‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 197 sur 256 · SI · texte numérisé non relu

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ifnnslfî conimtTce ordinaire, il lui fera lespolitesses et lui marquera le» égards qui sont dus h sa place.

Le baron de Beckers, qui a le dr^partement dû la guerre, avoit

nné en 1759 les plus fortes assurances de son attachement à

France et de Bon désir sincère de contribuer au mainLien de

union, au renouvfllenieut de laquelle il avoit travaill(! dans la

gociation du traita qui fut signé la mdmc année. A la vérité, on

*y ajouta pas beaucoup de foi, ce ministre étant sans esprit,

sans prinrip(^ et de tout temps livré au roi de Prusse, sous la

domination duquel il a des terres. Aussi, dès qu'il fut retourné h

Mauheîm, il adopta servilement les idées du baron de Zettwitz et

il a manifesté en toute orrusion sa mauvaise volonté contre la

France. Ainsi le sieur O'Dunnc ne doit tenir d*autre conduite

ec lui que celle qui lui est prescrite avec le sieur de Zettwitz,

Il y a piwidc apparence que tant que ce dernier sera en place,

ne faudra pas compter sur le rétablissement de l'ancienne

on avec r Électeur; mais comme il y a plus h perdre dans ce

me pour Son Altesse F^lcctorale que pour la France, le

mini)<(re du Roi n'entrera dans aucune des intrigues qui pour-

roTont se faire à la cour de Manheim pour déplacer le baron de

yî- itwilz; il attendra que TElecteur s'éclaire par les suites du

niau\'ais système do ce ministre, qui le laisse aujourd'hui isolé

danin l'Empire, sans alliés, sans considération et brouillé avec la

coar impériale et celle de France, qui sontles seules dont il puisse

Attendre une véritable protection.

Quoique le baron de Rodenhausen, grand écuyer de rKIcctrice» ne soit pas dans le ministère palatin, il mérite cependant ^Bti^ntîon, parce que c^est le favori de rÉleclrice et qu'il a marqué ^hd Hieur d'Alesme en plusieurs occasions de l'attachement pour ^^ France; ainsi le sieur 0*Dunne lui marquera des égards et tAchera sans affectation do rentrotenir dans ces bonnes dîspovtitinns.

Ouant au cérémonial à observer, le sieur O'Dunnc doit prétendre à la cour palatine en général le même traitement que le ministre impérial à caractère égal. Il ne doit céder le pas qu'à lui seul, cl il doit le prendre sur tous les autres; mais, pour constater phifk particulièrement ses idées sur cet objet, on lui fait

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M. O'DliîiNK. t763.

renirtlre tu relation du cérémoniAl pratiqué à Tarrivéo du luirou do Zuckmanlel. qui est le mi^mc qui fui obser\'é lor^ue le mar- . qtiis de Tilly prit con^ de rÉlccltîur.

A l'i^gurd de la conduite àleuiravec les ministres étrongera, coaiiue il y en a peu ou p>iiit à la cour de Manhcim, tout ce qu'on peut dire, c'est que le sieur O'Dunne doit avoir attention de mesurer ses égards et sa contianc.i* pour ceux qui viendront à cette cour nu degré de conGance et d amitié qui existera entre le Roi et les souverains leurs maîtres. On ajoutera seulement que , quand le ministre de Lr*urs Majestés Impi'riales se rendra à Maaheim, le sieur O Dunne doit lui donner toutes les marques de politesse et d*Hltentions qu'exigent l'union intime et Tallianc^ qui subsistent entre Sa Majesté et Leurs Majestt^ ImjM^riales.

C'est sur tous ces objets ainsi que sur ceux qui pourront sur- %'enir dans la suite que le sieur O'Dunnc aura soin d'entretenir une conespondance exacte avec le sieur duc de Proslin, ministre des affaires ^trang^ree.

Pour en assurer le secret par la poste, on lui remet ici une table de chiffre, et le sieur Picard lui remettra h. son arrivée colles qu'il a entre ses mains suivant la note ci-jointe. LiOrsque les avis que le sieur O'Dunno aura mériteront un secret particulier, il pourra envoyer ses lettres au commandant de Lantlau, en lui recommandant de les faire passer par la poste do France et, dans le cas où la matière requorroit plus de célérité, de les envoyer par un exprès jusqu'à la cotir.

L'intention du Roi étant que tous ses ministres dans les cours étrangères lui remettent à leur retour une relation détaillée de tout ce qui se sera passé de plus impjrUint dans le lieu de lt«ur résidence, soit par nipport aux négociations dont ils auront été chargés, soit sur le cérémonial, l'état do» cours et de» pays où ils auront été employés, sur le caractère et les inclinations dc6 princes et de leurs ministères, enfin sur tous les objets qui peuvent intéresser le bien du service de Sa Majesté ou sa curiosité particulière, le sieur O'Dunno aura soin de former sur la (in de sa mission un mémoire qui rassemblera tous ces détails.

Le Roi voulant encort? que ses ministres après qu'ils s< revenus auprès de Sa Majesté remettent en original les iiistruc-

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