LE CHEVALIER DE LA LUZERNE
M. Folard fut titulaire de la légation de Munich jusqu'en septembre 1776, époque où il fut rappelé sur sa demande; il fut remplacé peu après par le chevalier de la Luzerne, le comte de Yergennes étant ministre des affaires étrangères.
L'Electeur de Bavière était demeuré fidèle à l'alliance franco-autrichienne jusqu'à la fin de la guerre de Sept ans, se bornant d'ailleurs à fcurnir son contingent à l'armée des cercles et ne souffrant pas trop dir-cctement des hostilités.* La conclusion de la paix le laissa sans perte ni profit.
A partir de ce moment, Maximilien-Joseph s'adonna exclusive-
*ï»eiità l'administration intérieure de ses États; sa seule préoceu-
Pation extérieure était, comme il n'avait point d'enfant, d'assurer sa
siaocession à la maison palatine; à cet effet, il renouvela en i766, en
^^ Vl et en 1774 les pactes de famille qui désignaient l'électeur pala-
**** comme son héritier, en stipulant seulement que Munich, où avait
^^^^^ours résidé la branche atnée des Wittelsbach, resterait à sa mort
** «capitale du nouvel État bavarois-palatin. Le chevalier de la Luzerne
**^^^it précisément se trouver dans cette ville au moment du change-
***^xit de règne ».
A . La damièrQ iostructio ayant trait à la Bavièrfl est celle du comte de Monr^^^^ ministre près la coor palatine ; elle est postérieure à l'extinction de la branche ^^''^''«iroise des Wittelsbach. (Voir plus loin les instructions Palatinat.)
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LE CHEVAMER DE tA LUZERNE. I77n.
MÉMOIRE POFK SERVin p'iJïSTRUCTlO» AU SIEUR CHnàLIEn ht U Lt'ZERNi: *, CUEVALIER UK l/oRDRK l>E SaINT-JEAN DE JÊBlSALtM, COLOXEL n'iNKANTEltlE, ALLANT A MIMOl tS VlJAUTÉ Ii'K5V0lfc EXTRAOHOL>IAinE DU ROI PnfîA DE L* ELECTEUR DE BAVttRE. — Dt- OMBRE 1776'.
Apr^s uvoir été pendant tout le siècle passé le plus puissant dt^ électorals et l'appui prinripal du parti catholique en Alk*magîie, la Uavii^re os( ((^tlcment déchue dans le siècle préi«eritdp son ancicnuo considération et splendeur, qu'à peine Ggure-t-elle aujourd'hui parmi les Etats de second ordre.
Cette révolution peut être dérivée de plusieurs causes ; les unes dépendent de son administration intérieure qu'où a pu regarder jusqu'à ravéncmont de rKlecleur régnant comme le modèle d'un gouvernement vicieux; les autres tiennent à lafflliation politique dans laquelle les électeurs de cette mai^)!! st* sont trouvés depuis près de cent cinquante ans et qui mcrite quelques réllexions A cause du rapport qu'elle a avec les circonstances aetuelles.
La cour de Vienne a toujours considéré la Ua\ lére coruine un objet de sa cupidité ou de sa jalousie. Celt<î vaste provincf sépare les anciens Ktals héréditaires de la maison d'Autriche île ses conquêtes en Italie et de ses acquisitions en Souabe et de U haute Allemagne en général; elle domine sur le Danube et sur rinn qu'on regarde à Vienne comme des fleuves donie>tîques; olle tient les clefs des Alpes et des montagnes de Itohéiue; folio elle forme par sa situation le premier objet d'arrondissemenlqia' rambîtitin do cette maison puisse désirer.
1. AnDA-César de la Lu2ernf>, aé ea ^^^^, avait débuté dvts U carriM r»^' Uire et n*«utrji qu'axiez Lard dans lu diplomatie. A la suite de« itrwïeea Rigul^ qu'il rendit à Munich, où la mort prématurée de rKlecteur le surprit et où ti ^^ agir de sa propre initiative pendant les premiers démêlas relatifs à la sueCMsi"" de Bavièrv!» U fut envoyé aux États>Uois do 1779 à 1783, puis à Loudrot, de \' 179!. 11 mourut en I7'JI.