MISSION SPÉCIALE A TEUX-PONTS
quoroit dv Iii répug^iiance à faire quelque avance vis-à-vis de son oiicio, le conitt' de Monte/an lui ropri'';ientera avec onctiou les intonv<^ni«Mils qui en réhulloruicnt pour lui; il lui fera sentir que lui seul sera la victime de lamésintelligencedanslaquelle il s'obstinera à vivre avec son sért»nissiino oncle ; et, 8*il ne peut pasréassir à le convertir, il ne lui dissimulera pas que Sa Majoi^të sera vivement aflectée de Tinutilit^î de ses soins et de ses démarches, qu'il seruit m^mo à craindre qu'Ëlle ne se crût dégagée do l'en* gagement qu'Eue avoit pris de contribuer h ramélii»ratiaa du sort de Son Altesse et qu'il pourroit arriver que lui, comte de Montezan, recevroit Tordre de ne faire aiieune démarche dans celte vue auprès de rÉlecleur ]>ulatin, ce qui mettroil Sa Majestt* dans la nécessité de faire connoUre cette résolution, qu'Ëlle n« prendroit qu*ù regret, aux cours qui ont marqué quelque inl*^r^*t pour Son Allesst» Sérénissime. Il est vraisemblable que celte insinuation fuite avec fermeté, cependant sans menace, fera plus dlmpression sur ce prince et sur ses conseillers que toutes les réflexions amicales sur ce qu'exigent de lui la convenance, son intérVyt personnel et celui de sa maison.
Mais, dans la supposition même que le duc de Deux-Ponts MOla l'importance des conseils de Sa Majesté, il est vraisemblable «pi'en se rendant à Munich il voudra se faire sui^Te par le sieur de HofTenfels. Dans ce cas, le comte de Montezan s'attachera à élourner ce prince de ce projet, en lui faisant connoUre l'éloiement que l'Klecteur palatin a pour le sieur de HolTenfcIs, et en lui faisant sentirqu'ij vaut infiniment mieux faire un léger sacrifice à la foiblesse de son oncle que de man(pier par un amourpropre mal placé l'occasion de se rapatrier avec lui. On n'exige point du duc qu*il porte ce sacrifice jusqu'à retirer sa confiance ■n sieur de HofTenfels: le Roi est bien éloigné de cotte exigence; Sa Majesté pense au contraire que Son Altesse ne sauroit mieux foire quede continuer à employer les talents et le zî»ledu sieurde HofTenfels; mai* celui-ci pourra continuer ses services en demeurant h Deux-Ponts tandis que son maître sera à Munich. Pour faire goûter cet expédient à ce prince, on croit qu'il sera à propos i]Uo le comte de Monte/an s'en ouvre auparavant avec franchise •tooidialité avec le sieurde Hofloufels lui-mèiue '^il^ne lui lais-