LE MARQUIS DU MESNML
s'atUcher en particulier au comte de Sinzheim qui. h la vurité, a été ci-devant opposé à la France, mais qui, depuis l'union du Roi avec rimpt^Talrico Reine puroît entièrement dihoué h lours intérêts. Le si(nir marquis Du Mesnil lui donnera les l)''moigimgc> de la plus grande confiance de la part du Roi dans la droiture de SCS intentions et dam» son zi^le pour la cause commune, il lui demandera ses conseils et son assistance el l'assurera de la bienveillance et de la protection de Sa Majesté.
Il trouvera à celte môme cour le sieur baron de Scbroff, nouveau conseiller privé de rÉlecteur el en qui ce prince pareil avoir pris de la conliance.
Le sieur de SchrolT s'est montré quelque temps partisan de la France; il a eu gninde part au traité conclu en 1755 pour tirt'r Son Altesse Électorale des mains des Anglois, et, sur le*;; assurances quil a données d*un attachement invariable au Roi, !^ Miijesli' a bien xoulii lui cloriner une pension de dix millr livn's; cependant il nous revient de différents endroits qu'il est aujouril'liui livré aux ennemis de la France, que c'est lui qui a eutn-lcnn la correspondance avec le comte de l'odewils ', qu'il seconde le* propositions du ministre d'Angleterre et qu'il est le plus ferme appui du parti de la neutralité auprès de rÉlecteur; dans cet étal, le sieur marquis Du Mesnil, loin de lui marquer aucune dûGHiice sur sa conduite, l'assurera que nous comptons sur les bonnes intentions dont il a donné de si fortes assurances au Roi; mais il sera fort en garde contre lui, il I éclairera de prtHet il lâcheraJc découvrir ses manœuvres à la cour *le Bavi^^re et ses correspoudances tant en France tju avec les cours étrangt^res afin que Ton puisse prendre à son égard le parti qui sera le plus convenable.
On ne parlent pas ici du cfTémonlal parce qu'on ne prévoit pas qu'il puisse y avoir aucune difficulté là-dessus et que d'ailleurs le sieur chevalier du Buat, ou le sieur Folard, s'il est de retour h Munich, pourra les lever s'il sen présente quelqu'une
Kniin le simir marquis Du Mesnil rendra un compte cxacUD ministre di.'S afTaires étrangères des progrès de sa couiinis»iûA et de tout ce qui y sera relatif.
1. Le comte noori de Podewils, niiiUslre prussien» ne en t69&, mort po 1W.
ATTITUUK DU MAHGRAVË UË DUHLACII.
A l'égani de lu correspondance avet* les minisires du Roi on lys étrangers, il pareil (|u'!l uen peut avoir à entretenir qu'avec trieur Ratte, charge des alTaires du Roi ù Vienne, et le sieur itqub de Monciel, ministre pI(5iiipolentiaire du Roi à Slutlf^ard, pour relt« correspouduuce, ainsi (|ue pour celle ipril aura avec le ministre des affaires étrangères, on lui fait remettre deux cliilTres qui lui senirout à assurer le secret des avis qu'il no croira ftts devoir confier à Tinfidi^liti^ des postes dWllemagne.
Le voyage que le sitMir manpiis Du Mesiiil va faire h Munich mettimt à porti'îc de la r«''sidence du margrave de Durlach '. la ville de Stutlgard et de celle où se tient rassemblée gtînéde TEmpire, l'intention du Roi est qu'il se rende dans C08 m endroits |>our y exécuter les commissions dont les objets •ont détaillêâ ci-après.
L« Roi, dès le commencement des troubles qui agitent TAI-
lemagiio, eut l'attention d^envoyer un ministre au margrave do
iriach alin de lui expliquer ses vues pour le bien de TErapire.
prince parut les adopter et, dans sa réponse A la lettre de Sa
kjest4>, il lui fît espérer qu'il s'y conformeroît. Malgré cette
larance, il ne so conforma qu'aux désirs du roi de Prusse dans
luiTrage qu*il lit porter ù lu diète de Ratisbonne au sujet do la
lerre présente. Sur cette nouvelle, le Roi fil passer le maréchal
\t&* k Carlsruhe ù son retour de Vienne pour porter ses
plaintes au margrave et lui faire envisager leb dangers auxquels
Hftexposoiien favorisant un aussi mauvais parti que celui de
Htnfrncteur de la [>aix publique.
