X PREFACE
une longue et belle étude, où, pour la première, fois, le sujet est entrepris selon les règles de la' critique universitaire moderne, avec une enquête sur les sources bien près d'être complète; il sel pourrait, cependant, qu'à analyser la pensée du' poète, séparée du milieu social où elle a pris naissance et de l'histoire de sa vie, M. de Reynold eût involontairement sacrifié l'homme à l'œuvre, à une interprétation de l'œuvre surtout, très intéressante, mais très personnelle aussi, et qu'après lui, le sens des Fleurs du Mal, pour gagner en richesse, revêtit quelque obscurité nouvelle.
Il semble dangereux, à propos d'un écn\aiii original quelconque, d'étudier sa vie d'abord, et son œuvre ensuite. A cette œuvre qu'on représente comme une création indépendante, logique et simultanée, sortie tout à coup des brumes de la conception ainsi qu'un temple immobile, le critique cherche un plan d'après le sens qu'il aime à lui trouver et l'impression qu'il en i reçue. Il jouit du livre plutôt qu'il ne l'explique. Sans doute, il est des écrivains, si nettement influencés par les phases de leur propre expérience, que nul ne songera à les étudier en dehors d'une méthode historique, et, préci- <f'mont, Ha\ul(Hniro n'f^st point do rpiix-b , Ontr<'