NÉGOCIATION AVKO LE DUC OE WURTEMBERG
Bccasions dVxereer à sou égard la bieuveillance dont ëUû Ta fcujours honoré.
I On no doit pas négliger do dire que la margrave de Dur- Mch *, qui est fille du landgrave do OarmstH^ll, est dans de très Bonnes dispositions pour la France et que le sitMir iiianjuis Du Wesnil ne doit pas manquer île l'assurer en particulier des senli-
mcntsios plus favorables ilu Roi poun^le. ■ De Carlsruhe le sieur marquis Du Mesnî) se rendra à Stuttgard. Il y trouvera le marquis de Moneiel qui, prévenu de sou arrivée, lui rendra tous les ser> ices qui dépendront de lui et lui procurera nue entrevue avec le sieur baron de Walbriinu, que le duc ■e Wurtemberg ', pendant son absence, a mis à la tête de la ligence de ses Etnts. Comme ce ministre est très bien intentionné ^Kiur la caube commune et qti'il e&t homme franc et j>!ein ^'honneur, il y a grande appurem-e (ju il trouvera en lui toutes ■s dispositions qu'on peut désirer. Dans cette confiance, après Kroîr assuré ce ministre de Testimeet de la bienveillance du Roi,
II lui dira que Sa Maji'slé ne d<»utepus qu'il ne sente la nécessité de fain* marcher au plus t(>t les six mille hommes de troupes que ieducdeWurteuiherg s'est engagea lui donner, cl (|u'iln emploie
15 ses soins pour les mettre en état de partir au plus tdt, et
en conséquence il a ordre de lui demander qu'il veuille bien
►curer les ordres du duc pour faire marcher au plus tôt
tîx mille hommes jK}ur se rendre en Bohème u(i Tlmpératrice les
iinande ovec instance.
Le marquis Du Mesnil demandera encore qu'à Tégard du pas-
L^ des trou[)es du Roi ilans les Kt^its du duc il en soit usé de la
léme manière qui th^à u été pratiquée pour les troupes du lloi
Il ont (>assé pai* les difl'érents Etats de l'Empire pour se rendre
sur les bords du Hliin. Enfin il déclarera ù M. de W'albrunn la
résolution que le Roi a prise d'envoyer deux armées en Ailenia-
^e pour la défens*j du rimpérulrice et des Etats de l'Empire et
«n particulier de M. le duc d*' Wùrlemherg.
Quant à lobjet du passage du sieur marquis Du Mesnil À
EintvLouisé. QUe du landgrave Louis VIU de Heuâ, néeen 17!^; le muil t^[tou»4e en 1751.
Ifrs-Kugèae, qui régna de 1737 li 171)3.
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LE MARQUIS DL; MESML, tT57.
Ralisbonne, Ib Roi a jupe qu'en faisant annoncer aux rainislr» de la dïbïv par un lioulcnanl p(''in*rul di' ses années honoré de sa confiance la résolution vi^^ureuso que Sa Majesté vient de prendre d'envoyer deux armées en Allema&fnc pour garantir l'Kmpire et en partirulier ladietc do Katishonno dei> dan^rsq^e les succès du roi de Prusse leur font upprehender.il n'en pourroit résulter qu'un très bon effet dans le centre des délibérations de l'Empire. Dans cette \'ue, le sieur marquis Du Mesnil se rendra près du baron de Maekau, ministre du Hoi à Ratisbonne, quittera informé du sujet de sa misstoUf et, jçuidé par ses conseils, il verw le [triiK'ipal commissaire, tous les ministres de Leurs Majeilés Impériales et celui du roi de Pologne, électeur de Saxe, et leur donnera les assurances les plus fiirtes de la tendre amitié du Roi pour Leurs Majestés Impériales et Polonoises ; il verra aussi les ministres des électeurs et princes qui sont attachés à la bonne cause^ il les assurera tous de l'intérêt sincère que le Koi preintaux dangers qui menacent de plus en plus la liberté germanique; il les rassurera en leur faisant eonnoître par toutes les uicsures qui se prennent de toutes paits contre le roi de Prusse, (pi'il s'en faut bien que l'avantage qu'il a eu soit aussi grand qult l'A publié, et que sa position actuelle soit aussi favorable (ju'il voudi'oit le faire croire. Il leur déclarera surtout que le zèle du Roi pour lu défense de l'irapéralrice et de l'Kmpereur n'a fnil <|Bt' s*accroître avec les dangers, et que Sa Majesté a pris la résolution d'envoyer deux armées en Allemagne pour concourir avec, celle* de TEnipire à augmenter les moyens de défendre rira(»émlricf et les VA'dis de l'Kmpire, et qu'une de ces armées est destinc^e eu particulier à mettre en sùrelVi la diète do l'Empire dans Ralifbonne; que le Roi espère que, tandis qu'il fait des eflbrts aussi généreux pour leur propre cause, les États de l'Empire voodront bien les seconder en envoyant sans délai leurs contingents au lieu indiqué par l'Empereui' et qu'ils recoimoUroQl toute la sincérité et l'étendue du zèle du Roi pour le salai de l'Empire.
