‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 168 sur 256 · Pruioois de Lorraine, époax de Marie-Ttièréac · texte numérisé non relu

Pruioois de Lorraine, époax de Marie-Ttièréac

2. Lo texte du volume LtV, Cotrespondance Patadnat, iiorie : h Celui qo'O» croira avoir le plus à cœur le maintien de la catholicilé dans l'Empire et la déftitf' dei États », etc.

ÉLECTION D'UN EMFKREUR* 437

Eu effet, tout le monde sait déjà ijuu Sa Majesté s'est hauteil expliquée qu'élaut bien éloignée de vouloir faire la kindre démarche ïjui puisse g^ner la liberté des électeurs lors- 'ilsse Irouveroiil asseiiiblés en personne ou par leurs und>asleur* pour procéder à l'élection d'un nouvel empereur, Elle ne irroil cependant toléi*er que les électeurs protestants voulus- \U en «'écartant des régies prescrites par les lois de TErapire ir retto élection, tenter, soit de faire tomber sur Tun dVux la ;iiilé impériale^ soit de rendre cette dignité alternative entre deux religions qui partagent TAllemagne, et tout le monde [l parcillemeut que Sa Majesté, par sa qualité de garante de ces de TEmpire, rapp(*lées et confirmées par les traités de Westtlie do 16i8, se Irouveroit en droit, cl est même obligée en jftTttil cas, de faire tous ses eiïorts pour le maintien et Tobserva- ^pn de ces mêmes lois si saintement établies.

11 faut espérer que les choses n en viendront pas à cette extré-

lié; mais comme les électeurs, princes et Etals protestants de

ipii-e ont manifesté en diverses rencontres le dessein médité

leur part d'enlever tât ou tard aux catholiques la dignité im-

tle, cl que les circonstances de l'extinction de la maison

.utricbe leur parottra vraisemblablement favorable pour tA-

'renlin de nieKre ce projet t^ exécution, rÉlecleur palatin et

ftulre» électeurs catholiques doivent sentir toute l'importance

se tenir plus que jamais étroitement unis ensemble pour

porter au trône impérial, non seulement un prince catholique,

ouiî» même le prince le plus capable de procurer le bien de la

catholicité dans l'Empire, en sorte que les protestants ne |>uissent

H flatter de réussir dans leurs xiies au préjudice de la reli-

C'e*.t dans ce sens que le sieur marquis de Tilly doit en parler

^uu M» entreliens avec lÉlecteur palatin et avec ceux de ses

^pntitm ou autres personnages' de sa cour qui lui paroltront lu

pIoA dans sa conlidence. Mais ces insinuations ne seront utiles

qu*aulant ipren traitant une matière aussi délicate, le sieur

marquis de Tilly |Mmrra les engagi?r les uns ou les autres à exa-

t, Lf mooad Msu \toti» : « p«r«OQn«t

miner sincèrement avec lui, quel est le sujet qu'il paroltra de l'inlôrél delà religion do porter à l'Empire par préférence à tout autre, en sorte que, Sa Majesté recevant par ses lettres les lumi^TOs qu'il i>curra donner sur la manière de penser qui prévaudra luul sur l'Électeur palatin ijue sur les autres électeurs catlioliques relativement aux dilTérent^ com|M^titeurs h la dignité impériale, Sa Majesté puisse être en étal, soit de concourir avec ces électeurs en faveur du candidat qu'ils jugeroienl devoir préférer, soit de leur faire faire assez à temps les représeutatious convenables, au cas que leurs suffrages parussent se réunir pour un sujet dont rélêvation {M}urroit être plus nuisible que profitable au bien do la religion.

