Argile schisteuse noire et argile schisteuse carbo- 4 ET 33 0 à 53 Houille (impure)..... D MNT EE 3 0 J 54 Argile schisteuse et grès gris tendre..............:. 6 0 à 55 Houille.... ses rimes 0 “+ 56 Argile schisteuse carbonique............... RS 0 & 57 Argile schisteuse noire, comprenant et l'argile + schisteuse carbonée et peut-être de la houille.. 150 0 58 Houille...... RSR ee rs ln ne 3 0 : 59 Argile schisteuse noire et argile schisteuse charbonë RE TT PET DAT LE NET la Tin ES 100 0 à 60 Argile schisteuse carbonée et houille............. 20 0 4 GE Home. = rerrrersensuerteremenrenenss 10 0 % 62 Argile schisteuse noire et brune, et argile schis- $ teuse avec de minces filons de houille........ 140 0 5 63 Houille (dix pieds supérieurs, impure)............: 36 0 $ 64 Argile schisteuse brune et MURS 134 0 = GS Ce QUE see cerescessemersessees sentent 56 0 ‘& 66 Argile schisteuse noire.............::::::-: 4 0 | GT Homille ci reecerrersserseererrr eee 1 4 4 58 Argile schisteuse...............-.sessssesesseee 0 5 ë PUS 7 RE TT IN STE TETE TOUT UT LINE 0 9 7 70 Argile schisteuse..................sssessesere 0 10 i FT HOMME =": crreseeetrenrersensress 6 0 4 72 Argile schisteuse et grès schisteux................ 208 0 pe. 73 Houille (pied supérieur, impure)................. 2 6 ». 74 Grès bleuâtre schisteux.........:..:.:-+-..-.:: 2 0 j GS Hole: 5. srrversrerereers ss rats 2 6 k. 76 Argile schisteuse noire.............:-+:::::::::: 65 0 TT HOME... reunvpseresessereepertéteeres 4 0 78 Argile schisteuse.............-.-.-+-esseseseree 1 7 TO MON serrée roseurertesrerenvetepuises + 9 80 Argile schisteuse.................-.+++++.. 6 0 81 Houille (deux pieds du fond, iMPUre)............. 19 0 82 Argile schisteuse noir-bleuâtre................... 10 0 83 Grès bleuâtre.............ssssess.sssesereses. 35 0 84 Argile schisteuse noire.............::+:-.:-:: 125 0 SSH secs mercertese nette f Ets REVERS 2 6 86 Principalement argile schisteuse noire, en partie couverte. .….sssonssorsessssersseesesesesse 364 0 £ Lé

Pieds Pouces

87 Houille 1 4 88 Argile schi se : il 3 89 Houille : : 46 0 90 Argile schisteuse noire 16 0 91 Grès gris dur , 60 0 92 Argile schisteuse noire 110 0 93 Houille ; és 46 0 94 Argile schisteuse noire : 10 0 95 Grès gris dur..... 100 0 96 Argile schisteuse noire et brunâtre, 1,060 0

Total 4,736 3 Puissance totale de la houille 216 2

Sur l'épaisseur de houille ci-dessus, la plus grande partie, 198 pieds, se trouve dans des assises de 1,847 pieds de puissance. Outre les parties de la houille mentionnées dans la coupe c mme étant impures, il y a des couches irrégulières de matière schisteu.es et de carbonate de fer lithoïde dans les plus grosses veines. En tenant compte de celles-ci, et en déduisant les plus petites veines qui ne pourraient être avantageusement exploitées, soit trois pieds ou moins, on peut dire en toute sûreté que la puissance totale de la houille exp'oitable est d'au moins 100 pieds.

