MOTIFS DE L'AMIT1I5 DU ROI
^HRRkin qu'il aura perpétuellement de 1 appui do la Franco pour ^Bo mainlicn de ses droits et de son vaste lii*ritage, qui Tont porti} ^K^ contraclor et à resserrer de plus en plus ces liaisons. " Los Ktata qui passeront un jour sous lu domination de ce
prince sont les deux l'alallnals, le duché do Buviùro tel qu'il ttétt'î
limita par le traité de Tesrhen et les duchés de Borg et do
Juliers.
^A L*ordro de succession établi dans la maison palatine appelle ^'le duc de Dcux-i'onts à la possession des deux Falatinats cl de
la Bavière immédiatement après la mort de réicctour jialalin ;
mais les |>actoH particuliers relatifs attx duchés de Juliors et de
{}erg ne lui assurent la succession dans les deux duchés qu'après a mort de Téloctricc palatine et de la duchesse douairière do îavière. '
Lorsque tous ces États seront réunis sur la tète du duc do )tiux-ronts, il sera sans contredit le plus puissant d'entre tous es princes de l'Allemagne, à l'exception de l'Emporeur et du roi de Prusse. C*est cette perspoclivo qui rond précieux au Roi rattachement de ce prince qui, étant bien dirîf^é, pourra devenir un our dans les mains de Sa Majesté un poids qui fera pencher la alance do rAllemagno du cAté que l'intérêt de la France exigera i'il soit prépondérant.
Les sentiments que le duc de Deux-Ponts a manifestés jus-
u*ici autorisent le Hoi à croire que Sa Majesté peut compter sur
es sentiments do ce prince. Le duc de Deux-Ponts est d'ailleurs
nstruit par rrx|»('Ti<'nce <|ue le Hoi est pour ainsi dire l'urbitre
solu do son sort et des luiutes destinées de sa maison, qu'il n'y
que la protection de Sa Majesté qui puisse lui garantir la pos-
ion des Etats de Bavière, qu'il est redevable à la France du
droilacquis/i sa famille en 1742do recueillir rhrrilagcde Juliers,
et que le Palatiriat situé aux portes de ne royaume doit ntiivre
I nécessairement l'impulsion que Sa Majesté voudra lui donner.
^P Le concours de toutes ces circonstances tranqxiilli^o entièro-
ment le Roi sur le système et sur la conduite éventuelle du duc
de Deux-Ponts, et le marquis de la (lostc se trouvera dans la
^K>»iition inliniment agréable de pouvoir renouveler tous les jours
à 00 prince Ic^ assurances de Taflection et de la bienveillance