D SE BON RES
mes
—Non, Adélaïde,
demeurez ici, dit Walter; je
viendrai vous appeler quand il en sera temps, ”
Madame Van den l'attira silencieuseme gémissant, et l'empéc
Dans le vestibule,
Broeck prit la main de 8a fille, né sur eon sein, l’embrassa en ha ainsi de suivre le lieutenant.
Congo dit à l'oreille du jeune
‘Ah! monsieur Pietersen, par compassion pour douleur de notre chère demoiselle, j'ai caché le plus horrible: on a accablé mon pauvre maître de de goups de pied ; .6n l'a affreuse-
Coups de poing, ment maltraité, ”
alter, en proie à une rage concentrée, tremblait us ses membres ; sa tête s’affaissa avec décourapoitrine et une rauque et sourde excla-
gement eur sa mation fut sa
seule réponse,
e reétint encore un instant sur là place, ce que la lettre apportés par. Congo
avait appris au c lieutenant, et gagna seil de guerre était e
Walter Pietersén força de faire compr dre tentative de. ve
eil de guerre. Puis il quitte. le avec Congo l’entrepôt où le con:
ncore en séance. ML R
se rendit sur les remparts ets’ef.
endre aux hommes que la moin-
ngeance coûterait la vie au capi-
taine prisonnier : il infortuné command &geance et leur jndi
les’ conjura, par amour pour leur ant, de contenir leur soif de ven-
gnation, p:
t difficile de. ramener au calme les
3 D'abord il lui fu esprits, surexcités :
d'ennemis sortir du c un mur immense, &
CE
mais, lorsqu'on vit. une. nuée amp, lorsque leurs rangs, conime .
6 furent étendus depuis la ville
de Jacatra jusqu’au bord de la mer, chacun comprit qu'une sortie était impossible. Ua morue déçouraplit les cœurs, et tous, la tête penchée,
gement rem on sombre regard les mouvements de
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s ets'efla moinau capiour leur de ven-
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la ville comprit écouraenchée, ents de
Tandis que les Hollandais, le cœur serré par le désespoir et la tristesse, attendaient sur les remparts ce qui allait se passer, les Javanais faisaient les préparatifs nécessaires pour la cruelle épreuve à laquelle 18 voulaient soumettre le capitaine, dans l'espoir que son courage faiblirait, et qu'ils atteindraient ainsi leur but sans perdre un seul homme, EVER
Quelques orang-kays entrèrent dans le cachot où Van den Broeck gisait depuis la veille. On avait délié ses mains le matin pour lui permettre de préndre un peu de nourriture, car on voulait, pour certains motif: secrets, épargner sa vie, On débarrassa aussi ses pieds de leurs entraves; mais on lui avait préalablement passé au cou une corde par laquelle on l’entraîna dans une salle du dhalm.
Dans cette salle se trouvaient le dommagon, le grand-panghoulou, et quelques autres hauts fonctionagires de la cour du sultan,
Le dommagon, le visage contracté par Ja haine, dit au capitaine :
“ Les, Orang-Wollanda sont un peuple présomptueux et téméraire. Vous osez, avec quelques céntaines d'hommes, tenir tête à des milliers de guérriers, et vous espèrez conserver votre forteresse sur le territoire de mon sultan coutre sa volonté. Assurément s’il avait voulu seulement faire un signe du doigt; un LE M eut suffi pour d' ne restât pas pierre sur pierre de votre fort. ais mon sultan ne veut pas versér inutilement le sang javanaie, ét il a trouvé un moyen de forcer la factorerie à se rendre. On va te conduire sous.les murs de la forteresse, et, si tu refuses de donner à tes hémmes l'ordre:de nous la livrer, sur-le-champ, avec tout ce qu’elle éontient; cinquante crics péroéront ton cœur, Réfléchis à co qüe tu vas faire, Si la factorerie nous est livréé nous vous conduitoss, toi et tous les Orang-Wollan:
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| es, tou .eang,sera versé dès .avjourd'hui, jusqu’à la dernière goutte, et tous tes hommes péri-
L'expression de mépris qui se peigait sur Je visage
6e Van den Broeck fut si forte, que Je dommagon
griuga les dents de rage et tira à demi son eric du
fourreau, Mais le Capitaine ne parut nullement éma Par.ces démonstrations menaçantes, et répondit :
‘Si vous croyez devenir maîtres de la factorerie. grâce à l'odieux Buct-apens dont je suis victime, VOUS vous trompez, seigneur dommagon, et vous pouvez dire nettement à votre sultan qu'il se verra décu dans son éspoir.
