‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 216 sur 256 · LE BARON DE CORBERON · texte numérisé non relu

LE BARON DE CORBERON

M. OlCelly fut autorisé à rentrer en France en novembre 1778 : peu après, la paix de Tescheii du 13 mai 1779 mit fin aux différends relatifs à la succession de Bavière en garantissant formellement les droits des princes de Deux-Ponts et en ne cédant à TAutriche que le quartier de Tlnn.

La résistance de Télecteur palatin aux sollicitations incessantes de TAutriche n'était cependant rien moins qu'assurée : en juin 1782, une déclaration « secrétissime », signée entre la France et le duché de Deux-Ponts, promit au duc que le Roi emploierait tous ses offices pour lui procurer l'exercice de ses droits sur la succession de Bavière ; de son c6té, le duc s'engagea à ne conclure aucun arrangement avec ceux qui prétendraient avoir des droits à'faire valoir, sans que la France y donnât son consentement. Le baron de Corberon * fut aussitôt envoyé à Deux-Ponts, le comte de Vergennes étant ministre des affaires étrangères.

1. Marie-Daniel Bourra, baron de Corberon, né en 1748^ arait été précédemment chargé d'affaires à Saint-Pétersbourg.

LE IIAHON UË COaUKRO^i. fTSl

Mf.MOlRK POrtl SERVIR D ITfSTRUCTIONS AU SIECR BARON DE CORBCROS, ALLA?(T RfcSinER ACPRÈB DIT DUC DK DECX-POTKTS C5 VOAUTÉ Ï>B MTNISTHE PLÉMPOlTNTIAtRB PS SA MAJESTÉ. — VMSAIUJa, !•' JULLKT 1782 ^

Les preuves de zèle et de capacité que le sieur baron de Corberon n déjà données dans la carrière politique ont déterniiué li* Roi à lui confier la mission de Deux-Ponts et Sa Majcsl^i et>l penaïadéo qu'il u ometlra rien j>our lu remplir à son entière satisfaction. Si celle mission u est pas iniporlante par les grandes alTairc* que le Roi peut avoir à traiter avec le duc de D<.'ux-Ponts, elle l'asl par lo désir et l'intérêt qu'a Sa Majesté de maintenir la liaifton intime (]ui subsiste entn^ Elle et Son Altesse Sérénîssiroe'.

Pour mettre le sieur baron de Corberon au fait des rapports qui existent entre le Roi et le duc de Deux-Ponts, ou lui communiijue la convention et les autres actes qui ont été signés le du mois dernier. Il y verra les obligations que le duc a conlrnctées envers Sa Majesté.

Lu rang que le duc de Deux-Ponts tient parmi les princes de l'Empire d an^'ienne maison, et les grandes possessions qui l'atleDdent sont tes motifs qui ont déterminé le Roi à s'attacher particnlii>remcnl ce prince, et à le lier de manière qu'il ne puisse poiatse croire libre lorsqu'il réunira sursa tête tousles Etats de sa maison.

Ces Étals sont les deux Palatinats, le duché de BavitTe tel qu*il a été limité par le traité de Teschen et les duchés de Berg et de Julîers après l'exlinction des princesses de la maison de Sullzbacli. Lorsque tous ces Etats seront réunis sur la l^le du duc de Deux-Ponts, il sera sans contredit k^ plus puissant d'entre tous ïva princes d'Allemagne, à Texceplion de TEmpereur et du roi de Prusse.

La communication que le baron de Corberon a eue de U

t. Corrftpondanct Patatinai fi Deux-PfmUt t. CXXU. i. Charles- Auguste.

NÉGOCIATIONS DE TESCHKN.

UTOspondjiiicê do son préd

lu mis on mesure de con-

Loltre les dtUails des né

ebsour, gociutions qui ont précéda lu paix do

eschen en tant qu elles ont été relatives à la cour de Deux-Ponts.

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Èoi ni

aura vu les difficultés que racccbsion du duc a éprouvées, tajit de la |mrl de la cour de Vienne que de celle de l'électeur par luiiniMne; il aura vu également les grands services que lui ont rendus tant Sa Majostt'^ que h? roi do Prusse. On est autorisé h tire que le duc conserve un grand fonds de reconnoissance pour cour de Berlin et qu'il lui est on ne peut pas plus dévoué. Ce mtiment personnel de Son Altesse Sérénissînieest certainement fortifié {>ar tes insinuations du sieur de llollenfels^ qui a été son plénipotentiaire à Berlin et à Teschon et qui a éprouvé beaucoup regards et de confiance de la part du ministère prussien. Quant '•u Roi, il a autant ft plus que le roi de Prusse droit k la reconnoissance du duc de Deux-Ponts : Sa Majesté n'a cessé de <iiriger la conduite de ce prince par les conseils les plus salutaires; Elle a détruit ou au moins forcé TÉlecteur palatin do dissimuler le lécontentement que lui avoit donné Topposition de son séréissiuie neveu à la convention du 3 janvier 1778; enfin Elle est ^parvenue à engager feue l'Impératrice Reine' et l'Empereur à ^Burmonter la répugnance excessive qu*ils avoient a admettre le ^Hac de Deux-Ponts aux négociations de la paix et à consentir à ^Ton iMrcession.

^^ Ou doit rendre justice au duc de Deux*Ponts: il n'a pas dé- ^^enti un instant les sentiments de gratitude qu'il a manifestés envers le Roi, et c'est en jmrlie pour le convaincre du cas que Sa Majestt^ fttit de ces sentiments, qu^Elle s'e^t portée non seulement à renouveler le traité de subside, mais aussi à en |>orter la durée à six années.

Le second motif qui a déternùné le Roi à prolonger le subside,

-1^ détresse où se trouve le duc de Deux-Ponis : ce prince a

rVé des dettes lorsqu'il est parvenu à la régence, et il en a

depuis; de sorte que son revenu est bien loin de suffire à ses

ises.Son Altesse Sérénissime.dans la vue do se libérer, a fait

encore dos emprunts; mais les ressources qu'ils fourniront

fait

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