M. PFEFFEL
Co système est parfaitement confornie à Tintérôt politique au Roi, et Sa Majesté verra avec plaisir que les États de rErapirt réussissent à le consolider; mais la marche à suivTe pour remplir un but aussi important est bien délicate, et domnnde bien des précautions; en effet, soit que Ton échoue, soit que Ton réussisse, les auteurs et les conducteurs du projet seront en butte à la haine deTEmpereur, et ce prince ne négligera probablement rien pour leur donner des marques de son ressentiment. Cette raison conduit le Roi à penser que M. le duc de Deux-Ponts, sans se refuser à Tassociation dont il sagit, ne doit point en être le promoteur, et qu'il doit encore moins être le centre et le conducteur de* négociations. Lorsque ce prince sera provoqué par d'autres États considérables, rien ne devra TempÔcher d'exprimer son attachement pour la constitution germanique et son désir de contribuer à son maintien. De cette manière, le duc remplira sou devoir sans se compromettre et surtout sans se compromettre seul vis-àvis de Sa Majesté Impériale.
Il y u tout lieu de penser que M. le duc de Deux-Ponts entretiendra le sieur Pfeffel du prince Maximilien '. Le sieur Pfeifel saisira cette occasion pour parler de la vie irrégulière que ce prince mène, et de la crainte où l'on est à Versailles que ses liai* sons ne le cotiduîsont à des engagements très pernicieux pour sa maison. Comme le duc a fait tout ce qui a dépendu de lui, il y a deux ans, pour favoriser le mariage du prince Maximilien avec la princesse douairière de Meiningen, il est à présumer que Son Altesse Sérénissime est encore dans les mômes dispositions et qu'elle s'en ou\Tira au sieur Pfeffel. Dans ce cas, celui-ci dira que le Roi verra avec un véritable plaisir rétablissement de M. te prince Maximilien ot qu'il ne doute pas que Sa Majesté ne le facilite lorsque le choix de ce prince sera fixé; mais le sieur Pfeffel ne fera aucune promesse et ne prendra aucun engagement k co dernier égard ; il se bornera k la supposition de la bonne volonté du Roi et de son affection pour la maison palatine.
i. Frèr« du duc réfçnant, ne on 1756, mort en 1825; U succéda en M^r» an doâ Charle5-Au(fu)>1ef en 1799 à i'élecieur C bar] 09-Th4Îo dore, el devint roi de BATU!r« souA lo nom de MaximUieD-.ToBeph I*". l\ épousa, en 1785, une princctM d« He«8»- Dftrmstadt.
CESSION DU SCHAMBOURG. ail
Le dernier point par rapport auquel il convient do diriger la conduite du sieur Pfeffel,c*estrenvie qu'a M. le duc de Deux-Ponts d*acquérir une partie du Schambourg. Le Roi est d'autant plus disposé à entrer en négociation à ce sujet que le Schambourg est pour ainsi dire une possession stérile. Il ne s'agira donc que do voir quels équivalents le duc proposera. Le sieur Pfeffel écoutera les propositions qu'on lui fera à ce sujet; il les discutera et les prendra ad référendum.
RISnCKIL DE.< INSTRUCT. DIPLOUAT. VM. — 'M