Il parolt à la première inspection que lu dignité impériale ne peut dans les circonstances présentes regarder que l'électeur de Bavière * ou le grand-duc de Toscane, gendre du feu empereur. On a vu dans plusieurs des élections précédentes les princes de la maison palatine de Bavière refuser eux-mêmes les suffrages qui leur étoient offerls pour les élever sur le trône impérial. Ce trône étoit alors regardé comme étant en quelque manière devenu héréditaire dans la maison d'Autriche. Les électeurs, prévenus eux-mêmes de cette opinion en faveur d'une nuiison devenue extrêmement puissante, ne paroissoient procéder que pour la conservation de leur droit aux élections soit des empereurs^ soit des rois des Romains; Je sorte qu'aucun d'entre eux ne pouvoit, sans exposer sa personne et ses Etala béréditaires à être mis dans la suite au ban de l'Empire, aspirer pour soi-même à la dignité impériale. Mais enfin rextinclion entière de cell« maiMm fait rentrer le collège électoral dans Texercicc plein et entier de son droit d'élection, sans que des motifs de crainte, de quelque part que ce puisse ôlre, paroissent devoir influer sur les délibérations des électeurs par le chois du nouveau diel à donnera l'Empire, et si quelques considérations semblent de%'oir assurer quelqiu's suffrages au duc de Toscane qui, ayant épousé l'héritii*M*e universL'lle des royaumes et Etals bérédiluires laiss»'S [>ar l'empereur, peut espérer de perpétuer dans ses descendants huile

t. Char tes- Albert, plus tard rerop«reur Charles VH.

ÉLECTION D'IîN EMPEHEUR.

UpuîiÀbance de In maison d'Autriche, il y a d autre part liiMi de jMttser que cetle perspective de grundeur peut nuire à ce prince #1 empêcher plusieurs électeurs de concourir à son élection pour pas mettre de nouveau ta couronue impériale dans une main qui, l'ayant obtenue comme une suite de rhi*ritago du feu mpereur, seroit encore plus fondée à la faire <léHormais reganler mme lui étant propre et héri^ditaire.

On peut s'attendnM]ne ces considi^rutions pour et contre feront lus ou moins dlmpression sur les électeurs et leurs principaux inistres, ïiuiviint leurs affections dllférentes, et le Roi est bien uadï* que le sieur marquis de Tilly n'omettra rion de ce qui (lourra l'aider à pénétrer quelles seront à cet égard les disposions tant de rhletlnir palatin pen^onnelletut'ut que de ceux des igneurs et ministres qui l'environnent. L'union et confraternité Ire le» maisons électorolcs de Bavitl're et palatine, qui sont pn^ment une seule et même maison divisée depuis plusieurs es en deux branches, a paru en ces dernier^ temps se fortiet devenir si intime qu'il y a tout lieu de juger qu'en une tiére aussi intéressante que celle de l'élection d'un nouvel etn- If, l'Électeur palatin no prendra aucun engagement que de ncrrt avee l'électeur de Bavière. Ces deux électeurs ont ■é de marcher d'un même pas et sur les mêmes principes *il a éln question de voter à la diète générale do THnipire ' sor !■ gnrantie de la Pragmatique sanction publiée en MMl par dernier empt*reur. Ils estimeront peut-être qu'il est do leur rèl de' resserrer actuellement plus que jamais leur union et eonfédéralions entre (^ux et l'élecleur de (>logno, fn'^re de rde Bavière, [pour manifesterde plus en plus les misons qui les ont portés h s'opposer à cette garantie do la part des trois collèges de THnipire, et [K)ur et agir en conséquence de manière h târlier do tirer parti de la conjonction pré>t*nte. Les dêclara- , tioiw faites k Vienne de la part de Télecti-ur de Baviènî depuis Hp mort de rempereur, quoique l'événement n'ait pas justifié ce

^^ I. L» t/ntê do Tolame LIV porte : - Vol«r à U diète féa^nle de PEmpire dani Im ftAîr^equi pouTaicDt int^reAkarltur rnaiton. «

