Aeiyo-tvaÇ, qui lèche les plats
Enfonce dans la plaie, et s'élance aussitôt Dans les joncs du marais qui lui servent d'asile
Le bouillant ^onge-Taîrt frappe au talon Joufflue; Elle fuit entraînant le fer du javelot
LA RATRACHOMYOMACHI L
LA BATRACHOMYOMACHIÉ
Et brave ainsi du rat la colère inutile.
Témoin de ce combat, la jeune Vert-Toireau 1 2 Empoignant à deux mains un énorme roseau Bondit sur T{onge-Tain en agitant sa lance Et ses yeux enflammés respirent la vengeance;
D’un bras trop faible encore elle atteint le guerrier, Et le jonc impuissant s’arrête au boüclier.
Non loin c 4vale-Tour, qu’anime le carnage, Jusqu’aux bords du marais va porter le ravage. C’était un jeune rat, descendant renommé Du sage éMord-aii-Tain 3 entre tous chef aimé,
Oui pendant lé combat s’était couvert de gloire. Aux siens il a juré de donner la victoire En les encourageant du geste et de la voix.
Les grenouilles alors l’attaquent à la fois; •
Mais gagnant à la hâte une hauteur voisine, Soudain, comme un torrent descend de la colline, • Il tombe en rugissant sur les rangs ennemis,