Enfin le sieur marquis Du Mesnil ne négligera rieu po^^ relever le courage abattu des minisli'cs de la diète et les juirUT à donner des conseils de vigueur aux princes leurs mallres atifl
[ODirir.ATIONS SURVEnUKS DAXS LES PROJETS ÙV BOt. 3U
de mettra danerf duis tes délibérations de KKinpire H de la diligMic« dans les opérations i]iii se feroot contre Tiafrocteur de la paix publiqueetscsadliérenlâ.
Wrîo 11 uyaru t^tr baltn le l^jnina KoUn par lit$ Aiilricliiens H forer lie lever \o sirgc de Prajn><* pour se retirer en Silésie, lins- ;tion donniV^au maripits du Mesoil reçut quelque» niodirication&; rinti-n-jille. le cardin^il de Bemis avait pris la diirction du mideâ alUixes t'tran^ères.
A L rssTnrcno5 iir sietb MAR^ns or vesim.. vmsjuu.Es, 23 jcillct 1757 '.
ttions qui sont arri\vps dans les op(''ra(ions de la Bohème depuis les ordres qui ont Ht* donni^s au sieur iDuMesiiil et celles qui |K*uvent y arriver avuiit qu il soit Il i la cour de Munich ne permettant pas au Roi de sexpHencort* positivement sur la destination du corps do troupes jisa Majeftt4i ^ rés«)tu d'envover en Allemagne sous les onlres le prince de Soubisc \ il a été jugé nécessaire de faire changemeuts aux instructions données audit sîcur [uia, surtout par rapport aux arrangements à prendre pour tronpea de THlecteur de Bavière. Dans cet état, il ira d'abord àCariarulM* pr^*s du margravp de Durlach et il lui tiendra le Ion- Jgi^go qui lui H»«t prescrit p^tr Htm iusiruclion. Cette commission ne doit employer tout au plus qu un jour et de \h il se rendra à
i. C^rrtgpotuiante B4Hér€, Supplément, L VUI.
rtariw d» Robaa, prince de SoohiM', dae «le Koban el Veatailoor. D« cd flyiBarédiAl «« 1758. mort *-n 111^?
LK MABQUIS UV MESML. nS7.
Sftttt%Ard ; le sieur marr|uÎ6 Dd Mesnil y trouvera les affnlres ciiatl|:éfs par les ordres que le duc de Wurtemberg a donnés à ses ministres de faire partir au plus tôt ses troup«â pour les envoyer par Ir Danube à TlmpératHce Reine et Ton espère que les troisuûlli* deux cents hommes qui uut été mis en élut de marcliur st^root parfis quand il arrivera à Stnllçard ; ainsi il n'aura que des uian{ue? de satisfn<'tK.»n à donner de Ui part du Roi à cet é^rd e( à employer ses soins pour presser la marche des deux mille bui l cent s 1iommi;i> restnnl; il s'informera en même temps de l'état des troupes qui seront parties. U connoltra par lui-même celui des trctupes qui reftteiit, atin de juger avec cerlitud*^ de TutiUlf^t ridelle dont pourm Atre la totalité de ce secours pour rimpéralrice, et i! tâchera d'alirvget le plus qu'il sera possible le séjour qu'il sera oblige de faire à SlvUgard pour arriver à Ralisboune. Les instructions du riieur marquis Du Mesnil sont si précises sur te langage iju'il doit tenir aux ministres de Leurs Majestés Lmp«^riales et à ceux des ¥M\s de l'Empirv quil n'y a de changement à y faire que sur la fa(;on de s'expliquer par nip|»ort au corps *ie troupes que doit commander M. le prince de Soubise. En couséquencc, il aura s*>in de ne rien dire de positif sur la destination de ce corps; mais il se servira utilement de rinceriitude oii Ion est k cet égard ea iusinuant en puerai que Tenvoi de ce secours, non soulcmtftt aura p4>ur objet de uu-ttre la diète vn sûreté, mais que ce sem encore un appui certain ponr les princes bien intentionnt^s et nu frein f>ourceux qui voudroieat favoriser le parti de l'infracU^ti^ de la paix publique, et que ce corps se portera partout où il ser& besoin pour exécuter une résolution aussi gi*néreuse et aus^^ eonforine au zèle iu\-ariable du Roi |»our la sûreté des Etats ^^ TKmpireet le maintien de la constitution germanique.
Comme ou croit qu'il est important pour le bien de la cau^^ commune que le sieur marquis Du Mesnil s'abouche ax'ec *î prince de Suxe-Uildbourghausen', on a parlé à M. le comte ^^ Slabremberg et écrit à M. Ratte pour que la cour de Vienne o'^ gage ce prince à lui indiquer un rendez-vous ou même à se rend^^ à Ratisbonue dans la contiance que sa présence ne pourra qt*
1. Le priace Joseph de Saiie- RJdbarghauaaa, oommaoduit Jo L'um^ inp^ riaio d'esêcutioa conUâ Prèdéric 11.