Cotmpondnnce Bavière, Suffpiémtnl, t. IX
RELATIONS ANTI- niF-lRES.
Dopiii» près <ie deux siècles. Ion empcriMirs iiulrichiens n'ont pas connu de milieu, dans leur conduite vis-à-vis do ces électeurs, enlrv ces deux extrémités, de les enchaîner à leur chur par dos caresses ou de les écraser ptir Ir poids de leur indignation, et toeet r&utre de ces alternatives ont précipita'' lu Bavière dans Stat de marasme où elle se trouve réduite.
Kpuist^e sous Maximilien 1'% en faveur de la maison d'Aulch«, par une guerre qui dura ^îngt-sept ans, ravagée par les lées françoises et suédoises, celle province se relevoit à peine êes ruines lorsque Mavimilicn-Kmmanuel entreprit à ses frais mvec ses propres troupes de conquérir la Hongrie pour l'em- !ar Léopold et puis de conser\-er les Pays-Ras au roi d'Espagne. y réussit ; mais quand, à la mort de Charles II, il en demanda récompense, la proscription la plus outrageante, la perte et le lembremeut desrs Klalsfnreut le tVuil de quatre-vingts années services et de complaisances. L'empereur Charles VII, son fils, iVtt exactement la même destinée, de manière que, jusqu'à jours, la Iluvière n'a eu dans les empereurs de la maison ^utricheqne des alliés tyranniquesou des ennemis pernicieux, dans Tun et l'autre cas, elle a été victime de leur haine ou de complaisances jusqu'à ce qu'elle fût descendue au point le voisin de son anéantissement, qui est son étal actuel. Tant que la rivalité entre les maisons de France et d'Autriche subsisté. IcN électeurs trouvèrent Irst'creldesefaire recliercher la première de ces puissances, et on les a vus grossir souvent la IUltidis|)endieuse des alliés du Hoi,qui s'enrichissoieutous'enleiioivntau n^iven des subsides de la l'Vance; mais le système ti KKsure aujourd'hui la paix et la tranquillité de l'Kurope par réunion de ces deux maisons a fait perdre à la Bavière laresirca de se faire payer sou amitié, et le ministère bavarois, itumé df peser Tulilité de l'alliance du Roi au poids do »tre or, en conclut et •% L-fTorce de persiia<U*r à nou maître qu'il ne ril plus compter sur la protection de Sa Majesté. Quelque injuste que soit cette opinion, il sembhToit qu elle Cttue dM progrès dans tesprii de rKIccteur', soit que In géao
sinili#» in JoHph.
VAMER DE I.A rrZERiNE,
qull s'esl imposée hii-m^me rn se churgcant de payer lo^ Mrs de ses prédt^cesseurs lui rende d<>s si»coiirs étrangers plusuéet-?sftires et qu'il mesure ses afTections politiques sur ce besoin, soi! que sa nrnHinnce dans ses propres lumières Ini fasse ndopltrlc 0entimentde ses ministres, que nous avons lieu de ne pas troum exempts do vues pariictiilères.
L'Klecleur de Bavirre n a point d'enfants ni d'espérancç-s de sen voir naître aucun. La maison de Bavière s'éteindra avec lui et ce duch(^ antique et puissant est menacé, sinon d*nne destrac* lion totjile, au moins d'un démembrement considérable. Pwsonne n'ignore que In maison d*Autrichc, réunissant à des prétentions domestiques les droits do rKmpire', prépare dt^ aujourd'hui cette révolution qui doit combler ses vœux les plus chers. Les ministres bavarois connoissent cotte disposition d'une puissance voisine, qui ne néglige aucun des movens qu'irllc a dans sesmnins pour subjuguer leurs inclinations; muis ils savent aussi que la France, garante de la paix de Westphalie, alliéi' ot protectrice naturelle do la maison palatine, et intéressée à plus d'un litre au niiiintion de la constitution intime d»' rAlIema|nK's<'roil bien éloignée do favoriser ces vues. Ils craignent >on iufluence sur IVsprit de THIecteur, dont les senlimenls propres et les affections personnelles ont toujours été tournés vers nouvel c'est pour déiruiroou |>our nlToiblir l'effet de ce penchant (pi'ili* représentent j\ ce prince, d'une part, rinutilitr* de ses liaisoos avec la France, et, de l'autre pari, les avantages <|u'il rclireroit du rétablissement de l'ancienne intimité entre la Kavière et La maison d'Autriche.
Pour peu que cotte intimité renaissante restât dans les borne* que la raison et la justice proscrivent, le Roi pourroit la voit avec indifférence so former el se cimenter. Unie de sentiments et d'intérêt avec la maison d'Autriche, Sa Majesté no peni rien par Tacoroissement des liaisons de son ami el, s'il étoit possible qu6 ce système éprouvai quelque changement, on ponrnut onoor**
1 . Marie-Thérèse réclAmait une pariîo do la succession comme roiue île Bobini^* une autre comme ai-chidurhesso d'Autriche; TEmpereur, d* son c-ôlé, prrftrttd»*' recouvrer, comme tel, certAin» flefs d'Empire dont les élecleur* d*» Bavière «rt»*"' reçu rinTCBliture.