—Vaine bravade! quand le froid acier des crics cherchera dans ta poitrine le chemin de ton Cœur, tu parleras autrement. |
— Essayez. Je suis un fils de la Néerlande! ré. pondit Van den Broeck du ton du plus profond
édain. ;
— Comment, tu accepterais une: aussi horrible
. Mort, plutôt que de fire plier ton odieux orgueil ?
Plutôt mourir cent fois que de trahir ma patrie ? Tous vos efforts sont vains; vous n'aurez pas la factorerie. :, ; ;
.rTasensé! s'écria le dommagon, irrité de cette froide fermeté, Ta. espères mourir en un instant |
On, non, je ferai couler ton Sang goutte à. goutte par mille petites blessures ; je'te soumettrai à de tortures si longues et si horribles que tu en viendras à demander grâce. Oh! n'en doute pas, tu fléchiras sous la volonté du sultan ! Digi or qad
lguoble engeance | s'écria Van den Broeck avec indigoation, . vous êtes vingt: hommes £ontre un, .es ous 00862 demander la victoire au combat! L'infg.
9n, vous ofrtugais.
ourd'hoi, nes péri-
le visage mmagon crie du ent éma dit :
ctorerie, victime, t vous à verra
es crics œur, tu
el rérofond
orrible guei] ?
atrie £ la fac-
. Cette stant | outte le tordras à chiras
avec
D: (2 off
anse DOG
me trahison, le vice astuce, l'odieuse fraude, : voilà vos armes!.,, Et vous, panghoulou, ne croyez-vous! pas que votre prophète ! Mahomet doive être fier de voir ses fils si loyaux'et'si courageux ? ” |
Le panghouloa’ poussa un cri d8 fureur, s'élanga sur le capitaine ‘et lui porta sur le visage: un coup terrible, |
“ Voilà qui t'apprendra à blasphémer le prophète, chien de chrétien ! hurla-t-il.”
Comme si cet outrage eût été le signal! d’autres mauvais traitements, les orang-kays, qui tenaient le commandant hollandais, le renversèrent en arrière au moyen de la corde’ qui entourait son coù, et le’ traîoèrent sur le sol. Tous:se mirent à le foulér aux pieds ; quelques-uns lui crachèrent à la figure, et le dommagon le frappa si rudement à la tête: avec la poigaée de son cric, que Van den Broeck, tout courageux qu'il fût, ne put retenir un cri de douleur.
Quand les Javanaisse furent enfin lassés de ce cruel supplice, on laissa Van den Broeck se relever:
“ Eh bien | s’écria le dommagon, ordonneras:tu, oui.où non, à tes hommés de rendre la factorerie ? Prends garde à ta réponse : cette fois je: fais broyer ton corps sous les pieds des esclaves, ” |
La:physionomie de Van den Broeck avait encorë la même expression dc mépris, mais dans x, ‘yéax brillait je ne sais quel secret et mystérieux dessein. Ce fut d’une voix calme et avec une soumission: apparente qu'il dit : FL
“ Qu'on me conduise près de la forteresse, je parlerai aùx Hollandais, 1198 Fi
— Leur donnerastu l'ordre de! nous livrer la face torerie ? te
—Je'les en prierai. ss GUY 4
—Ta veux nous tromper! s’écria Le: dommagon:
Tu leur en donne-n$ l'ordre formel !