Au-dessous de la base de la coupe, les roches sont bouleversées et brisées, mais les argiles schisteuses noires en dernier lieu mentionnées se continuent jusqu'à une certaine distance plus loin. Elles sont suivies par 500 pieds ou plus d'argilites sableuses tendres et grises, passablement calcarifères et en lits puissants. Sous les argilites vient une épaisseur, de peut-être 1,000 pieds, de calcaire schisteux mince et d'argiles schisteuses carboniques. Bien qu'on ne la voie pas en cet endroit, une bande de calcaire fragmentaire à grain assez gros appartient à cet horizon. Les lits les plus bas de cette formation ne se montrent pas ici, mais là où on les voit ailleurs, ils consistent en argiles schisteuses noires, avec deux couches ou plus de calcaire dolomitique à grain fin et de couleur foncée. On n’en a pas encore constaté la puissance, mais ils paraissent avoir plusieurs centaines de pieds au moins.

Vers le haut de la coupe, l'on remarquera que les lits

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consistent en bonne partie en conglomérats et en grès graveleux. Les conglomérats surtout sont très durs. Leurs galets sont principalement de pétrosilex noir et gris, empâtés dans une matière tellement silicifiée que les plans de clivage recoupent les galets et la matrice comme si la roche était d’une texture homogène. La conservation des assises hanillères est en grande partie due à la présence de ces lits durs, qui en ont empêché l'érosion et, par leur grande force de résistance, ont préservé les lits plus tendres des couches de houille sous-jacentes de l'écrasement et du ploiement. Les conglomérats et les calcaires sont à faux lits et de puissance irrégulière, et l’on ne peut espérer que les lits individuels soient continus sur de bien grands espaces. Les lits consistant principalement en calcaire noduleux, près du haut de la coupe, et un autre lit sembiable qui se trouve à quelque pieds plus haut dans la formation, ont été reconnus en plusieurs endroits comme occupant la même position relativement aux conglomérats, et peuvent être regardés comme constituants un horizon défini pour établir la corrélation des assises à des endroits fort éloignés les uns des autres. Au-dessus du faîte de la coupe, l'on voit les roches sousjacentes en allant au nord le long de l’escarpement, le premier lit qui la suit étant dix pieds d'argile schisteuse brune et tendre; puis vient la seconde bande de calcaire noduleux dans l'argile schisteuse brune déjà mentionnée, suivie par 200 pieds ou plus de couches alternantes d'argile schisteuse brune et de grès, en lits de six à quinze pieds de puissance. Au-dessus de ces roches, bien qu'on ait pu relever çà et là des coupes partielles, il y a solution de continuité. Il paraît y avoir en tout un développement de 4,000 à 5,000 pieds d'assises au-dessus du faîte de la coupe que nous venons de donner. Contrairement à ce qui existe dans la partie inférieure de la formation, l’on trouve rarement ici des argiles schisteuses noires. Les principales roches sont: une argile brune, tendre et friable, se décomposant facilement en sable brun; une argile schisteuse brune se désagrégeant sous l’action des agents atmsophériques, en blocs anguleux; et un grès tendre, gris, verdâtre et jaunâtre, devenant brun et rougeâtre à l'air, et fréquemment endurci inégalement et en nodules. Il y a quelques lits de grès gris plus dur et de conglo-

mérat. Une argile schisteuse gris foncé et friable forme une partie appréciable de la série, et l'on voit de temps à autre une bande d'argile schisteuse noire. Vers le faîte de la série, il y a un lit notable de conglomérat, composé de galets de quartzite pétrosiliceuse foncée, bien roulés, qui ont jusqu'à six pouces de diamètre, mollement retenus dans une pâte de grès gris tendre. Il se désagrège facilement, car on trouve des galets en abondance dans les lits des cours d'eau et répandus le iong des flancs des côteaux, tandis que la roche en place, comme les affleurements des veines de houilles, ne se rencontre que dans certains endroits favorablement situés.

La puissance totale des roches crétacées déposées dans cette superficie, d'après les estimations ci-dessus, est donc de 12,000 à 13,000 pieds.