% Lf inte du volam* I.IV porio ; ■• Ua ottinieroat »oe dooie devoir re«-

MO

que cet électeur paroissoit s'en promettre^ suffisent pour fai juger que la volonté ne lui manque pas pour entrer en concurreucv avec le prand-duc de Tosrane, et comme, suivant tous lub avis d'Allemagne, celle concurrence regardera aussi la dig^nil/* impériale, on peut compter que si cet électeur os't vùritablrinful tenté delà gloire de faire reutnT dans sa maison cette première dignité de TEmpire, il n'aura pas manqué de mettre dans sa confidence l'Electeur palatin, par la nécessité d<' s'assurer di» si>ii assistance et de ses secours pour le succès d'une pareille vup'. On peut s attendre i|u'elle sera vraisemblablement combattue pr le chancelier d'Halbergf et que ce ministre ot les autres de cette cour attachés à. la cour de Vienne, eniployeront tout leur crédit sur l'esprit de rhlerb'ur palalin, pour le déti)urner de cfincourir h aucun concert avec la cour de Munich pour élever Télecteur de Bavière A TEmpire. Mais d'autre part, Tintérél de cet électeur étant d'employer tous les moyens possibles pour empocher que de semblables conseils ne puissent prévaloir à la cour {mbitiae. et pour vaincre à cet égard les irrésolutions de l'Électeur palalin en le fixant h un objet aussi glorieux pour leur maison, les mouvements qui pourront à celte occasion se faire à la cour de Manheim, donneront au sieur marquis de Tilly des facilités pour i^trfï instruit de plusieurs circonstaïu-es intéressantes, qui serviront à jugercertainement de la solidité des vues de Télecteur de BavitVe sur le trône de l'Empire. En général, le sieur marquis de Tilly peut confier à l'Electeur palatin, et m^nu* de la part du Roi, mais comme un secret qui demande encore une extrt^me circonspection, que Sa Majesté verroit avec beaucoup de plaisir, et croiroit mèoif de rintérèt de la catholicité dans TEmpire, que Pélecteur ik Bavière put parvenir à la dignité impériale» et que Sa Majesté seroit très aise de savoir si l'Electeur palatin croiroit la chos*» aisée à ménager, et principalement s*il voudroity concourir, sans quoi Sa Majesté n*cslimeroit pus que l'électeur de Bavière pût

1 . Dans le second texte, ce passage est remplace par le suivant : •> Poar Ciire juger qu'il u proposé d'eiiuvr en concurrence avec le grind-cluc de Toscane pour la dignilâ impériale, ul il o'auru p.is inauquo de mettre dans su coiif)drn>:« 1 Electeur palalin, par In nécessité de «l'assurtir de !»on Assistance et de sei secuurï pour le succès d'une pareille vue; il a été observe ci-dessus quVIle («f*r:i romKaUnr- pur le chancelier d'Ualberg et on doit s'attendre », ekî.

ELECTION D'UN EMPKHEUK.

is risquer inniiîuuMit so mettre sur !es rangs enln^ les conciirreotis h l'Empire. Le siour maniuis de Tilly, en renouvelant à propos do pareilles insinuations, pourra juger, par la manière fmnche ou ambiguë dont l'Électeur plalin y nSpondra, quels «eront vroisi'mhlablcment ses sentiments dans la circonstance présente, cl si r^ellemeut la cour de Munich auroit lieu de compter sur son sufTrnge et sur son assistance lorsqu'il sera lestion de l'éleclion pour faire un nouvel empereur, et il sensuflisammont toute l'iinporlance de n'omettre aucune eirinstance des paroles et des gestes qui auront t^chappé à électeur en traitant un sujet sur lequel il est naturel que ce ince ne se renferme pas en de simples réflexions gtWiérales, sll •nd, comme il y a lieu de l'espérer, une confiance entit'»re dans droiture des intentions de Sa Majesté et dans la discrétion du minisire que Sa Majesté a autorisé exprès pour Tècouter et concerter avec lui dans une conjoncture aussi importante tout ce qu'il estimera que Sa Majest^J pourra faire pour le bien de l'Empire et pour l'avantage particulier de la maison jfulatine.

Les miuistres que l'électeur de Itevière entretient, ou pourra faire passera Manheim, jugeront bien que les instructions données de la part du Roi au sieur marquis de Tilly ne pouri*ont être ^toe favorables à cet électeur et dans celte prévention ils se por- ^ero»! vraisemblablement à conlier audit sieur man|uis di^ Tilly le» me**ures qu'ils croiront devoir prendre pour aider l'Electeur palatin à se déterminer par lui-même aux résolutions les plus ooQTiïnables dans une conjoncture aussi critique et aussi délicate, et peut-être même pour le porter à éloigner de sa cour le cbanijMlier d llalberg et à mettre, dans les principales places de son ^Hnintêre, de«i guns qui, loin d'avoir intérêt do faire naître des obsl.trips aux vues de Télecleur de Bavière, regarderoient comme «tn do leur* [ireinien* de^'oir8 de travailler de toutes leurs forces à son élévation; mais le sieur inanpiis do Tilly doit s'observer irae une telle circonspection dans les conversations qu'il lui arrivera d'avoir avec rKlecteur {mlutin sur de pareilles niatièreft, re prinrt' ne puisse se figurer, ni même avoir le moindre iule, qu'il \euilte entrer dans aucune intrigue contre ses prinlux nùuislres, et qu'ils ne puisseut lui reprocher de marquer

us

LE MAHQi;iS DE TILI.Y. 17*0.

