‹ Bassins houillers de la Colombie britannique [microforme]Chapitre 7 sur 93 · CRÉTACÉ INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

CRÉTACÉ INFÉRIEUR

Les sédiments du crétacé dans les montagnes Rocheuses furent déposés sur des sédiments jurassiques assez puissants mais généralement à grain fin. Dans la partie sud du bassin Skeena, ils furent précédés par une période de grande activité volcanique et l'on trouve aujourd'hui, dans ces sédiments, des couches de charbon remplissant des bassins dans un fond raboteux de roches volcaniques. En suivant ces couches vers le nord on constate que le sous-sol de terrains volcaniques passe graduellement à des sédimentaires se composant en majeure partie de tufs et grès tuffeux entrestratifiés avec des schistes noirs.

Formation Kootenay

La description suivante de la formation houillère Kootenay dans les Rocheuses est tirée du rapport de M. G.-S. Malloch sur le bassin houiller Bighorn? La description de la série Skeena est de M. W.-W. Leach.

“Le Dr. Dawson s'est servi du nom Kootenay en 1885, pour désigner les séries houillères du bassin de Cascade. D'après les indications paléontologiques, il est permis de douter si les formations doivent être attribuées à la base du Crétacé ou au sommet du jurassique.

1 American Journal of Science, vol. XLIII, p. 91. 2 Malloch, G.-S., Bassin houiller de Bighorn, Alberta; Mémoire 9, Com. géol., Canada.

Partout où il a été étudié en compagnie des formations sousjacentes dans des bassins parrallèles des Rocheuses orientales, le Kootenay de même que ces strates plus anciennes se coince rapidement dans la direction est. On constatera par le relevé suivant de la puissance du Kootenay, ce coincement en allant vers l'est et l'on remarquera que, dans les gisements plus septentrionaux situés dans un rayon de 50 milles du bassin ighorn, le rétrécissement n'est pas aussi prononcé que dans les méridionaux. Dans le bassin Crowsnest M. McEvoy mesure 4,736 pieds de strates relevant du Kootenay, sauf les derniers 1,060 pieds qui se composent de schistes noirs et blancs. Dans le gisement Frank situé à l'est du Crownsest, la puissance du Kootenay ne va guère au delà de 742 pieds, ce qui est d'ailleurs la puissance d'une coupe mesurée par M. W.-W. Leach.

La puissance du Kootenay entre les rivières Bow et Kananaskis est probablement d'environ 2,900 pieds mais les couches de l'extrême sommet ont été enlevées par l'érosion. Dans les contreforts, à peu de distance vers le sud-est, la puissance telle qu'indiquée par M. Caiïirnes n'est que de 375 pieds. Dans la troisième vallée longitudinale entre la Red Deer et la Clearwater, il y a au moins 2,300 de strates qui ont échappé à l'érosion, laquelle a emporté tout-à-fait les couches supérieures; mais, dans la première vallée longitudinale un peu au sud de la Red Deer, la puissance totale de la formation n'est guère que de 1,700 pieds.

Série Skeena!

Cette série est, au point de “ue économique, d'une grande importance attendu qu'elle renferme pratiquement tout le charbon ayant une valeur commerciale. Les strates se composent essentiellement de schistes et grès tendres en stratification mince, les schistes renfermant par places beaucoup de nodules de fer concrétionné argileux et de nombreuses couches de charbon. On aperçoit ordinairement à la base de la série, une couche de conglomérat émietté, assez persistante bien que pas toujours présente,

IW.-W. Leach, Rap. som. Com. géol., Van., 1910. Voir aussi le rapport

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On n'a jamais pu obtenir une coupe complète de ces roches en raison du manque de suite dans les affleurements et du défaut de continuité dans les couches. Il y a tout lieu de croire cepenlant que leur puissance totale oscille entre 600 et 800 pieds. MM. Lawrence Lambe et W.-J. Wilson ont déterminé un certain nombre de fossiles principalement des plantes, recueillis à diverses époques, d'après lesquels on peut attribuer ces couches au Crétacé inférieur et les rattacher à la série Kootenay du col Crowsnest.

La série Skeena paraît être en concordance avec le groupe Hazelton et la ligne de démarcation entre les deux ne peut être qu'arbitraire, attendu que le conglomérat grossier déjà mentionné est considéré comme base de la série Skeena.

Ces couches se présentent dans certaines petites superficies en des endroits très espacés et sont repliées en profondeur avec les terrains volcaniques plus durs. Il semble que ces petits gisements isolés soient un vestige d’un ou plusieurs grands bassins qui, grâce à des circonstances favorables, auraient échappé à la dénudation. Ces terrains ont été complètement érodés sur les montagnes et les crètes, et ne se retrouvent plus maintenant que dans les vallées et les basses terres. Les gisements houillers les plus importants sont situés sur la rivière T<lkwa et le cours supérieur de la rivière Morice dont les descriptions sont données dans des rapports antérieurs. On en a également signalé sur les rivière Shegunia et Kispiox et sur la Bulkley près de l'embouchure du Boulder Creek, environ 21 milles en amont de Hazelton, où les couches apparaissent sous la forme d'un bassin synclinal peu profond présentant de légères ondulations et recoupé en diagonale par la rivière. Cette dépression n'a guère plus d’un mille et demi de largeur sur environ quatre de longueur. On ne trouve d'affleurements que sur les berges de la rivière, c'est pourquoi il est difficile d'en établir exactement les limites. Du côté nord les couches houillères sont recoupées par une intrusion de granite tandis qu'à l'extrémité sud, il y a dislocation du contact avec les terrains du groupe Hazelton. Il s'est fait en cet endroit quelques travaux de découverte et de prospection sur certaines petites couches de charbon.

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