Il n'est pas du tout probable que l'on puisse trouver dans aucune autre partie de la superficie une coupe qui correspondrait exactement, ou même approximativement, à celle qui vient d'être donnée. Une comparaïsnr. d'une partie de cette coupe avec les lits aux mines sur le cr à Charbon, fait voir qu'il y a une grande différence de p.a.e entre les assises des deux localités. Les veines ou couches de houille numérotées 61, 63 et 71 dans la coupe, correspondent aux trois couches qui, jusqu'à présent, ont principalement été exploitées aux mines et qui figurent au tableau ci-dessous. La distance entre les deux localités est d'environ sept milles.

Près de Morrissey Creek au Charbon

Houille. . NT RE EEE ir ie 10 pieds 10 pieds Lits intermédiaires. ..... Rae 140 “ œ HOMME: initie uen «! 2 30 * Lits intermédiaires. ..... Ever — ME er E MOMIE: crade es ttes eu ee”

L'on voit que bien qu'il y ait une grande diminution dans les assises intermédiaires, les couches de houille sont passablement persistantes. Cela peut n'être pas le cas dans toute la superficie, mais quelque changement qui ait lieu, il est tout aussi probable qu'il est favorable qu'autrement. Les excavations faites à Michel, à seize milles au nord des mines du creek au Charbon, exposent trois couches de houille de quinze à dix-

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sept pieds de puissance, mais les données ne sont pas encore suffisantes pour établir leur corrélation avec celles du creek au Charbon. Celles que nous possédons, cependant, portent à croire que quelques-unes des couches au moins sont plus puissantes ici qu'elles ne le sont au sud.

Les couches de houille près du creek à la Martre (Marten) n'ont pas été examinées en détail, car les excavations qui y avaient été faites à peu près dans le même temps que celles du voisinage de Morrissey, se sont éboulées, et il faudrait les dé-

a ere à péernraphesen tel)

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blayer pour mettre les couches à nu. Des mesurages ont aussi été faits en cet endroit par M. Frank B. Smith, ingénieur de la Crowsnest Pass Coal Co. et les résultats en sont donnés dans le compte rendu sommaire du D" A. R. C. Selwyn pour

l'année 1891. Une partie de cette liste de couches concorde assez bien avec la coupe de Morrissey, mais dans d'autres partie il y a une différence notable. Il paraît probable

que les quatre couches inférieures qui sont données là sont une répétition de quelques-unes des plus élevées, et sont placées au bas, soit parce que l'on essayait de relever des couches partielles en deux endroits ou plus, soit parce que les excavations ont été continués à travers une ligne de faille qui court nord-sud, près de l’affleurement des couches inférieures. La plus basse des grosses couches n'était pas complètement découverte lorsque la liste a été publiée, et un travail postérieur a révélé une bien plus grande épaisseur de houille que celle que l'on estimait alors. A part tout ie succès obtenu en établissant la corrélation des couches individuelles de cette coupe au Marten Creek avec celles de la coupe de Morrissey, il y a d’abondantes preuves qu'elles sont au même horizon, et qu'il n'y a qu’une seule série d'assises houillères dans toute la superficie.

La formation de Kootenay du D' Dawson comprend les lits inférieurs et moyens de la coupe qui vient d'être donnée. Leur âge a été établi comme étant crétacé inférieur, principalement par la détermination, faite par sir J. William Dawson, de plantes fossiles contenues dans les lits de l'horizon houiller. Il fait remarquer à ce propos que la liste de plantes contenait “des formes que l’on regarde ordinairement comme jurassiques, mais que le plus grand nombre ont le facies du crétacé in-

férieur.""!

Néanmoins, il y a dans cette coupe au moins 3,000 pieds, et probablement une bien plus grande puissance, de lits sous-jacents à l'horizon qui a fourni ces plantes. Cette année, deux échantillons d'ammonites et plusieurs autres de bélemnites ont été trouvés dans ces lits inférieurs. Cependant, ils n'ont pas encore été déterminés. Les roches de la partie supérieure de la coupe s'étendent probableme nt dans la division supérieure du crétacé représentant le groupe de Dakota ou même des étages plus élevés. Il n'a pas encore été trouvé de fossiles dans ces lits.