—Soit | répondit Van den Broeck ; je suis prét à tout. nc +
Ua sourire de triomphe parut sur le visage des Oraug kays ; ils se réjouissaient à la . pensée qu'ils avaieut fait ployer l'inflexible fermeté du capitaine, et déjà ils se croyaient en possession du fort Hollandais et des richess>s considérables qui s’y trouvaient entagsées, a.
Le prisonnier fut emmené hors de lasille et da palais ; chemin faisant, le dommagon Jui dit encore d’un ton de menace :
“ Prends bien gerde ; la mort sera à côté de toi et écoutera ce que tu diras. Une parole suspecte, et vinet crics te percent le sein ! ”
Van den Bideck ne répondit plus, et se Jaissa docilement conduire à travers le PAT. Dé temps en temps il était encore cruellement rappé par les orang-kays, mais il poursuivait impassiblement sa route et semblait insensible à ces mauvais traite. ments, ' Supl
De loin, il remarqua quelques marchands européens, des Angais et des Portugais ans doute, qui, la compassion peinte sur le visage, le regardaient passer et témoignaient par leur attitude qu'ils n'avaient pas participé à la trahison, :Etait-ce dissimulation.. de leur part, ou les Javanais avaient-ils, en.effst, commis sebls et sans conseils étrangers leur ‘odieux attentat ? . | féu:3 jh
Van den Broeck, toujours la corde au cou, fut conduit hors du camp et dans la plaine. IL vit ses Compagnons rassemblés sur les. ramparts, : et parmi eux, deux, femmés qui, malgré la distance, tendaient déjà les bras lui. L'ALAOI
La vue de sa femme et de sa fille l'émut vivement et ftun instant fléchir ‘ses forces. Une larme brille sous sa paupière ; son cœur battit douloureusement,:
ra
uis prêt à
isage des sée qu'ils apitaine, rt Hols'y trou -
le et du t encore
de toi et ecte, et
a Jaissa : temps par les ment sa traite-
européqui, la t passer ent. pas ion, de t, comodieux
ju, fut IL vit 'te,: et.
stânce,
ement ; brille ‘ment,
et sa tête s’effaisra lourdement sut sà poitrine. Si, par dévouement pour sa patrie, il se vouait à la mort, les infortunées verraient massacrer sous leurs yeux leur époux, leur père! Ce coup leur briseraient peute. être le cœur ; et; si Dieu épargnait leur vie, elles: languiraient dans la terreur et le deuil, accablées par. le souvenir d’un aussi horrible spectécle | Adélaïde,
faible et délicate jeune fille, succomberait sans doute.
à la vue de l’affreuse mort de son père bien-aimée L
Tandis, que toute l’armée javanaise s'ayançait de. quelque pas dans, la plaine, le prisonnier, accompagné d’une trentaine orang-kays seulement, fut lentement conduit, vers la factorerie, Chemin faisant, on lui adressait les plus terribles menaces, et, à chaque instant, les crics se dirigeaient vers son cœur ; unais lui ne détournait pas les yeux de sa femme et de sa fille,
Les malheureuses femmes versaient des torrents de larmes, et leurs gestes désolés attestaient l'excès de leur douleur. La rage mélée au désespoir faisait aussi étinceler les yevx des soldats hollandais ; mais, convaincus de leur Impuissance et courbés sous Je joug“d’uné cruelle nécessité, ils étaient comme fran. pés dé mütisme, ét regardaient d’un œil sombre je capitaine s'approcher:
Î quelques-uns d'entre les plus braves ‘avaient encore gardé l'espoir de pouvoir tenter de délivrer le prisonnier, cêt espoir s’évanouit complétement en ce moment; Car les Javandis prirent bientôt une diréction oblique à travers la Campagne, et laisèrent . voir qu'Ns n'amènéraient pas le Capitaine dans le voi. sinage de la porte, maïs bien du Côté opposé de Ja factorerie. AA
