‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 101 sur 256 · ID · texte numérisé non relu

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'rïH8Îî!(inemcQt, lorsque TEmperenr a requis la médiation de lire', il a fait en sorte que Sa Majesté Britannitjue fût inà«'ya»*ocier à rexclusion de laFrance, ce quetoute TEurope I wi avec le plus grand ctonnement, TAngleterre sélant drs lors ïUcment d<ielar<?e en faveur de la reine de Uongrie. Enfin Ai par let> lettres serrëtes du comte de Bunau à Sa Majesté iriale que c'est par le conseil do l'Angleterre que TEniporeur 868 troupes de celles du Hoi. ce qui est évidemn»enl eonatec la neutralité dont on ne veut pas convenir. Et lu conde l'Empereur pour le roi d'Angleterre est encore aujoursi grande (pje c'est à Sa Majesté Britannique que FFinipereur recours en dernier lieu pour se faire accorder quelque leut, qu*il n'a pu cependant obtenir, dans la capitulation MaàL

Od pourroit ajouter beaucoup d'autres réllexions, mais cellesiseal pour pr<^venir le sieur de Chavigny de tout ce qu'il doit (le lacomplaisance de l'Empereur pour l'Angleterre et à la nuulralité dont il sugit.

eo que TEmporeur persiste toujours à nier, on en peut à \i6 conclure que Sa Majesté Impériale se croit maîtresse ipre quan<l elle le jugera à propos. Mais il n'en est que lire de constater bien clairement que les troupes de eur agiront, et quelles agiront pour la cause commune avec le« généraux des armées du Sa Majesté. dernier point demande à tUre tn**s clairement exprimé pour rciUe nulle équivoque sur l'emploi des troupes, car il se fvirv* que l'Empereur eût dans l'idée de rendre ses troupes IctÎTt», maiâsans que la Franco y trouv&t le moindre avantage, '^pMl-élre qu'alors, comme on l'a dit ci-dessus, les troupes que

Lu.

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M. UE CHAVIGNV, 1743.

la France paieroit à l'Empereur, seroient plus nuisibles f|u*atilei> à Sa Majesté. En effet, rRmpereur ne parlii depuis quelque t^mpa que d'une armée de neutralilé et de pacification, pour préserver rFmpire k l'avenir de rinvasion des troupes étrangère». Cette idée roule depuis longtemps daus la L^ie du roi de Prusse^ et il a mâme oITert plus d'une fois de contribuer à la formation de cette armée, même de fournir le contingent pour les princes qui ne seroient pas en ^tnt de le donner. Le roi de Prusse comptoit sans doute qu'il seroit le chef de cette armée, dont il pourroil faire usage au nom de l'Empire comme bon lui sembleroit, et sans qu'il en pCit résulter contre lui aucun inconvénient dèsquil auroit été autorisé par une délibération de la diète. Mais les ministres des princes assemblés à Francfort ont laissé tomber celte proposition, sans y faire aucune réponse; et eu effol on ne pouvoit guère espérer une délibération unanime de la di^lo sur an projet aussi vague. D'ailleurs la crainte et la méfiance qu'on a du roi do Prusse est trop grande, pour qu'nurun prince d'Allema(i;ne veuille risquer de se joindre à lui, ni lui donnt'r une si grande autorité. Le roi de Prusse, désespérant donc de faire entrer l'Empire en corps dans son projet, a imaginé de former une association avec quelques princes particuliers tels que I électeur pulatin. révêquedc Wùrtzbourg, et les margraves d'Anspach et de Buircuth, qui joindroiont leurs troupes à celles de TEmpereurEn conséquence, il a été formé un plan, dont on joint ici la copio sous la cote M, suivant lequel cette armée combinée, dont ou ne désigne point encore qui sera le chef, serviroil k niainlonirl* tranquillité dans l'Empire, en empêchant que le théAlre d'une guerre étrangère n'y soit transporté, et que ses différents cerdca et surtout ceux qui sont les plus exposés ne soient vexés pari» passages de troupes et par les quartiers d'hiver, contributions d^ vivTCs, etc., inséparables du séjour de^ troupes étrang»>res. Cells armée continuera d'être entretenue jusqu'au rétablissement du repos non seulement dans Tîntérieur de l'Empire, mais au dehors. Enfin on établit que le but de cette alliance est aussi de traverser toute élection d'un roi des Romains ([u*on voudroil faire contre le gré de l'Empereur, de lui faire rendre une satisfactio raisonnable sur les prétentions de sa maison, d'obliger la cour d

IICUB DBS PRINCKS DK l/RMIMME.

Vienne, AU Jûfuut d'une composition uiuiable, de remctlre à Tarbitrage de l'Empire sa (]uc'rolle avec la muiâori de Bavière.