Sans le secours d'une carte (le travail n'étant pas encore compilé), il est difficile de donner une des ription bien intelligibie de l'affleurement et de l'attitude des couches de houille, mais en laissant de côté les détails des distances et des élévation l'on peut dire quelque chose de plus. Le long de la face de l'escarpement qui donne sur la rivière de l'Élan, les couches de houile commencent à se montrer à des hauteurs de 1,500 à 2,000 pieds au-dessus de la rivière. Les pendages sont uniformément vers l'est sous des angles de 20° à 40°. En remontant le creek au Charbon vers l'est, l'on voit que ces pendages s'applatissent, jusqu'à ce que, À une distance d'environ cinq milles de l'Élan, les lits soient presque horizontaux. Ils conservent cette attitude, avec de légères ondulations, presque jusqu'au sommet entre les creeks au Charbon et Marten où les plongements commencent à être renversés. À une courte distance plus loin, au nord-est du sommet, ces pendages sont considérablement plus élevés, et les lits successifs sont rapidement ramenés à la surface jusqu'à ce que les assises houillères affleurent de nouveau au passage du creek Marten.

Le creek à la Marte est l’une des sources du bras sud du creek Michel, qui occupe une large vallée basse courant vers le nord jusqu'à la “boucle” sur le chemin de fer. L'érosion de cette vallée a emporté les assises houillères d'une large lisière de ter-

La vallée suit la ligne qui était, autrefois, probablement une anticlinale morcelée, causée par le soulèvement du fond de calcaire du bassin. L'on peut voir, courant parallèlement \ la vallée, une de chaque côté, deux failies résultant de ce

lransactions de la Société Royale du Canada, voi. X, sec. IV.

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mouvement du terrain. Le soulèvement a été plus grand au nord, où il v a un mamelon de calcaire saillant près du confluent du bras occidental. Vers le sud, le témoignage de ce mouvement ‘efface graduellement, et il ne s'étend qu'à quelques milles au ud-est de l'embouchure du creek à la Martr

\u delà de la vallée du bras sud du creek Michel, les assises houillères affleurent assez haut dans le flanc de la montagne, où elles conservent la même attitude et la même position relativement au cours d'eau que celles qu'occupent les lits sur la façade de l'escarpement de la rivière de l'Élan. Les assises e continuent vers l'est en formant une autre synclinale, plus étroite que la première décrite, sur le côté ouest de la vallée, et elles devraient affleurer de nouveau dans les montagnes près du rebord de la superficie crétacée. Cependant, on aurait besoin de plus amples renseignements à ce sujet.

Au nord du creek au Charbon, dans la superficie située entre le bras sud du creek Michel et la rivière de l'Élan, les lits ne conservent pas longtemps la forme régulière qu'ils ont le long du creek même. À quelques milles au nord de celle-ci, la transition des pendages élevés, en avant, à la position horizontale qu'ils prennent en arrière, est plus brusque, et à une légère distance plus loin au nord, il se produit une interruption bien tranchée avec plus ou moins de rejet. Cette faille se continue vers le nord jusque vis-a-vis une pointe entre les stations de Hosmer et de Sparwood. Plus loin, les lits reprennent une attitude normale comme celle qu'ils ont près du creek au Charbon. Sur le côté est de la j'aille, les roches plongent au sud sous des angles de 10° à 15°. Il en résulte que les assises houillères sont ramenées plus près de la surface, et on les voit affleurer dars le flanc d'une profonde coupure faite dans les collines par un petit cours d'eau qui se jette dans le bras sud du creek Michel, en aval du confluent de la fourche orientale. Ce cours d'eau cause une autre solution dans le contour des assises houillères, au moins dans leur partie supérieure. A l'est de cet endroit, les lits se courbent graduellement pour rejoindre ceux du creek Michel, sans aucune autre dislocation grave. La faille cidessus mentionnée court généralement en arrière de la façade

de l'escarpement: mais <1r une distance de quelques milles

vers le nord, à partir d'un point vis-à-vis Hosmer, elle croise le devant des collines à quelques distance en bas du sommet. Cela donne une apparence compliquée, qui est la seule exception à l'uniformité des assises sur toute leur façade,