La garnison se rendit lentement et cette partie des remparts. : ir
Van den Boeck pouvait déjà entendre Adélaïde
en silence vers
den OS dE,
Rs mr es re qi à mn
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7 qui lui-envoyait, avec un accent déchirant, son dom bien-aimé, comme un cri suprême de désespoir; il voyait les larmes baigner le visage de sa femme, et, à rôté d'elle, Walter, pâle comme la mort et les yeux brillant d’un feu sombre. :
L'escorte s'arrêta: tous les orang-kays dirigèrent leurs crics vers la poitrine du capitaine, et le dom- +magon lui dit :* à ” Ordonne à tes hommes de se rendre, sinon cette ‘térre va recevoir toh cadavre | ” Le capitaine parut hésiter; la vue de sa bienaimée Adélaïde, qui poussait des gémissements ‘lamentables et remplissait l'air de cris déchirants, lui
«ment la terriblé épreuve; mais, après avoir. un in- «tant frémi sous le coup de la pitié, il releva tout à | “coup la tête; ses n. s'illuminèrent de la flamme fl. - de l'héroïsme et il dit en s'adressant à la garnison hol- | “landaise, d’une voix calme d’abord en apparence, “mais qui, par degré, s’éleva au ton de l'enthou- -“8iasme : .
“Frères, on m'amène sous vos yeux avec l'espoir que je vous ordonnerai d'abandonner la naissante Batavia. Quoi que je puisse vous dire, quelque Manger qui me menace, n'oubliez pas ce que vous devez à votre patrie. Si je dois perdre la vie, songez qu'un pareil sort peut nous frapper tous chaque jour, et que la place où je vais tomber pour la gloire de la ‘Hollande est aussi un glorieux champ de bataille, FN «Chère épouse, fille bien-aimée, consolez-vous toutes à 1 deux par la conviction que j° vous laisse du moins D | -en héritage un nom sans tache. .., ”
ie capitaine : cependant iL leur parut évident qu'il sm'obéissait pas à leur injonction. Ils le menacèrent
tait l'énergie nécessaire pour supporter victorieuse.
Les orang-kays ne comprenaient pas ce que disait
gon dom spoir; il nme, et, les yeux
rigèrent le dom-
ét
on cette
sa biensements ante, lui
orieuse--
run inra tout à flamme ison ho!arence, enthoul'espoir iaissante quelque ue vous , songez [ue jour, ire de la bataille.
18 toutes à moins
ue disait
ont qu'il nacèrent
DAT" pis
de nouveau de leurs crics et exigèrent avec, fureur,
qu'il ordonnâs la reddition de la favtorerie. 4 Je suis occupé à leur conseiller cette reddition, répondit Van den Broeck. Laissez-moi parler ;
peut-être réussirai-je à leur faire comprendre que
toute résistance est devenue inutile. ” Et, adressant de nouveau la parole à ses compagnons, il dit : | « Ne perdez pas courage, frères; vos ennemis sont
divisés et se querellent pour le partage du butin ; ils :
désespèrent de la victoire. Restez fidèles à votre serment ; défendez la factorerie jusqu’au dernier homme, Prenez exemple sur votre commandant: par amour pour son pays, il accepte une mort é : IVAntable, sous les yeux de sa pauvre femme et de sa fille infortunée. À l'heure du péril et de l'adversité, rappelez-vous toujours que vous êtes Néerlandais. Adieu; que le Seigneur soutienne votre courage jusqu'au retour de notre gouverneur ; qu’il remplisse. votre cœur d’un inébranlable sentiment du devoir, et qu'il donne ici à notre chère Néerlande une éclatante victoire. Adieu, ma femme! adieu, mon erfant! Hourra! Batavia! Batavia!”
Bien que cet acte d’héroïsme arrachât des larmes aux soldats hollandais, l'appel suprême du capitaine te les transporta pas moins d'enthousiasme; tous, d'un même élan, levèrent les mains vers le ciel et répétèrent d’une voix puissante :
“Batavia! Batavia !”