" Ce prince, après avoir allégué plusieurs ruisons vagues pour ^M justificAtion, finît )»ar prier le maréchal d'Eslrées d*assurer le Boi de son parfait attachement à sa personne et de sa ferme réso- ^biion du oe rien faire qui fût contraire aux mesures prises par ^Empereur. l'Empire et le Roi pour le maintien du la liberté ger-
|, CtiârU«-Kr«aéric, né «n 1729, m*rgr»v« d« B«d»-DurUch oq 1733, gruidhmâm en UOfi, mort en 1811.
•uu-C4jar Lct«'Ui«ir, chevmU«r cl« I.ouvoîf pui« comt« tPRsird«ft, né en • ver. ilintihclio» (>«itilant Ia ffuerre do succession d'Autrich*; U Itaftikit » n.'»fi, o<'iaiti.ind;i )'iirmû« ilu Rliiu un 1757 «1 mourut eu 1771.
VoitrutaUruciX:'» qui lui tut dnnnèe lors d« •« mission à Vi<*nno «n 17R0 tUn« 1» Àmtnche, pur M. Î^oilkl, p. 'à^l.
LE MARUllS DV MESML» 1757.
maiiiqui?, ai qui put déplaire à Sa MajesW. Maigrie ces nouvelle» protosti lions, quand il s*esl agi dernièrcmeni à lu dièlc de voler sur Ih drmandu dos mois romains de la port de l'Empereur pour la guerro de rEinpirfJo margrave a df'idaié qu'il persiMoildaus le suiïrago qu'il avoil donnô le 10 janvier, c'est-à-dire dans sou atlacluuuent au parti du roi di; Prusse. U a refusé de payer les dcrtiiors mois romains à l'Empereur, quoi(|u'il!> aient éiA accordt^s h Sa Majesté Impériale par la diète et Ton présume que le biiniii d*l'xliiill, son ministre principal, et le baron dt* Schwartzenau, son ministre à Halisbonno, qui ont sa confiance, lui ont persuadi^dc ne pas envo3'er son contingent d'État du cercle de Souabe au lieu que TEmperour a indiqué pour réunir ceux du cercle avecics autres, à reflet d'en former une apmi'-e de TEmpirc. Dans ces circonstances, rinteution du Roi est <jue le sieur marquis Du Mesnil en partant de Strasbouqç se rende à Carisruhe près du margrave de Durlach ; qu'il lui rappelle les promesi^es qu'il a faites au Roi et le peu J'eiTet dont elles ont été suivies; <[u*il lui en porte des plaintes avec politesse et fermeté; qu'il lui déclare (jue, comme le Roi a résolu d'envoyer deux nouvelle-j armées en Allemagne pour la défense do l'Impératrice Reine et en particulier pour celle des cercles anti-rieurs sur les terres desquels le roi de Prusse a déjà exercé des hostilités, Su Majesté a bieo voulu, par un excès d'égards pour lui, l'avcrlir une troisième fois de ne favoriser on rien la cause de Tinfracteur de la paix publique et de ses adhérents, sans quoi Sa Majesté nu pourra se dispeo>iT de le regarder lui-même comme infracteur de cette paix et Ji? traiter ses Etais sur ce pied, conformément d ladite paix et à lu résolution de la diMe confirmée par l'Empereur; que le Roi auroit un extrême déplaisir d*en venir à cette extrémité par les sentiments qu'il a toujours eus pour le margrave ; mais quaprèsles avertissements qu'il a re(;us il ne pourra sVn prendre qua lui-même, et que Sa Majesté espère qu'il voudra bien lui cjuirgner ce déplaisir en ne faisant rien de contraire aux mesures prises par TEnipcreur et la dicte et par le Roi selon le vœu Jt l'Empire pour rétablir Tordre et la lran<|uillité en Allemagne.fl en envoyant surttjul sim contingent sans délai au lieu iudii]UL^ par Sa Majesté Impériale; et qu'enfin il nu lui donnera que des