A l'endroit où le creek Michel passe à travers la partie nord de la superficie, le bassin est étroit, et l'érosion a enlevé la partie supérieure des assises houillères dans la vallée. Le fond de la synclinale est probablement à peu de distance à l'est de la station de Michel, et elle paraît s'élever, tant au nord qu'au sud, avec le point le plus bas du bassin, qui se trouve un peu au sud du cours d'eau.

Il y a des failles et irrégularités secondaires dans les roches, et même avec l'aide des connaissances acquises par la compagnie houillère dans ses exploitations en cet endroit, la situation n'est pas tout-à-fait claire.

Au nord du cours d’eau, les lits se continuent sous la forme d'une synclinale s'élevant graduellement sur une distance d'environ six milles. Au delà, bien que des roches crétacées occupent le fond de la vallée de la rivière de l'Elan jusqu'à une certaine distance, il n'y a aucun signe d'assises houillères sur vingt-cinq milles au moins. Sur plusieurs milles de cette distance, les roches crétacées sont complètement absentes, et les calcaires et quartzites carbonifères se montrent à la vue.

Sur les collines à l'est de la “boucle” du chemin de fer à la bifurcation du creek Michel, il est resté de minces débris des roches crétacées par lambeaux, et il y a encore quelques parties des deux couches de houille les plus basses, mais les assises houillères ont pour la plupart été enlevées par l'érosion.

La plus étroite synclinale d'assises houillères, sur le côté est du bras sud du creek Michel, se continue vers le nord au delà de l'interruption causée par le bras est, et se prolonge sur une courte distance en travers du principal plateau d'épan-

chement jusque dans le district d'Alberta. Les assises houillères, dans ce prolongement, affectent la forme d'un long contrefort partant d'une montagne à quatre ou cinq milles au sud du sommet du Nid-de-Corbeau sur le chemin de fer. Elles sont passablement plates pour la plupart, mais sur le côté ouest du contrefort, faisant face à l’ancien sentier de bât, un pli ou

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une faille à pic a donné aux roches un pendage de 60° à 70° u nord-est, Dans ces environs et surtout sur les couches de houille qui se trouvent dans la partie la plus raide des roches, la British American Coal Company a fait d'assez grandes explorations, Les couches ont été mises à découvert à la surface en beaucoup d'endroits, et dans le cours de l'été dernier, elle a commencé un tunnel dans le but d'atteindre les couches à quelque distance au-dessous de leur affleurement. L'endroit où se fait le tunnel est à 600 pieds en remontant la colline; mais les couches se montrent plus bas, et il n'y a aucun doute qu'on les trouvera près du pied de la colline à un endroit favorable pour l'expédition du charbon.

Dans la partie des terrains houillers décrite jusqu'ici, il ne se trouve pas de bien grandes superficies qui soient intactes; mais comme les assises peuvent facilement être attaquées en différents endroits, il ne sera pas nécessaire de faire beaucoup de transport souterrain. Les couches de houille n'atteignent pas une bien grande profondeur, car elles sont presque entièrement au-dessus du niveau de la rivière de l'Élan.