Les orang-kays s’aperçurent alors que le capitaine les avait trompés. Au lieu de le percer de leurs crics, ils lai portèrent de si rudes coups de poing au visage que le sang jaillit de sa bouche. En même temps ils le renversèrent et le traînèrent aur le goi, dans la direction de ieur camp.
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| — 196 — Un doublé cri, si déchirant qu’il perça l'éir Comme un cri suprême d’agonie, retentit sur les remparts de la factorerie." Déux femmes s'étaient afaisedos privées de sentiment, sur le sol. SE STE andis qu’on voyait un lieutenant, un nègre et
franchir la porte et voler à la délivrance de Van den Broeck, Les Capitaines Van Ray et Dircksz s'efforgaient par tous les moyens de: calmer les eg rits ;
e La L4 [2 U mais, loin WA réussir, leurs paroles semblaient.attiser encore la colè
Ils regardaient, avec e plus navrant désespoir,
den Broeck, qui, pâle c‘mme une morte et appuyée sur le bras d'un enseigie, s'âcheminait d'un nas
terre de }: eurs mousquéts, ‘d
Sprits ; “attiser
uais le s : Jeur se, les r derandais it res dant, Spoir, , EMaine ; Van nyée DAS nf la s'arpuIg-
Quelques heures plus tard, le sultan de J acatra se retrouvait assis en plein air à l'endroit où, la veille, il avait ancueilli le commandant hollandais avec de feintes démonstrations d'amitié. Cette fois encore, la place était entourée de rangs épais de guerriers javanais, et les principaux orang-kays et quelques FPRobIons se tenaient aux côtés du souverain,
18 Joueurs de gamelang étaient placés vis-à-vis du sultan, de l'autre côté de la place; mais les Gedopos, les danseuses, étaient absentes,
Devant le sultan se trouvaient le dommagon et un marchand, portugais. , Ce dernier, qui, durant ur long séjour à Amboine, avait acquis quelque conpaissance de la. langue hollandaise, avaït été chargé par le dommagon de visiter les soldats prisonniers,
ur les décider à conseiller À leur commandant
‘abandon de Ja factorerie: mais tous ses efforts avaient été vains, et il avait rencontré chez tous les Hollandais la même inflexibilité.
Le Portugais était occupé en ce moment à rendre compte de sa mission, On ‘pouvait apercevoir à la physionomie des orang-kays, et plus encore à celle des panghoulous, que ce rapport excitait chez eux une violente irritation. L'invincible fermeté des Hollandais leur arrachait des cris de rage et de vengeance, Les traits du pangerang seuls demeuraient impassibles, | FT an
En ce moment, À l’autre extrémité de la place, &ppérüurent quelques orang-kays avec les prisonniers.
“ Voilà cette arrogante engeance | murmura le sultan, Je vais tenter moi-même un dernier effort,
s. i - FA d he es <u eo Es mé Cerz Se res RER ET QUES Ra ner soirs RSS
: AVEC 868 Compagnons, On voulait mettre un
‘* ture du comman
volonté, que leur sang coule à mes pieds! ” Van den Broeck et ses COMpagnons, escortés par une forte garde, s'avancèrent lentement sur la place, D avait rivé au cou de chacun d'eux un bloc de bois qui enfermait en même temps leurs paul et la partie supérieure des bras, de sorte qu'ils chargés d’un joug comme des bêtes de somme, et ne Pouvaient mouvoir ni la tête ni les bras. Leur visage gardait pourtant une noble et fière expression ; et, AUX paroles et aux gestes insultants des J avanais, ils ne répondaient que par un calme sourire qui frappait plus d’un de léurs ennemis d'étonnement, siion d'admiration, ‘ Ts étaient précédés par cinq hommes robustes et armés de sabres recourbés ou klewangs. A Ja farou- ‘che cruauté imprimée eur les traits de ces guerriers
f la soif de Sang qui étincelait dans leur régard, on
Gaient quelques ser.
viteurs sans armes qui portaient cinq tiges de bam bous très-longues, “Les Javanais avaient coutume d'exposer au haut de ces grands mâts les têtes de leurs ennemis morts, “
, n amena les Hollandais jusqu'au milieu de la place, entre les joueurs de Bgamelang et le Sultan, et on les força de s'asseoir par terre.
