‹ BatrachomyomachieChapitre 13 sur 13 · J — ^4-Jrif - . ., ^iT · texte numérisé non relu

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46 LA BATRACHOMYOMACHIE

Les brise et dans l’étang les jette anéantis.

Du peuple coassant la perte était certaine Si le Dieu souverain n’eût porté sur la plaine Lin regard de bonté. ! D’un signe de ses yeux 11 fait trembler l’Olympe et s’adressant aux dieux Rangés autour de lui. pour sa cour éternelle Il prononce cés mots d’unè voix solennelle :

cc Mes fils,. vous le voyez, de. terribles combats

Entre deux rois rivaux se livrent ici-bas ; ‘

Sous les coups d’un grand chef une puissante armée S’enfuit dans. les marais, détruite, exterminée.

Un peuple tout entier ne peut pourtant périr Abandonné des dieux : on doit le secourir.

A leur aide,. il le faut, envoyons sur la terre Et le terrible Mars et Pallas la guerrière :

Peut-être que les deux unissant leur valeur Pourront... de ces héros apaiser la fureur.

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— P allas et moi, dit Mars, à venger leur défaite Nous sommes impuissants; d’une perte complète Ce peuple est menacé, si, protégeant ses jours, Tout l’Olympe, à l’instant, ne vole à son secours, Ou si toi, Jupiter, touché de leur détresse,

Tu ne lances sur eux ta foudre vengeresse Qui jadis renversa les superbes Titans,

Fit périr Encelade et frappa les Géants. »

Il dit, et tout à coup, le Maître de la terre A fait avec fracas éclater son tonnerre.

Le trait de l’Immortel dans sa main renfermé S’échappe en ébranlant tout le ciel enflammé,

Les combattants frappés d’une terreur subite

Pour chercher un abri prennent alors la fuite

Dans les creux des rochers, dans les joncs, sous les eaux.

Mais bientôt sont formés des bataillons nouveaux,

Et l’espoir du succès ranime leur courage. cAvale-Tout accourt, aux siens soufflant sa rage,

Et plus sanglant après, le combat se poursuit.

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Les coups sont plus nombreux et la mort qui les suit Dans sa sombre furie envoie aux noirs abîmés Pour l’avare Achéron d’innombrables victimes.

Les rats ont triomphé : dans un désordre affreux Déjà de tous côtés, vers les marais fangeux,

Nos héros ont fait fuir et périr les grenouilles,

Et fiers de leur victoire ont ravi. leurs dépouilles,

Quand le Maître du ciel, les prenant en pitié,

Envoie à leur secours un puissant allié,

Soldats à la démarche obliqué, tortueuse, !

Et portant sur le dos une enclume rugueuse.

Leur serre est recourbée; ils ont au lieu de dents, ^ Dans .leurs bouches, de forts et dangereux tranchants, Arme qui n’a jamais failli dans la bataille.

Le reste de. leur corps est couvert d’une écaille;

Ils sont privés de mains et marchent sur huit pieds. Ecrevisse est le nom qu’on donne à ces. guerriers.

Aux flots impétueux de l’océan semblables . .

Ils courent sur les rats.: Leurs pinces formidables > Déchirent et la queue, et les mains, et les pieds

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LA BATRACHOMYOMACHIE

Des rats épouvantés, brisent leurs boucliers,

Leurs lances et leurs traits, arrachent leurs armures, Et sans crainte leur font de mortelles blessures. Tous nos guerriers alors, glacés par la terreur, Sourds aux ordres des chefs, à la voix de l’honneur, Ont fui de tous cotés.

Mais déjà la lumière De l’astre étincelant terminait sa carrière,.

Et la Nuit descendant au terrestre séjour xMit fin à ce combat qui ne dura qu’un jour 1 .

i . Mcvor.iA^Gç s^rsXÊoQy,. Et cette image de la guerre, ce jeu de la guerre fut terminé en un seul jour.

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Je dix- sept mai dix-neuf cent de tut

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