SCÈNE XIII Les Mêmes; Léoxie, entrant, très agitée
Léoxie, à Montrichard. Monsieur le baron, voici une dépêche très pressée qui arrive de Lyon . . . [Montrichard prend la dépêche, et Léonie s'approche vivement de 20 la comtesse.)
Moxtrichard. Du maréchal !
Léoxie, bas. Ah ! ma tante, quel malheur ! La Comtesse. Quoi donc?
Léoxie. Il est revenu !
25 La Comtesse, bas. Qui?
ii4 Bataille de Dames
Léonie, de même. M. Henri !
La Comtesse, bas. Comment?
Léonie, bas, et montrant un cabinet à droite. Il est là! . . .
5 La Comtesse, bas. Ciel !
Montrichard,/^/ un geste de joie, puis après avoir lu la dépêche. Ah ! Madame la comtesse ! ... à moi la revanche !
La Comtesse. Que voulez-vous dire?
io Montrichard. Vous triomphiez, tout à Pheure ! . . . mais à la guerre la fortune est changeante, et malgré votre esprit et vos ruses, le sort de M. de Flavigneul est encore entre mes mains; oui, grâce à ces dépêches que m'envoie M. le maréchal, je puis forcer le fugitif, en is quelque lieu qu'il soit, à se remettre lui-même en mon pouvoir !
La Comtesse, avec trouble. Vous . . . Comment? . . .
Montrichard. C'est mon secret ! A chacun son tour, madame la comtesse ! . . . Je veux seulement, avant 20 mon départ, vous montrer que je sais me venger . . . Monsieur de Grignon, je vais prévenir votre oncle pour qu'il vienne lui-même vous rendre à la liberté. . . . Au revoir, madame la comtesse ! (Il sort.)