‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 120 sur 256 · I.E COMTE DE BASCUI · texte numérisé non relu

I.E COMTE DE BASCUI

Surce principe, il lâchera d'engager insonsililement PHIeclpuT (le Bavière et ses ministres à retirer les troupes ba^Tiroises (]ui sont au service ries Hollandois; il doit s'attendre que. s'ils «m écoutent la proposition et fju'ils témoignent d*(>tre disposés à s'y prêter, ils ilemanderont que Sa Mujeslô les dédommage de& subsidesqu'ilspcnlroientdela part des puissances maritimes s'ils pi^ noient le parti de rappeler ce corps de troupes ; en ce cas. le corato de Rasrhi se chargera simplement d*en rendre compte au Roi pour être instruit do ses intentions sur ce point particulier.

Le comte de Baschi doit au reste s'attacher à mériter, par wd assiduité h faire sa cour à l'Electeur, à l'Llectrice, à Tlmpi^ralrice et aux autres princes et princesses de cette maison, les agr^nienls et les préférences dont un ministre du Roi est susceptible par s*in seul caractère ; il profitera avec soin et avec les attentions coih venables des occasions de s'en faire estimer et considérer personnellement et d'acquérir autant qu'il lui sera possible la confiance de ce prince et de l'Impératrice sa mère, mais par degré, afin d'éviter la jalousie (piil pourroit causer â ceux (|ui les approclienl tous les jours; il étudiera les goûts de ce jeune prince; il I« flattera sans y mettre de bassesse, ni marquer une trop vile corn* plaisance et il en usera de mémeavec l'Klectricc; il évitera la trop grande familiarité, qui dans les cours est toujours environDC€ de dangers, et qui expose un ministre à des revers toujours (urt contraires aux services de son maître; il tâchera sur toutes choses de démêler si rÉlecteur est capable de reprendre les anciens sentiments des princes de sa maison, s'il a assez de fermelé et de dignilt! pour se conduire avec la cour de Vienne de mani à faire sentir à cette cour, dans les grandes occasions, qu'il net nullement disposé à lui sacrifier son honneur et la gloire de« maison.

Selon les premières notions qu'on a données à Sa Majesté J« caractère et des dispositions intérieures de cet Électeur, son peochant naturel ou les préjugés qu'il a reçus dans son éducatiouk portoient d'ineliniition du côté de la cour de Vienne; mais, diW ces derniers temps, il a paru se détacher insensiblement de ces préjugés; il s'est porté comme de lui-même à donner les ordre* les'plus positifs à son ministre, à la dernière diète d'Ulm, de M

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se séparer de ceux du duc de Wurtemberg* et de concourir joiiiloment avec eux à empêcher le renvoi de la députation cercle de Souahe tiu congrès directorial que la cour de Vienne lent assemble à Francfort depuis plus de deux ans, sous prétexte renouvellemeul des anciennes associations entre les cercles [teneurs pour la sûreté de celle frontière de l'Empire, mais en Tel pour les engager & se tenir armés et pour s'en prévaloir selon «occasions pour ses intérêts, son dessein étant de profiter de lr« i|ucllo pourra trouver, d'engager ces cercles et tout l'Emdans la présente guerre; cette association vient enlin d'ôtre it<^e par un résultat général du congrès de Francfort, où le cercle d'Autriche a été reconnu comme étant un des cinq cercles

Kociés; mais le député du cercle de Sotiabd, qui a concouru à le réjtolution* n'y ayant été autorisé <jue par l'évèque de Constance à la faveur de la pluralité dos sulTragcs dans la dernière di^te (l*Ulm, le duc de Wurtemberg a protesté hautement contre toul ce qui a été fait sani^ son aveu par cet évoque sur une matière où la pluralité des suffrages de plusieurs petits princes ne doit pas prévaloir pour former une décision contre les intérêts des princes les plus considérables du cercle ; et l'Electeur de Ba- ■'- pîit du nombre do ceux f|uî ont continué de s'attacher à ce iutruie principe, et conséquemment ù ne pas concourir aux déli- II ^Itérations du congrès directorial de Francfort pour le renouvellement d<* Tossociation. En cela il a imité parfaitement la conduite d«ft électeurs de Cologne et palatin qui, depuis près d'un an, I KToteut rappelé de ce congrès leurs ministres, et qui depuis ont I froUmié publiquement contre les résolutions qui pourroient y I être prbes sans leur participation. L'Électeur de Bavière a paru mi^me sentir, en cette occasion, l'intérêt qiril a, comme l'un des directeurs du cercle de Bavière, de ne pos admettre qu'en matière d'association la pluralité des suffrages sufûse pour en décider, afin d'avoir toujours la principale influence dans les déliliérations de ce cercle et de n'être pas entraîné par le nombre dr* prince* et État» dépendants de la cour do Vienne, s'il arrivoit que cette cuur demandât (pie le cercle de Bavière entrftt

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