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sur diiïércns points «le la vas le circonférence fort éloignés I’ nu de l’autre; car tandis que ses Maréchaux Suchet et Soult lutlaienl aux «leux extrémités des Pyrénées contre des masses toujours croissantes d’Anglais, Espagnols et Portugais; que le Maréchal Davoust formait bouclier autour de Hambourg au Danemark, au //««notre et à la Hollande; que le Général Raap agglomérait ses forces restantes dans la Pologne à Dantzig, lui même guidait sa grande Armée autour de Dresde, de ce pivot stratégique de la Germanie tant de fois illustré, autour duquel se groupent la Sue, la Prusse, la Bohême, la Westphnlic; rassemblait de nouveaux Corps de réserve au Rhin, et présentait l’Armée franco-italienne aux ordres du Prince Eugène en Illyrie en lui imposant de menacer par la Styrie le coeur de Y Autriche et la Hongrie. Quelle tâche pour une Armée déjà si écartée de la France , aussi combien de faux calculs , de marches , de contremarches et de revers en sont suivis!
17 Août «si j D’abord V Autriche autant pour sa défense, que pourconcourir
à l’établissement du sort futur et indépendant des Etats d’, 1 /lemagnc et d'Italie avait assemblé sa principale Armée aux frontières de la Bohème vis à vis celle de France en Sure , et avait placé le Corps du Général Hiller en Styrie vis-à-vis celle «In Prince Eugène en Illyrie, tout en joignant de grandes Réserves sur le Haut-Danube, qui décidèrent plus tard les petits États d'Allemagne à se dissoudre Eux-mêmes de l'Alliance française.
Moral <ics Au début de cette Guerre célèbre, unique dans les Annales
Armfrs aillées . ... , . . .. , , ... ,
rel vict tire* la ^ es siec ^‘ s J * es g rar, d s efforts de Napoléon lui-nieme furent rendus inutiles en Prusse et en Silésie, tandis que les belles manœuvres du Général Hiller éxécutées promptement vers les sources de la Save et de la Drace. déconcertaient tout plan d’invasion du Prince Eugène dans cette partie de l’Empire, et amenaient la délivrance de l’ Illyrie et «lu Frioul avec d’autant plus de célérité que la Bavière venait justement d'associer
a Ortobro elle-même par son traité de Ried avec V Autriche ses intérêts a ceux des grandes Puissances alliées contre la France. C’est enfin l’issue décisive et à jamais mémorable de la bataille de
UU MINCIO
Leipzig , ce qui changea subitement le sort de la Germanie, et isoeiubreisu força Napoléon à se replier en toute hâte au Rhin , laissant plusieurs de ses Corps détachés au loin à la merci des Peuples et des Années environnantes.
Et c’est bien certainement la suite d’ôvéncmens aussi écla-Étai^riicuiiw
tans ce qui porta atteinte à la force morale de l’Armée française
‘ t * Mural, KuiJrne,
meme en Italie , et donna une tournure differente à tout le iwiwnio.
système politique, qui régissait ce pays conlié à sa défense. Déjà le Prince Mural à son retour à Naples (ayant quitté l’armée brusquement après le revers de Leipzig ) laissait entrevoir le désir d'étendre son pouvoir en Italie aux dépens de celui de la France, et d’embrasser un parti trop au dessus de ses moyens.
De même Rome, la Toscane, Modem, Parme , Gènes, le Piémont. ne soupiraient déjà plus en silence après le retour de leurs Princes et de leurs antiques institutions, mais bien ils attendaient, désormais assez ouvertement, si non avec la chute, avec l’abaissemenldu pouvoir illimité, qui régnait en France, l’époque heureuse , où tous leurs vœux seraient accomplis. Entraînés par le prestige d’une nationalité éblouissante, mais non moins impatiens de repos et d’un état permanent, les habitans de la Lombardie et de Venise songeaient aussi à s’émanciper une fois de la France, et ce seul vœu quoique moins ouvertement formé était bien un acte hostile , un nouveau sapement au pouvoir, qui les enchaînait depuis quelque temps auprès du grand Char de la destinée du nouvel Empire.
Dans cet étal de choses l’année 1814, si fertile en grands riîfX wu événemens entra en carrière. La France, voyait son sol entamé aux Pyrénées et au Rhin par de formidables Armées alliées.
La llaute-ltalie était menacée de devenir le théâtre de la guerre entre l’Armée française et celles d’Autriche, de Naples et d'Angleterre. qui peu à peu s’approchaient de son front et sur ses lianes. Tout allumait les partis opposés à la France et donnait un nouvel élan aux passions peu avant soigneusement cachées , quand Napoléon sortit la dernière fois de Paris pour se placer « Janvier à la tête du grand noyau de son Armée éparpillée en Europe , cl ouvrir son chemin au dehors par l’éclat de nouvelles victoires.