Van den Broeck regarda én face, avec une calme expression de fierté, le dommagon et les ‘pa jous, Il’ voyait bien qu'avant de le livrer à mort
C e dernière tois sa fermeté l'épreuve: car le Sultan tenait à ia Main un écrit, probablement le traité de reddition de la factorerie are avait déjà soumis à la signaant captif, |
ps de se soumettre à ma
étaient.
A vd tout M id M Ed nn A 42m
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rtés par a place.
bloc de ules et
étaient.
, et ne visage n ; et, ais, ils rappait
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stes et farouerriers rd, on bour-
8 ser-
bamitume es de
de la D, et
alme hou.
mort lière à ia tion
are
Le capitaine, ayant un peu détourné la tête, apersçüt, derrière quelques orangs-kays, le sjahbandard: qui lui avait servi de guide lors de son arrivée au camp et lui avait parlé de seg compatriotes en ter: mes si singuliers. Le sjahbandard paraissait triste, et considérait avec une expression de pitié les Hollandais prisonniers ; et, lorsque son œil rencontra le : regard plein de reproches du commavdant, il croise. les deux mains sur sa poitrine et baissa la tête come me un homme qui ressent quelque honte ou qui veut protester de son innocence, .
Sur l'ordre du dommagon on amena Van den Broeck au pied du tertre sur lequel le sultan était assis, |
Celui-ci se leva, montra au capitaine l'écrit qu'ik. tenait à la main, et lui dit avec calme et un sang: froid surprenants :
‘Présomptueux ! tu es indigne 4 moi, paugerang : et sultan de Jacatra, je t’adresse la parole ; mais je : veux épuiser pour toi la source de ma bonté, afin de te faire rougir jusque daus la tombe même de tos : entêtement insensé. Voici un traité par lequel la. factorerie avec le matériel de guerre et les richesses qui s’y trouvent m'est cédée. Parce même traité je m'engage à vous faire conduire à Bantam, toi et. tous tes compagnons, y compris les femmes et les: enfants et les serviteurs, libres et sans entraves, et à vous procurer les moyens de quitter Java. Pourquoi refuserais-tu de signer ce traité que je t'offre comme preuve de ma magnanimité ? Îl est certain. que les Orang-Wollanda, malgré leur morgue et leur audace, ne pourront conserver leur factorerie contre mon gré. Demain, aujourd'hui peut-être. deux mille hommesde Bantam viendront encore renforcer mon armée ; mes alliés, les Anglais, débar.… queront encore des canons d'unè plus grande portée: ‘
SEE TRE PVR, REMONTER fl pe
Le 5 Liu CN L mg mm A PRE PTE ro
chere
etéleveront de nouveaux bastione, votre factorerie sera gi complétement anéantie que le
Ec peu de Jours,
vent de la terre en dispersera la poussière sur la &rande mer, Mais mon cœur souffre de sacrifier tant de mes braves sujets pour atteindre. un but si mesquin, et je désire que l'effusion du SaDg puisss ent; par ton or.
es compagnon
Voyons | mete e à l'instant tes
gueïleuse obstination, ne voue pas t à une mort aussi certaine qu'inutile.
