M. BLONDEL
M. ée U Marck avait quitté le Palatînnt peu après la mort^filÉlec-
r Jean-fiuillaume, survenue en juin 1716, et ta France resta long-
p» sans ropn'sontant en ce pays, ses fonctionnaires en Alsace
llteant à l'oxpL'«liliuu des lUTaires courantes.
A lu suil€ tleti pei-sécutions que rÉlecleur Cliarles-lMiilippe avait
gfk**. contre les protestants du Palatinat, persi'rutions tellement
sives qu'en*»s lui vnhnvnt à plusieurs reprises les remontrances
l'Empereur (iharles VI lui-niètne. l'Electeur, qui n'avait cess**!
<M|«*"-Ià il»' riTslor ilans le sillago de l'Autriche, se di^tncha peu h p*»u
de la cour de Vii*nne, Il mil fin à la lutte sf'^culaire du Palattnat et de
In Bavière en concluant, le 15 mai H-îi, avec IVlecliMir Maxiiiiiliin-
Kmmanuel le premier pacte de fantillo palatino-bavurois : les deux
I princes se promcttaii'Ut assistance mutuelle, agiraient df^sormais de Bonrert et exerceraient en cominim le vicurial do l'Empire durant les |i)t**rrègne9. Peu après, une alTuiro do succession st^para drddrment pharlrH-Philippe de l'Autriche : ll^mptait que les duchi^s do Julîf*rs M de Her;;, htrsque la ligiuî dincle do Neubourg s'iUeindrail avec lui, ipeviendraîenl par héritage à la maison du comte palatin de SuUbacfa: désirant se concilier l'Empereur pour mieux assurer ce béni^ftos à fu famille, iTJecteur adhf^ra h rallianci* :iustro-espagtujti' <lu SO avril 1725 et obtint effectivement, par nu traité du Hi août 1750, la garantie de Charles Yl eu faveur de ses parents ; mais, peu de U'mps rès, le 14 octobre, pour payiT l'accession de la cour île Berlin ^ Charles V! promit d'amener la maison de Sulzhuch h rcire lo6 droitsde la Prusse sur Berg et Raven^ftein et il réil^^ra promeftse on î'^H, Fort irrit*^ par le double jeu de TEmpercar,
M. ni.ONDEL, 1734.
Charles-Philippe se tourna vers la France; la cour 6e Versailles était disposée à accueillir ses ouvertures, mais elle u'enlendail le faire qu'à bon escient, comme en témoi^e le document suivant remis à un u^ent de Bavière en 1727, le comle de Morville étant ministre des alTaii-es étrangères :
DOCUKEIiT. —JUILLET 1727
u M. le comte d^Albert * dira à rÉlecteur palatin * qu'il a laissé la cour de France dans les dispositions les plus favorables pour ses intérêts et ceux de sa maison: qu'à la vérité l'on y a été ('•tonné de ce qui s'est passé depuis peu à Vienne, où, à la sollicitation de l'Électeur, le duc de Bournonvillc a par sa signature joint raoc*»ssion du roi d'Ëspaguo ù un traité ii la foi duquel la cour de Vienne a manqut^, par son traité postérieur conclu à Unlershausen avec le roi de Prusse; que cette circonstance n*a pu produirf» d'autre etTot que d'intimider sur tous engagements k prendre avec la cour de Mannbeîm, que Ton voit rechercher des confirniutions de traités sur les<]uels elle ue devroit ntisonnablement pas compter après lea dérofralions solennelles qu'elle a vu qu'on y a faites; que, sur ce fondement» Sa Majesté jugeant qu'apparemment l'Électeur palatin a eu des motifs pt qu'il a trouvé des avantages particuliers dans cette nouvelle si^malnre du duc de Bournonville, ne parolt plus en état d'iilfrir rien de précis. jusqu'à ce qu'Ëllc sache en quoi consistent ses engagements nonveaux; qu'Kllc sera ravie qu'il? puissent être plus solides que les prvcédents pour le bien et les avantages de la maison palatine : que les stipulations des traités do Weytphalie et celles du. traité do Clèvesde 166t> pourroient ser\ir de fondement A de nouvelles stipulations en faveur de la branche de Sultzbach, mais qu'encore une fois il faudroit savoir quels principas rKIpcleur palatin veut prendre pour les intérêts