‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 102 sur 256 · INFORMATIONS A RECUEILLIR · texte numérisé non relu

INFORMATIONS A RECUEILLIR

sur tous ces points, afin que Sa Majesté, en conséquence de la volonté connue de l'Empereur, puisse prendre à temps les arrangements convenables, si les projets de Sa Majesté Impériale, comme on doit le supposer, sont de nature que Sa Majesté puisse 8*y conformer.

Le sieur de Chavigny ne sauroit mettre trop de douceur ni trop d'onction dans les discours qu'il tiendra à l'Empereur; quand môme il lui échapperoit quelque viva<ùté, le sieur de Chavigny ne devroit pas y prendre garde. Il n'en seroit pas de même de ses ministres, la plupart mal intentionnés, et dont il ne conviendroit pas de souffrir les discours peu mesurés.

Le sieur de Chavigny trouvera, dans la connoissance que pourra lui donner le comte de Lautrec, de quoi suppléer à bien des détails, dont on n'a pas jugé devoir grossir cette instruction. Sa Majesté lui recommande de ne rester à Francfort que le temps qui lui sera nécessaire pour savoir précisément les sentiments de l'Empereur sur tous les articles ci-dessus expliqués, et d'une manière qui ne soit plus sujette à aucune interprétation. Il aura soin de mettre par écrit, et dans le plus grand détail qu'il lui sera possible, les réponses de Sa Majesté Impériale. II les lui communiquera ensuite pour les lui faire approuver, et quand il n'au- Toit pas lieu d'en être satisfait, comme Sa Majesté ne l'a point «atorisé ni à rompre ni à conclure, il se contentera de marquer À l'Empereur qu'il revient en toute diligence pour rendre compte AU Roi de sa mission, et que Sa Majesté Impériale doit être con- '^aincuc qu'elle trouvera toujours dans le Roi les dispositions les plus favorables pour lui donner les marques les plus essentielles «t les plus efficaces de son amitié.

L'hiver fut employé par les belligérants à préparer la campagne de 1744. Tandis que rAutricheobtenait,le20décembrei743,ralliance de Télecteur de Saxe, la France resserrait son union avec TEspagiie à Pontainebleau, le 25 octobre 1743, et se mettait en mesure de déclarer la guerre à l'Angleterre et à TAutriche, ce qui eut lieu aux mois de mars et d'avril de l'année suivante. A Francfort, M. de Cha\igny reconnut pour sérieuses les ouvertures en vue de la conclusion

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d'une ligne entre divers princes do l'Empire; rappelé en fiwetin pour venir Ciiuii^rer avec k> Hui, Ll retourna à 8un poslv eu jau- Aier 1744, muui de l'inslructioa suivante et de crédits sutn^aals pour eucourager les boane& dispositions qull rencontrerait autour de lui.

l?(5TRCCnON POUH LE SIECB DE CUAVItiNT RKTOCRNANT A FBANCFORT- SIR-LE-MEIN. — MABLY, 19 JANVIER 1744'.

Le sieur de Cliavigny ayant rimtlu compte au Koi à son retour de Francfort des dilTêrents entreliens qu'il avoit eus avec le sieur Uérin^, ministre du landgrave do Uessp-Cassr! à la dîMe, et de la proposition <[ui lui avoit été faite par ce ministre d'une alliance ou ligue entre le Roi, TEmporeur, la maison de Bavière, la maison palatine et la maison de liesse, dans laquelle entreroit aussi lu maison de AVurtemberg. ainsi que les margraves dc Daireuth et d'Anspacb, laquelle alliance auroit pour but d'obliger la ruine de Hongrie: V h reconnoltre l'Empereur et son élection '-> 2" à restiluer il la maison de Havière ses Etats patrimoniaux ; 3* ^ soumettre à la décision de l'Empire les contestations qui sof»^ nées par rapport à la succession de l'empereur Charles VI, &^ Majesté, regardant ce projet, s'il peut être mis k exécution, comxvB^ le moyen le plus pro[)re pour parvenir à une paix solide et b norable en procurant à TEmpereur une satisfaction équitable svar ses prétentions, n'a pas liésité de se prêter à celte ouverture, »*® doutant point que ceux qui ont eu une pareille idée ne veuilleVi^ en même temps tout ce qui est nécessaire pour la consolider I-«^ sieur de Cliavigny partira donc iucessjimment pour retourne»" ^ Francfort et faire connoître au sieur Héring les dispositions Ttt' vorables de Sa Majesté pour entrer comme partie conlracUr»te dans la ligne qu'on lui propose, étant toujours prêleàcootribo*'*

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