Les assises situées au sud du creek au Charbon occupent une étendue de terrain pour ainsi dire ininterrompue de douze milles ou plus de largeur et d’une longueur un peu plus grande. Le long de leur façade donnant sur la rivière de l'Élan, les lits conservent leurs pendages uniformes vers l’est et se comportent comme ils le font sur le creek au Charbon. Le creek Morrissey, qui se trouve à dix milles au sud de celui du Charbon, fait une légère entaille dans leur contour et offre un bon emplacement pour l'exploitation. Au sud du creek Morrissey, l'escarpement ou rebord du bassin commence à se courber vers l'est et continue cette courbure le long de la limite sud des assises par le creek Lodge-pole, tournant définitivement au nord jusqu'à la rivière Flathead, à l’encoignure sud-est de la superficie, Ici se trouve l'escarpement. Les roches plongent régulièrement vers l'intérieur tout autour de la courbe. Elles s'applatissent graduellement jusqu’à prendre une position plus ou moins horizontales à quelques milles du rebord, sans fractures apparentes, mais en ce faisant, elles sont portées, dans cette partie méridionale de la superficie, à une plus grande profon-

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deur qu'au nord, Une coupe relevée vers l'ouest à partir du creek Morrissey ferait voir que les assises houilières, après s'être d'abord recourbées à une position horizontale, s'élèvent un peu dans une anticlinale à rampe douce et vont ensuite en pente constante jusqu'à ce qu'elles atteignent leur plus grande profondeur dans toute la superficie. Le point le plus profond n'est qu'à trois ou quatre milles du rebord oriental au bassin.

Les roches à la surface sont celles des lits les plus élevés de la coupe précédemment donnée, et elles plongent encore à l'est. Une vallée basse, couverte de drift, se trouve entre ce point et le rebord oriental, où les lits les plus bas de la formation sont relevés contre les montagnes de calcaire. Il ci probable que cette rapide transition a été aidée par des failles. Par suite de la profondeur des assises dans cette partie intérieure orientale, il est douteux que l'on puisse avantageusement extraire le charbon. Pour la plus grandk partie, cependant, les conditions d'exploitation sont assez favorables. Les creeks au Charbon, Morrissev et Lodge-pole sont tous des endroits propices pour commencer les opérations, et l'on peut atteindre une partie de la superficie houillère en partant du bras sud du creek Michel.

Les mines de la “Crowsnest Pass Coal Company reek au Charbon, dont il a déjà été question, out commer exploitées lorsque l'embranchement Crowsnest du chemin fer Canadien du Pacifique fut construit. Sur cette ligne, près du croisement du creek au Charbon, s'est élevée la ville de Fernie. On teint les mines à partir de Fernie par un tronçon de chemin partant de la ligne-mère et s'avançant de quatre milles et demi en remontant le creek. L'excellence qualité du charbon est maintenant si bien établie qu'il est superflu d’'insister sur ce sujet. Le rendement s'accroît rapidement depuis quelque temps, et il est aujourd'hui de plus de 1,000 tonnes par jour. À peu près la moitié de cette quantité est convertie en coke, 360 fours en ruches étant constamment en activité à Fernie. Le coke produit est d’une qualité supérieure, et l'on se prépare à augmenter le nombre des fours.

Outre l'exploitation des mines sur le creek au Charbon, la compagnie a récemment commencé à travailler sur les couches du creek Michel, et déjà elle extrait du charbon propre à l'ex-

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pédition. Elle a sur les lieux les matériaux nécessaires pour la construction de fours à coke, et cette localité promet de devenir d'une :mportance égale à Fernie.

Quoique l'étendue des terrains houillers dans la superficie ne puisse encore être estimée qu'un peu à la grosse, l'estimation qui en a été faite (230 milles carrés) doit être à peu près assez exacte pour servir de base à un calcul de la quantité totale de houille qu'ils peuvent produire. La puissance adoptée pour ce calcul est ie minimum déjà donné de 100 pieds de houille exploitable.

Superficie totale des terrains houillers 230 milles carrés 147 ,200 acres Une acre avec 100 pieds

de charbon donnerait 153,480 tonnes de 2,240 livres 50,000 acres donneraient 7,674 ,000,000 e 147,200 acres donneraient 22,595,200,000 ne

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