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H avait (l'abord écarté la pensée <jue les Princes , qui lui devaient leur fortune , tel que le Prince Murat , eussent pu l’abandonner dans cette, crise. 11 avait donc ordonné au Prince Eugène , son Lieutenant dans la Haute- Italie, « d'agir entiers « lui avec toute sorte de prévenance pour en tirei' le meilleur « parti ■ et mieux éclairé ensuite il lui avait donné l’ordre « de gagner les Alpes avec l’Armée française mettant gar- « ni son italienne dans les places, si le cas arrivait d’une défec- * tion complète de ce Prince » Celui-ci mû par le danger de sa position et par l’espoir de conserver sa couronne de Naples serra ses liens nouveaux le 6 janvier avec Y Angleterre , le il avec Y Autriche comme si cédant aux vœux de son peuple il eût voulu loyalement faire cause commune avec ces deux Puissances pour rendre lui-même plus prompte la délivrance de Y Italie du joug français. Mais sa conduite toujours chancelante et équivoque était faite pour jeter en défaut les deux partis opposés , car elle était dirigée dans la vue de profiter de leur affaiblissement pour reculer au loin les frontières du ses États. Cependant ces vues ambitieuses devaient être aussitôt flétries «pie dévoilées , car elles n’étaient aucunement soutenues ni par ses moyens , ni par l’opinion, ni par la justice, qui est le seul et vrai fondement des Empires. Il s’avança à la tête de son armée de Aaples à Home, Ancône , Florence, Bologne, et en s’approchant de l’Armée du Prince Eugène, de ai Champion de l’Honneur et de la Fidélité , il usait avec lui de ce même mode , qui feint l’amiable , et lui avait tant valu à la Cour de Madrid pour lui enlever ses places lors de l’invasion de YEsjxigne par son Maître. Les villes et toutes les ressources de l’Armée d’Italie lui furent ouvertes. Home, Florence, Ancône, Bologne , Modène virent flotter ses drapeaux et abattus ceux de la France, même avant- toute déclaration de guerre. Enfin le Prince Eugène placé à YAdige depuis Legnago à la Corona sur une ligne, bien fortifiée par des ouvrages de campagne , et par Legnago et Vérone à cheval du fleuve , se voyant forcé par ces mouvemens, et par ceux de l’Armée autrichienne à se replier à la droite du M incio, aigri par sa conduite, versa sur lui seul
du mscio
le blâme de sa retraite en proclamant aux yeux de l’Armée i parier « que ce nouveau pas rértograde était dû à la défection complète « d'un Prince sorti de ses rangs. ■ En même temps comme s’il eût jugé arrivée l’époque prévue par Napoléon « de gagner les « Alpes avec l’Armée, ne laissant que des Italiens dans les places » il renvoyait ses parques et scs gros bagages sur Crémone et R«raii* P n*- Alexandrie, il confiait aux Généraux italiens Rougier , Zucchi "Khi« ' r
' Eupt'iie
et Bertoletti la défense de Legnago. de Montané et Peschicra, il '" r •->“*»partageait son monde sur les grandes routes de retraite, et connaissant le caractère élevé dn Maréchal Comte de Bellegardc (qui depuis peu avait été chargé dn Commandement suprême de l’Armée autrichienne en Italie) lui recommandait d'une manière touchante sa propre Famille dans le cas, qu'il dût la laisser à Milan, entourée des justes égards envers' lui et la Maison Royale de Bavière.
Quoique la position du Prince Eugène au Mincio fût excellente par l’appui de Pescliiera et Mantoue et de Borgoforte sur le Po , et qu’elle eût les qualités nécessaires pour couvrir le Milanais, cl flanquer la défense des États de Parme et de IHaisance, cependant l’urgence d’une retraite vers les Alpes paraissait fondée sur des causes bien légitimes , et qui n’admettaient aucun retard, celle entr’ autres de porter un subside de troupes aguerries sur Lyon, et de s’y prêter aux succès décisifs des savantes manœuvres dirigées avec trop peu de monde par Napoléon même au sein de la France pour son salut et pour celui de l’Empire à cette époque la plus critique de son règne ; car rassembler ses forces éparses aurait été le moyen plus propre de se sauver de l’abîme autrement inévitable, auquel il s’était lui-même exposé par un démembrement inoui des vrais ressorts de son pouvoir. Aussi de son côté le Maréchal de Rellegarde songeait à ne pas perdre de vue l’Armée ennemie, la serrer dans les flancs , lui rendre la retraite pénible ou bien même impossible, afin d’aider de son mieux l’issue glorieuse des grands efforts de l’Armée du Prince de Schvarzenbcrg en France. Et c’est précisément dans ce 1ml qu’avec sou Armée d 'Italie toute occupée d’une conquête et (ce qui est toujours
plus difficile) do la conserver au milieu de tant de partis divers ci des passions outrées qu’entendre la victoire , il formait du point stratégique de Vérone sa place de dépôt , son vrai pivot d’action contre les places, et contre l’Armée du Prince; Eugène; faisait cerner les places et forts de Dalmatie et du Frioul ; investissait Venise , Lcgnago ; observait PesclUera ; s’emparait de Rica, et inquiétait au de là du Lac île Garda les vallées de Rocca d’Anfoct Brescia; enfin il grossissait au de là du Po le Corps du Général Nugent entre Forli et Fcrrara, brisant ainsi d’un dernier coup la ligne de jonction entre Mural et le Prince Eugène , et se tenait tout prêt lui même à saisir le moment d’opérer pour entraver la retraite de l’ennemi depuis le Po aux Alpes, et, s’il l’eût fallu, depuis les Alpes au Rhône. La marche de l’Armée autrichienne sur les traces de l’ennemi eût été en effet très-brillante , si des considérations nouvelles n’eussent arrêté tout court celui-ci dans l’exécution du plan fixé , et si l’échiquier des Places de guerre, qu'il fallait garder ou investir en de-çà et au delà de YAdiije n’eût empêché de disposer d’une force suffisante avant l’époque à jamais mémorable de l’occupation de Paris.