publiquement, ui dans ses conversations particulières, di-s préventions personnelles contre les uns ou les autres. C'est un écii(*il contre lequel il pourroit échouer et qui lui feroit perdre avec les aceùs libres auprt'S de cet Kleclour, les moyens de servir utilement le Roi dans cette cour. Sa Majesté se repose donc sur su prudence et compte qu'il se conduira^ au milieu des intrigues de la cour palatine, avec toute Thabileté nécessaire pour se bien garder d y prendre aucune parldirecle, ledit sieur marquis de TiUy devaitt toujours avoir présent A l'esprit que si toutes ses vu«'^ et ses mesures et insinuations ne {«iroissent tendre uniqueuivut qu*è ce qui pourra être du bien du senice de Sa Majesté et de l'utilité commune des électeurs de Bavière et palatin, elles ne [xturront jamais lui attirer que des éloges et des mnrqui'S de la salisfartion tant de la part de Sa Majesté que île celle de oes électeurs.

Il y a si longtemps qu'il est question des ditFérends entre les rois de Prusse élect(!urs de Hrandebourg^ et la maison palatine, au sujet des Étals de la succession de Berg et Jnlicrs, et il u paru dans le ptiblic des états sî détaillés sur les droits et prétentions de part et d'autre, que le Roi ne doute pas que le sieur marquis de Tilly n'en ait acquis par ses lectures une connoissance suffisanti?; mais il ne peut qu'être utile qu'il soit de plus informé de ce que Sa Majesté a bien voulu faire dans ces derniers temps, pour empêcher que la paix ne fût troublée à l'occasion des différentes prétentions sur les Etats de cette succession. i

L*Ék*cleur palatin étant convenu secrètement avec le Roi. au mois de février 1729, d'un traité de neulralilé, Sa Majesté voulut bien, sur sa réquisition, lui accorder en môme temps une déela ration portant promesse que, dans le cas où, après la mort de cet Ûcctour et de ses frères sans enfants mâles, il s'éleveroit par rapporta la succession de Juliers et de Berg des discussions do ^«dquo pari que ce put être, Sa Majesté empécberuit i|u'on n'eût recours aux voies de fait, et se déclareroil contre quiconque vouilDHt tes employer; qu'en attendant, Su Majesté sVngtt^eoil de lair U main qu'il ne fût rien innové dans lesdils Ktals, et d'agir tent pour que la maison palatine de Sult/bacli fût main* ^ansla possi^ssion de ladite succession de Juliers et Berg

SLCCËSSIO.N DE HEHii KT DK JULlk:RS. U3

ÉlttU êïi dépendant, snr l*> pied que Son Allesso Électorale

ilaliDi* Icb uvoil ucluellemcnt, jus({u'à ce que lesdites discus-

«ODS eustftenl ét«'ï ré^lt^es h 4'ei t*^rd aux Irrnies du paragraphe

Jr la paix de Westphalie et do rarlicle 14 du traité de Cl^ves ^

Le lioi, sans vouloir s'i^«rarter de cet engagement, a depuis

«jue le moyen le plus siird'emp<^cher que les différentes pré-

rntions sur cette succession n'allumassent liM ou tard dans TEm-

irc un feu diflicile à éteindre, éloit de procurer entre les parties

tin accomnuidi'ment convtMialde.

