‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 217 sur 256 · I. ICarié-Tbérèie èiiut uorio ea · texte numérisé non relu

I. ICarié-Tbérèie èiiut uorio ea

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LE BAHON DE UORBERO.N» 1782.

ne serontque passagères si le duc n'exécute |>as le plan deréformt» qu'il avait projeté et s'il ne se voue pas, au moins pen<lant un certain temps, à la plus stricte économie. Mais riuconstance, ta légèreté et le goût pour la dépense^ qui forment les marques didh'nclives de son caractère, ont jusqu'à prcsent retenu Son Altesse dans ses anciennes habitudes et il est fort à craindre que ce prince, faute d'avoir la force nécessaire pour maîtriser ses passions, ne prolonge de jour en jour les endiiarras où il se trouve actuellement.

Il y a lieu de supposer que l'insouciance du duc de Deux- Ponts relativement h ses dettes provient en partie de l'espérance ob il est que rélecteur palatin lui accordera un traitement annuel au moins de cent mille florins. Ce traitement avoit été vivement sollicita) k Teschon et le duc de Deux-Ponts, appuyé par le roi de Prusse, avoit voulu ou faire une condition essentielle de la paix, mais un objet aussi secondaire nétoit point fait pour arrêter un instant le rétablissement de la tranquillité de l'Allemagne ; oh engagea le duc de Deux-J'onts k se désister pour le moment de sa demande, en lui promettant de Tuppuycr auprès de sou séréniasime oncle après la conclusion de la paix.

Le duc de Deux-Ponts n'upas tardé à renouveler ses instances, mais on lui fit sentir que, vu les préventions très marquées que Télecteur avoit contre lui, il étoît nécessaire avant toutes choseb de les dissiper, ou au moins de les diminuer considérablement. Ce conseil détermina Son Altesse Sérénissime à se rendre à Munich, où elle se conduisit avec beaucoup do mesure et de sagesse et où, confonnément à ce qui lui avoit été insinué, elle ne parla pas d'aiïaires, alin de persuader à l'électeur que l'intérêt D*avoit aucune part à sa visite.

Leduc, |»rêssé de recueillir le fruit de son voyage, sollicita de nouveau les bons olfices du Hoi auprès de Télectcur pulaliu;SH Majesté ne fit aucune difficulté de les promettre. Mais Elle fit entendre au duc que les démarches ù faire dévoient être concertées avec l'impératrice 4I0 Hussie ', co-garante du traité de Teschen, et que c'étoit à Sou Altesse Sérénissime à préparer ce concert.

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