THAITÉS LIANT LA BAVIÈRE
Romains, il faudra savoir au juste comment il est conçu pour pouoir juger de ce qu'on pourra tirer do rélecleur là-dessus,
« 3» Ce que la cour de Bavière avance pour faire croire que la stipution de ses troupes est s;ius force, ne paroH pas fondé; s'U est vrai fiufi l'Angleterre et la Flollando ne font point de traités de subsides Bans stipuler des troupes, il ne l'est pas moins quelles ne promettent pas de payer des troupes pour ne les point employer; l'opinion contraire seroit absolument absurde.
" Si l'on n'a pas fixi» précisément dans le traité la dcdtînalion et l'usage des six mille hommes, on n'en a pas moins eu le dessein de les employer et c'est ce qui se trouve clairement exprimé dans l'article 3
Idu traité où l'on stipule « qu'à l'égard de la réquisition pour la marche • et la paye pendant que lesiiites troupes ser\'iroient, on se rapportet roil aux conditions de la convention de 17i0 entre Sa Majesté Bri- « tannique et le landgrave de Casscl », « Il résulte do ces conditions si simples et si innocentes du traité de Télecleur de Bavière qu'il a mis la haute Autriche et la Bohême à couvert du cùté de la Bavière, et la cour de Vienne à l'abri de toute iiiqiiiétude dons ces parties, au cas qu'elle vienne à s'engager dans
tqijelque guerre contre le roi de Prusse ou contre le Roi. Knfîn que ce prince a donné contre ses inlérôls, contre ceux de sa maison, ceux de la Franco et de ses amis les plus fidèles, tout ce qu'il étoit en ét<at de donner, ses troupes et ses voix, et qu'il a au contraire accordé à ses ennemis naturels et à ceux de sa maison tout ce que les sentiments de la plus forte amitié et de la plus parfaite reconnoissance étoient seuls eu droit d'exiger de lui.
« Comment après cela pourroit-on prétendre avec décence que le Roi payôt des subsides à l'élocteur pour le temps qu'il a manqué à ses anciens engagements, on qu'il lui en donnât do nouveaux pour rjiider ;\ mieux remplir, r-n faveur des trois cours ci-dessus nomées. les engagements nouveaux qu'O a pris contre la France et ses alliés?
« 11 est bien vrai que le Roi, sur la fin de la dernière guerre, consentit à donner un subside àTélcctcur, quoiqu'il fût engagé avec ses » ennemis, mais les circonstances sont fort dilîcrentes. L'électeur étoit alors sous la dépendance des cours de Vienne et de Londres, el le Roi, touché de l'état où l'on avoit entraîné ce jeune prince, voulut bien,
Ijiar une générosité sans exemple, lui donner des subsides, pendant que 9es troupes sen-oient contre lui; mais quand Son Altesse Électorale s'est liée de nouveau avec ces mêmes cours, elle nVHoit plus sous leur dépendance^ elle éloit même obligée de ne pas reimuvoler les Uîiisons qu'elle aveit prises avec elles, et les subsides que le Roi donnoit à l'élecltiur u'étoient que dos arrhes pour le faire rentrer dans les an-