Ainsi S» Majesté, étant parvenue ♦'n 1785 au rélablissemciit la paix enln? sa couronne d une part et le feu empereur et l'Emlirc d'autre part, a employé ses soins pour faire entrer les maiélectorales palatine et de Brandebourg dans les voies de Eriliation. Klle avoit <rabord espéré de pouvoir porter le roi laGrunde-Bretugne et les Ktals généraux des Provinces-Unies concourir avec Klle et avec l'Empereur dans cette même vue, tploycr de concert leur médiation sur les moyens d'accoinler celte affain* à la satisfaction cumniune des parties inléîs. Mais les longueurs indispensables d'une médiation :ée par diverses puissant es plus ou moins favorables i\ lune à Tautre des parties ayant enfin fait penire l'espérance <lc parvenir par cette voie h une conciliation» aussi protnptetnent l'îl éloità souhaiter pour raffermissement de la paix de l'Europe, Majesté eut depuis lieu de juger, par les assurances que le lu roi do Prusse " lui (il passer de ses sentiments par rapport à ie aflain\ que ce prince étoit si persuadé de la droiture des ilion* de Sa Majestéqu'il s en reinetlroîl volontiers à sa seule ttion, |Miur cduvenir des (u>nditii)ns de raccommodenient uc Sa Majesté désiroit de procurer entre lui et rÉIecteur palatin. trUi que Sa Majesté seroit vraisemblablement parvenue à iocr heureusement cette affaire, si la cour palatine eût voulu

I. Mm IM6. ^ Le inilé d'Oenabrûck avait reuvo>>^ 1« régl«in«ot de 1» eaco«»«OH

4» JattMt *«i( « un« inmcactiou amiable, ton ù ijn« protiédur* dafftni r«mp«r«iir.

i»nt iot«rkenti en t66G avait doQn<$ CI^ve«, Mftrck el Rararuberg A

«l# HranilMlMure, — Julien. Berg el Ravcnstein au comte pnUiia de

; U branch'^ àv Neuhoui-g, qui hériln en 1flH5 de r«tlt)rior«l paUtio,

Ut tu 1713; le UiT^roiul était de «Avoir*! ta Itranche de Sulib&ch pouvait

prsâtv 4m atiptilaiioa* de lAOO. «

a. iftéàiti» Oiukàiuat» 1«* 4taii noriU 31 mai HM.

LK MARQUIS DE TILLY. 17iO.

desapartse porter pour le bîeu de la {tais ù quc^lques cessions peu considérubles. qui auroient assuré [incontostablemeui'j au prince palatin de SulLebuch do recueillir saos aucune opposition, lors do la mort ûo l'ÉliTteur {Milalin. presque [toute la portion 'i de la succession de Berg et Juliers donl l'Elecleur se trouve en posses^sion en vertu du traité de 1666,

C*étoit le point où se Irouvoit cette négociation^ lorsque la mort enleva il y a quelques mois le roi de Prusse [et SaMajeslé n« désespérerott point encore de porter le nouveau roi de Prut^&e* à en passer par les niéines coaditions préeêdommont agréées de la part de feu son père, si Elle pouvoit déterminer rKleclour ptdaiin aux condescendances quElle avoit estimé absolument nécessaires de sa pari; mais F^lle ne juge pas que les circonstances actuelles soient convenables pour remettre celte aHaire en mouvement à la cour palatine, et Tinteution de Sa Majesté uetaitt pas^] que le sieur marquis de Tilly fasse à cet égard aucune démarche auprès de l'Klecteur pjilatin ni d'aucun de ses ministres, jusqu'à ce qu Elle croie devoir lui en envoyer des ordres précis, la connoissonce quElIc lui donne des principales circonstances de ce qui a été fait de lu part de 8a Majesté pour la conciliation de ce différend, n est que pour le mettre en élut de régler sa conduite et ses discours, au cas que de la part île la cour |)alutinu on voulut lui faire des propositions ou insinuations tendant à renouer cette négociation.

On ne manquera pas de lui parler souvent des différents griefs de IT^lecteur palatin par rapport à lexercice de se^ droits territoriaux dans les seigneuries qu'il possède en Alsace. Depuis la cession faite de cette province à la couronne de France par le traité de paix de Munster de 1648, confirmé par celui de Kyswick en 1697, on a toujours soutenu, de la pari du Roi, que lesseigiteu-

i Dans la s«coDd iext« oo mot «tt remplacé par oenx-ci : « Oani l« duehé dt Berg, »

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