‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 130 sur 256 · M. FOI.ARD · texte numérisé non relu

M. FOI.ARD

qu'il jugL'ra *|ue la douceur, rinnocenco et l'avantage île semUablcs liaisons mérilt^'ïil la préfi^rcnoo sur toute uuiro.

Ou croit pouvoir se dispenacr de lra**er ici 1** portrait d* It cour de Bavière, le sieur Folard vn ayant une connoissana» piirliculière et récente ; umis on ne veut pus manquer de lui rccommniuler d assun»r le duc r.l»»nu»nt el la duchesse sa femme que I? Uoi est purfaiteiucnl instruit de rallactieineut qu'iU ont marqua dinis tous los tt^mps pour lui, qu'il y est trt*!^ son^ible «4 qu'ib peuventcompler entièrement sur sa bienveillunce.

Le baron de SchrolT ayant donné les témoignajçes les plus forU de son zMe sinct^ro pour le bien du service du Roi, le sieur Folard lui marquera tes plus grands égards et la plus grande conlinncf'. Il rassurera de la protection du Roi, et il emploiera tous m soins pour le soutien de son crédit auprès do rKlccteur; mai» comme on priMend que ce ministre met souvent trop peu de règle dans ses idées, et trop de confiance pour les exécuter, le sieur Folard sera fort en garde contre les projets qui viendront àem part, et il en rendra compte pour avoir les ordres du Roi en conséquence.

M. do Kreitmaycr, vice-chancelier de l'Électeur, mérite au») des témoignagt»s d'attention et de confiance de lapartduminislra du Roif par les sentiments qu'il a montrés pour la France etptf ses talents.

Enlln le sieur Folard s'appliquera à maintenir ceux qui sout bien intentionnés dans leurs bonnes dispositions, à dissiperas préjugés tant anciens <pie nouve^iux contre la France, el àéi'«Her tout ce qui pourroit s'opposer à l'entrelien de la bonne intfiili* gence mtre la France et la cour de Munich.

Comme le sieur Folard trouvera M. le cardinal de Bavièrt établi à Munich, il ne manquera pas de lui faire assîdùuieûl sa cour, il lui dira à son arrivée que le Roi n'ayant personne aupWft de lui pour cultiver l'union et la bonne intelligence qui régnent entre eux, il l*achur^é do ce soin et lui a ordonné de l'assurer Je hi contiance qu'il a dans ses sentiments, et de celle qu'il doit avoir dans la bienveillance inaltérable de Sa Majesté pour lui.

Quoique le Roi compte véritablement sur la droiture des intentions du cardinal de Bavière et sur la sincérité do sonatU-

PKnSONNEt DE IX COUR DE BAVIÈRE.

chement pour sa personnCf les partisuns de la cour de Vienne sont capables de faire tant d'intrigues auprès de ce prince pour supprendre sa bonne foi que le minisire du Roi ne peut être trop attentif à découvrir leurs menées et à en empêcher les effets.

Il devroit naturellement ôtru eucourag<5 dans ci^ttc fonction j par la comtesse Sediinski, puisqu'elle est engagée par les bienfaits I du Rui h employer tous ses soins pour maintenir l'union entre Sa Majeslft rt M. le cardinal de Bavière et ta faveur du comte d'Horion auprès de ce prince; mais nous avons tant de raisons de nous défier des senlîntentsde cette dame, et le pouvoir attaché à la nature de son crédit est tellement à craindre, que sus démarche» exigent toute la vigilance du minislro du Roi. Il doit donc faire tous ses efforts pour cultiver Tïmiitié ilv la comtesse, et être informé do sa conduite; s'il apprenoit quelle fût contraire à ses engagements, il lui en feroit ses représentations de la manière qu'il eroiroit la plus convenable, et, pour lui donner plus de facilité h la ramener a Texécution de ses promesses, on fera passer par SCS mains le paiement de sa pension, qu'il pourra retarder ou supprimer tout à fait selon les circonstances.

Eiifm, pour lo mettre encore mieux en étal d'écarter du prince loulce qui pourroit nuire au système de Tunion, il se concertera 11* sieur Torry, son secrétaire du cabinet, (iiii a toujours ué le plus ferme altHcbemeut pour la Fniiicu, et qu'il assurera la confiance et de la protection do Sa Majesté. A Té^rd du cérémonial a la cour de Bavière, comme le Roi a point encore i!U d'envoyé extraordinuire, on ne peut rloaner MU ordre précisa ce sujet au sieur F'olard, mais ou lui remet lation que le comte de Baschi a faite du traitement qu'il a ^ en qualité de ministre plénipotentiaire, et de celle pièce, ainsi l'ieJes recherches qu'il fera lorsqu'il sera à la cour de Bavière, ^pourra tirer les points nécessaires à sa direction.

l*our assurer le secret de la correspondance du sieur Folard

tre Tinfidélilé des postes d'Allemagne, on lui fait remettre

^atrc tdbles de chiffre : la première intitulée ordinaire, pour

c^Jn-t'spoudre avec leministrcdesaffaires étrangères; la deuxième,

intitulée réserve, dont il se servira pour les choses qu'il croira

*ï'ger le plus grand secret; la troisième, pour les pièces qui lui

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