‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 221 sur 256 · LE MARQUIS DE LA COSTE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE LA COSTE

M. Pfeffel réussît en quelques jours à ruiner l'influence que la Russie cherchait à acquérir sur le duc de Deux-Ponts et quitta aussitôt le duché. Un nouveau traité d'union fut conclu le 23 février 1785,' mais la France demeura sans représentant régulier auprès de Charles- Auguste.

Au cours de cette même année 1785, au mois de janvier, Télcctcur palatin avait de nouveau tenté de s'accommoder avec l'Empereur Joseph II, en échangeant la plus grande partie de ses possessions contre un royaume qui lui serait constitué dans les Pays-Bas autrichiens, sauf les provinces de Luxembourg et de Namur : il sufUt cette fois des protestations delà Prusse et du duc de Deux>Ponts pour faire avorter le projet, sans qu'on eût besoin de recourir aux armes. Frédéric II avait riposté aux desseins ambitieux de l'Empereur en formant contre lui le 23 juillet 1785 le fameux FûrsCenbund, auquel le duc de Deux-Ponts adhéra avec empressement. De son c6té, pour s'assurer définitivement la fidélité du duc, la France consentit à mettre fin à un difl'érend qui subsistait depuis cent trente ans au sujet des limites de la Busse-Alsace : le tniité du 18 novembre 1786 fit cession au duché de Deux-Ponts du bas-oflice du Schambourg, à l'exception de Kastell, mais ce traité n'était qu'éventutd en ce sens qu'il ne devait recevoir son exécution qu'après la mort do l'électeur.

C'est dans ces circonstances que le marquis de la Coste fut envoyé à Deux-Ponts en 1788, le comte de Montmorin Saînl-lléreni étant ministre des afi'aiies étrangères ; il demeura titulaire du poste jusqu'à la Révolution.

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