ton nom au bas de ce traité, et je bris liens ” Ge Van den Broeck répondit à l’allocution du pange. rang d’une voix calme et digne :
“ Seigneur sultan, vous avez cédé à prix d'argent aux Hollandais le sol de‘la factorerie tient en toute Propriété, et soyez certain que noës
mes Compagnons ; prenez d'assaut, si vous le pouvez notre forteresse ; dispersez en. la
En entendant cétte menace, une rage contenue fit tressaillir le Pangerang ; un panghoulou frappa du poing le capitaine au visage ; les Orangs-kays agité. : rent leurs crics en hurlant ; mais un mot du sultan leur imposasilence,
“ Mets-tu ton : nom au bas de ce traité ? répéta le prince, 1 4 —Cessez d'inutiles instances, seigneur sultan. OUS a7ez résolu de nous faire mettre à mort, exé- Cuter votre décision, :N ’espérez Pas que, par atta. chement pour la vie, nous. trahissions notre patrie : (nes COmparnons et moi s6mmes réts à mourir, ”” * Le sultan hocha la tête avec dépit ; mois, comme s'il
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nue fit >pa du agitè. :
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éta le altan.
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eût encore cühservé quelque espoir de convaincre le capitaine, il reprit son calme et dit :
‘ Tu es insensé ; ton cœur est comme un roc sur lequel s’émoussent en vain les flèches de la raison et du sentiment. Tu as à la factorerie une femme et un enfant. Tu vas être percé de coups de poignard : ta tête sanglante sera hissée au haut d’un bambou et exposée dans la plaine aux regards de tes compagnons. Ta femme et ton enfant pourront voir chaque jour les ciseaux du ciel arracher la chair de toû crâne, ”
Un cri douloureux s’échappa du sein du capitaine.
‘C'est Jà un horrible spectacle que tu prépares aux tiens, reprit le sultan ; et, quand ils auront subi pendant quelques jours cet affreux martyre, la factorerie tombera en notre pouvoir, Mes guerriers vengeront sur ta femme etton enfant, le sang répan-. du.... Je vois déjà, en esprit, leurs cadavres per: cés de mille blessures et leurs têtes au haut d’un bambou à côté de la tienne ! Tu es père, : songe bien à ce que tu vas faire ! ” :
Des larmes coulatent sur les joues du capitaine et sa poitrine haletait péniblement, L’affreuse scène que'le sultan venait d’esquisser avait rempli son âme de terreur et d'angoisse. Lui aussi voyait en esprit sa malheureuse femme et sa pauvre enfant se tordant de douleur à la vue de sa tête dressée sur un bambou,... Le père, en proie à une horrible torture, frissonna de tous ses membres, ét son cœur brisé saigna dans sa poitrine, du Le sultan le laissa un instant sous le coup de cette douloureuse émotion, puis il lui dit d’un ton de
triomphe :
# Allons, souviens-toi que tu es père, et fais, ar amour pour ton enfant, ce que tu. ag refusé de faire
PE De er Qpmemmmume
‘ ne répondit oubli
em a
es p Un arang-kay Jle‘saisit par les cheveu
talement la tête en arrière et s’écria :
“Mon suit ?
as ; El bien ! signes-tu le traité ? demanda le prince,
“Jamais, jamais! répondit le capitaine en secouant la tête.
— Homme obstiné! s'écria le 14 Qu'il en soit donc comme tu le 1l ” d’obéissance soit noyé dans t ogrduise auprès de ses comp rir
Éd dire ce. | tien en y En poses NT ire
Paogerang irrité, veux, et que ton refus On angl... Qu'on le agnons : ils vont mou-
Îl,se tourna vers encore quelques mots avec eux ;
mouvement tumultueux se fit “eMarquer au loin, à l'extrémité de la place, dans les TAD£S des guerriers javanais, et il s’élova au-dessus e l’armée un sourd murmure, comme si un incident imprévu eût excité un étonnement général, Le sultan et ses Orangs-kays oublièr Sonniers et regardèrent au loi découvrir
‘énigme s’éclaireit bientôt.
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ob LS Bo AREA RS «ad dr 2 “is dd dt a Le AN ME NS E
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Ccouaût
irrité.
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langea 'reaux Jrince,
se fit ins leg lessus ident .
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