PREFACE
Nous avons tenté de donner ici un essai d'explication des Fleurs du Mal. On ne pouvait prétendre, en un cadre aussi restreint, à embrasser Toeuvre entière de Baudelaire, sa Critique, ses Salons, ses Traductions ; nous ne les avons cités que lorsque sa vie ou ses Poèmes en recevaient quelque éclaircissement.
Sa vie, M. Eugène Crépet l'a parfaitement racontée ; mais, si excellent que soit son ouvrage, il ne constitue qu'une biographie. M. Ernest Raynaud a très-fmement étudié « la religion du dandysme » de Baudelaire et plusieurs à-côtés de sa pensée, sans exécuter la synthèse que nous attendons de lui. M. G. Mauclair a publié, en 1917, un remarquable ouvrage où justice est rendue à Baudelaire connaisseur d'artautant qu'à Baudelaire poète, mais, peut-être, certains lecteurs éprouvent-ils quelque peine à suivre le critique dans ses allusions, très libres, à une œuvre que tous ne se rappelent pas également. M. Gonzague de Reynold a donné, en 1920,