LE COMTE DE MO.XTEZAN
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arous de lui et D lui
sera pas ignorer la Donne opinion t^ue n
fiTa entendre que nous le supposons trop eriniro ei irop nnidfnt pour vouloir se niellre entre le duc do Deux-Poiits el l'KIectear son oncle et de prendre sur lai de semer la zizanie dans la uiuisoii {Nilaline plutôt que de sacrifier quelque chose de son amourpropre. Il e>t à présumi*r que cette iiisinuntion fera quelque impression sur lu sieur de Buffcnfels el qu*rltedt'*lenninera ce conseiller non seulement à ne pas demander à accompagner Soa Altesse, mais aussi à la presser do se rendre seule auprès de soa sérénissime oncle; le comte de Montezan Tassurera queleKoiet son ministre lui auront un gré particulier de cette conduite.
Le comte de Montezan a dû voir dans la correspondance Jb sieur O'Dunne le cérémonial qui s*observe à la cour palatine Ion de l'arrivée et de la premiî^re audience des ministres étrangers. L'intention du Roi est qu'il s'y conforme en tous p<:fiuts el tpie, dans le ca> où la cour palatine voudroit y changer quelque ubose, il exige d'elle l'assurance positive et par écrit qu'il en a êtêuî*é(Hi qu'il en sera usé de môme à Tégard des ministres impériaux. On croit devoir observer en général que le comte de Montezan fera chose agréable au Roi en prévenant, autant qu'il peut dépendre de lui, les disputes d'étiquette et qu'il pourra se contenter d© honneurs qu'on lui rendra, dès qu'il se trouvera dans une parfaite égalité avec le ministre de Vienne, à qui au surplus il ccdi-r* le pas tant que le péle-mèle ne sera pas établi.
Il arrive souvent qu'il se présente dans les cours d'AIlema^« des serviteurs de celle de Vienne revêtus du titre de conseiller ^^ unie de f Empereur^ et qui prétendent k la préséance sur les ministres étrangers. Le comte de Montewin se refusera à cetU: pr^ tention, le titre de conseiller intime n*élant qu'une qualificatioi) domestique dont l'effet doit se concentrer dans la cour de YienJ» cl dans ses États, et qui ne sauroitentrer en parallèle aveclec«ra^ tère représentatif d'un ministre plénipolentaire.
Le Roi a ordonné que tous ses ministres dans les cours étr&H' g^res lui remettent au retour de leur mission une relation exacte de tout ce qui se sera passé de plus important dans les pfty5*>^ ils auront résidé, soit par rapport aux négociations qui leur auront été confiées, soit sur Tadministration civile, politique ^
militaire, sur le caractère, le talent et les affections des souverains et de leurs ministres, sur le cérémonial et sur tous lesobjets qui peuvent intéresser le service ou la curiosité de Sa Majesté; ainsi le comte de Montezan travaillera à la rédaction d'un mémoire qui traitera tous ces différents objets.
Llntention du Roi est aussi que tous ses ministres remettent, après qu'ils sont revenus auprès de Sa Majesté, les instructions en original, les chiffres et tous les papiers concernant son service avec un inventaire sur la vérification duquel on leur en donne une décharge.
BSCDBIL DIS INSTKDCT. DiPLOMAT. Vil. ~ 33