Voici la fora 1 et remplacement de. l’Armée autrichienne , la veille de la bataille du Mintio.
NOM mut hüs
llKKICIKKS
BT SOLDAT*
niseuMOLit.s 1
Armée d'Italie EMPLACEMENT
du Comte
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Au filocus dcPtihmuiora Pt d'OlojM
Au lllocu* ilo Venise et de l.e(/uayo
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Vis-à-vis Peschiera
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Vis-à-vis Manluue
Eu Garnison a Innsbruek, Vrrww, l'icrnre
Ourps «lu G.. Nugent à la droite du Po
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Total «les Corps détaché*
ICI Ht 4
Armeo <lis|uiiiil«lc le long de la (jonche du JIHiuto
Total de l'Armée
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Afin d’ être encore plus près qu'il n’eutété a Kéroncpour proll- ‘ p'''' 1 ' 1 '
1er du premier mouvement de retraite de l’ennemi, le Maréchal Bellegarde transféra le 7 février son quartier général à Villafrancn, porta le Corps du Général Sommariva sur les hauteurs de Snlionze et Castelnovo, chargea le Général Mayer de contenir la garnison de Mantoue , et campa le centre de son Armée sur le plateau de ValeggiO avec tons les appareils de pont indispensables pour traverser le Mincio aux deux rentrans de Borghettn et île Pozznlo , sitôt que l’on aurait aperçu le moment favorable. C’est donc avec tin ensemble ou Corps de bataille borné à 43 bataillons et 24 escadrons^ fort de 34, '639 combattons et 3,461 chevaux, que l’on allait marcher sur Milan , occuper la /jnnhardie et le Piémont. poursuivant un ennemi plus nombreux qui aurait dû se transférer à marches forcées sur Lyon et y apporter un secours bien important dans le moment le plus décisif de la guerre.
Mais tandis que ces fortes dispositions ponr la conquête de'';'™^ 1 ^^- V Italie et pour entraver la retraite de l’ennemi étaient données™)^ d™Ar- a par le Maréchal de Bellegarde, le Prince Eugène changea tout"‘” n ri ïîX!"* à coup son plan d’opération et fit volleface sur son ennemi.
Pourtant une résolution si brusque et inattendue, même dans l’Armée du Prince, ne fut prise par lui, qu 'après que son Aide-decamp, le Général Gifflenga, eut en dernier lieu sondé d’après ses ordres le Prince Murat à Bologne avec pa rôles i\' Honneur et Patrie aux lèvres, les plus récens Bulletins français à la main et après avoir été pleinement rassuré par cet Homme livré à l’espoir de grandir sur les ruines des autres, « qu'aucune hostilité n’aurail « troublé de sa part une victoire que lui, Viceroi d’Italie, eût cn- « core une fois voulu essayer de remporter sur l’Armée autrichienne,
■ la rejetant an delà de l’Adige. » Sur cette réponse la décision de retraite fut révoquée à l’heure même, et par un trait d’audace le Prince Eugène songea à trouver l’ennemi en défaut, àrouvrir son chemin sur Villafranca , et replanter les Aigles françaises sur le plateu de Rivoli et dans les forts de Vérone.
Voici la masse des troupes, dont il pouvait disposer pour une Bataille:
ArmAo du Prince KugAnc ai) ftlincio.
7 Février
IU VISIONS PE LWII.MRK
ET LEU It S CO MM.VMUXTS
Gnrdü Hoyale aux ordres du Gl. Lecclii
r Division b 6 [
Brig. Si’linûU .
■ • Arnaud .
f Artillerie*. . . .
i-c / Division
=•=— ‘ Marcognel
îi(
Division
Zurrhi
i Brig. Jean n in .
] • de Conchv
t Artillerie
v Brig. S. Paul . .
^ . l’anllKvi . .
I Artillerie
Division
Xjuesncl
Division 3 -à ] Fressinel
* s f Divisé