O^y a bien des» léiîexious h faire sur ce projet, en faveur duquel TKmpereur parolt aujourd'hui fort prévenu. La première, «'»t qu*il iiy a aucune uppurence qu'il ait lieu, et i|ue TEniperear perdra le temps à poursuivre une chinit're. L'électeur palatin ni l'év^qur de Wiirtxbour^ ne sont ni en 6tat, ni en volonté dr fournir le nombre de troupes qui seroient nvoesâutres, ni l'un lûTautre ne voudni se fier au roi do Prusse. Us oseront encore

kins se déclarer conlre la reine de Hongrie, et le roi de Prusse même n'osi^ra lever lemasqu»» contre la cour de Vienne tant u'il n'y M»rtt pas aulorisé par une délibOration de la diète. Il préhenderoit trop de donner àcettecourainsiqu'ù TAngleterre anne« contre lui, et un litre suffisant pour revenir contre la ion de la Silésie. Il a lonjours dit qu'il agiroil en commun me membre dt* rEmpiro, luiiis qu'il uugiroil jamais seul, dant^sicettearméonugilpuseii faveur de TEmpercur contre reine do Hongrie, on ne voit pas de quelle utililé elle pourra Mn?. Deuxièuiemonl, il n'est pas de rintérèt du Roi de favoriser sombléedune pareille armée : il seroït facile, dansdeccrtjiines onftt«nces, de la tourner tout d'un coup contre la France^ et Anglois pou voient parvenir, comme ils en ont eu le dessein, ¥ faire déchirer rKmpîre conlre le Roi, l'ouvrage seroil à moitié bil. Il n'en neroit pas de même si la France entroit dans cette MMNsiation ; mais il s'en faut beaucoup <|ue ce soit là l'idée do ceux qui ont con(;u ce projet^ puisqu'au contraire cette armée doit être principalement employée h empêcher qu'aucunes ^ppapM étrangères n'entrent dans l'Empire. Ainsi la reine de Hoofricauroil toute liberté de passer le Hbinpiour venir attaquer U France, sanhque lo Roi put prendre sa revanche. On a donc eu nÛBOD de dire que ce projet tid qu'on Texpose sera vraisembhil inutile k rEiiipcreur, et très certaiiietnfMil préjudiciable pératiuuA i|ue pourroienl faire les armées Uu Hoi. au cas iJ pût avoir lieu. Le sieur de Chavigny distinguera aisément ni toutes ce» réflexions» celles dont il lui conviendra de faire ô*«gt* nupW^ de TEmpire pour le |)orler à abandonner cette idée, «I à te ramènera la «eule qui soit solide, et dont il puisse tirer un

M. DK châvigny* nia.

V(^rîtable avantage, c'est-à-dire de faire en sorte (]ue s puissent a^'ir de concorl avec cellos de Su Majesté et favoriNt-r le* entreprises qu'on jugera pouvoir tenter, comme pourroit ^ Ire de s'établir dans le Brisgaw et daos T Autriche antérieure. C'est sur quoi le sieur d(* Chavigny pourroit se concerter avec le comte «i^ Lautrec, qui doit mieux conaoître ce qu'il convjeudroit de proposer à Sa Majesté Impériale. Si celte cntrepnse réussissoil, comme il y auroit lieu de Tespérer, les affaires chang^roienl de face : Ton pourroit de proche en proche se porter plus loin, et la reine de Elon^rio. qui se trouveroil eu même temps attaquée en Flandre et en Italie, seroit bien embarrassée à faire face de loub ces côtés.

Le résultat de tout ce qui est expliqué ci-dessus est donc que le sieur de Chavit^ny doit sur toutes choses lAcher de gïiE^UT la confiance de l'Empereur, et s'il ne peut y parvenir entirrempnt, do découvrir, autant qu'il lui sera possible, quelles soûl se« viie$ secrètes, ses espérances, ses projet», et s'il n\i point pris qiii^Iqaiv engagements qu'il n'ose avouer cl qu'il ne puisse rompre, «lin de pouvoir donner au Hoi à son retour plus de lumières sur tous ces pointsque Sa Majesté n'eu a eu jusqu'à présent. Le sieur deTiiuvigny se présentera à TKmpereur comme chargé par Sa Majesté' de lui témoigner ta plus entière confiance, de lui faire cunuoilK qu'Elloaura toujours à c«rur les intérf'ls de Sa Majesté Impériale comme les siens propres; que bien loin de vouloir rabumlonu^^ en aucun cas, Elle est résolue de faire en sa faveur de plus gras^^ efforts encore s'il est possible que ceux qu'Elle a faits jusqu'à p^*' sent; qu'Elle ne fera et n'écoutera aucunes propositinns de |r^^^ sans sa participation et sans son aveu, espérant que l'Empei"*'* eu agira avec Elle avec la même sincérité et la mAme ouverti que comme il ny a pas do temps A perdre pour convenir de to» — ^ les mesures à prendre de concert, et que souvent on ne s'expli-* point assez par lettres, le Roi a envoyé le sieur de Chavîguy, p^ constater détinîtîvement avec TEmpereur, non seulement leî«^ cours d'argent dont il peut avoir nécessairement besoin, dk'^' aussi l'étal des troupes que l'Empereur croira pouvoir eulrelo endu l'emploi de ces mrmes troupes de concert avec celles* "^ Sa Majesté, et de rapporter au plus tôt la réponse de l'Emper^T

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