Acte II, Scène IX
Montrichard. M. Henri de Flavigneul ! . . .
La Comtesse, avec bonhomie. M. de Flavigneul! ... ce tout jeune homme qui a l'air si doux ... oh ! je n'aurais jamais cru cela de lui ! . . . je J'ai vu en effet 5 quelquefois chez sa mère . . . mais c'en est fait ! . . . {Riant.) Je dis comme le farouche Horace: Il est bonapartiste, je ne le connais plus ! Je crois que je fais le vers un peu long, mais Corneille me le pardonnera. . . . Ah! ça, mais où est-il ce M. de 10 Flavigneul?
Montrichard. Il se cache.
La Comtesse. Il se cache !
Montrichard. Dans un château . . .
La Comtesse. Voisin?
15 Montrichard. Très voisin . . .
La Comtesse. Où vous allez le surprendre . . .
5 c'en est fait: see faire.
6 In his tragedy " Les Horaces," Corneille makes the fierce old Horace say to his son-in-law: " Albe vous a nommé — je ne vous connais plus y This is here parodied, but the verse is too long by one syllable, the e in bonapartiste, which, though not pronounced, is yet counted as a full syllable in verse, increasing the regular twelve syllables to thirteen. According to the story an agreement was entered into by the rival cities Rome and Alba, that the question which was to rule the other should be decided by a combat between six young men, three appointed by Alba and three by Rome. The Alban champions are the Curiatii, while the three Romans, sons of old Horace, appear as the Horatii.
Corneille (Pierre), 1606-1684, surnamed le grand, was born in Rouen. In his tragedies verses of high-flown sentiment abound, not rarely degenerating into bombast. His specialty was the ultra-heroic. "Le Cid" is his most popular drama.
9 Ah/ ça: see ça. Cf. 1. 14, p. 28.
Montrichard. Voilà le difficile ! ... et il me faudrait votre aide pour cela, madame . . . La Comtesse. Mon aide ! . . .
Montrichard. Oui ! Imaginez-vous que ce château S appartient à une femme du plus haut rang, du plus pur royalisme . . . une femme d'esprit, de cœur, et de plus, ma bienfaitrice. . . .
La Comtesse, ironiquement. Comme moi?
Montrichard. Précisément . . . vous concevez mon
10 embarras . . . pour lui dire d'abord, que je la soupçonne,
puis, que je viens faire chez elle une invasion domiciliaire
... et, ma foi, madame, je vous l'avouerai . . . j'ai
compté sur vous pour la prévenir. u^n^^^^X^v,
La Comtesse, éclatant de rire. Ah! la bonne folie!/ °u^ 15 . . . Ainsi, vous croyez que moi ! . . .je recèle un conspirateur. . . .
Montrichard. Hélas! ... je ne le crois pas; j'en suis sûr !
La Comtesse. Et c'est pour cela que vous avez amené 20 tout cet attirail de dragons? que vous avez déployé ce iv luxe de gendarmerie? as&*** **- fa-*^i+ o^ z^
Montrichard. Mon dieu, oui ! et je ne m'éloignerai qu'après avoir arrêté l'ennemi du roi . . . il faut bien que je vous prouve ma reconnaissance, comtesse. . . . 25 La Comtesse, changeant de ton. Eh bien . . . moi, monsieur le baron, je vous prouverai comment une femme offensée se venge ! : a^faca aast*"-}*- Montrichard. Vous venger. . . .
La Comtesse. D'un procédé inqualifiable . . . d'une