‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 224 sur 256 · LE MARQUIS DE LA COSTE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE LA COSTE

qu'il aurait infaillibleineût subi si Tamitié Je Sa Majesté et celle du roi de Prusse ne l'en avoient préservé. Lo marquis de ia Cc^slei profUera do toutes les occasions qui se présenleront pour entretenir co prince dans les résolutions économiques qu'il a pri:ics. Comme il est tr*^ sensible à la gloire, le mini&tre plcnipolcntiaire du Roi parviendra sans doute plus sûrement à son but en le louant sur ce qu'il a fuit qu'en lui montrant ce qui lui reste à faire.

En général, le caracb>re du duc de Deux-Ponts exige le* plus grands ménagements. Les' fautes qu'on a commises dans son éducation l'ont rendu ombrageux et défiant. Il ne craint rien tant que Tapparence d*Atre gouverné et il suffit, pour se perdre dans son êvsprit, d'avtiir l'air de régenter ses goûts ; mais, comme en même temps il a l'àine noble et élevée, une raison saine, une sorte de fierté que la grandeur de sa maison entretient et exalte d'un jour à Tautre, la connoissance des vertus et dos vices de son caractère peut sor^^i^ également h diriger sa conduite. Pour parvenir à ce but, M. lo marquis do la Coste doit s'occuper essentiellement dès son début à plaire à ce prince et à lui inspirer de la confiance. Si, comme le Roi le présume, il réussit & cet égard, il y a tout lieu de croire que le duc lui parlera avec cettû franchise qui est dans son caractère.

Les districts considérables que ce prince possède en Alsace et les soins inséparables de leur administration établiront probablement une correspondance continuelle entre le ministre plénipotentiaire du Roi et le ministre de Deux-Ponts. Comme dans ces circonstances il pourra être fréquemment question des traités éventuels de limites que le Roi a conclus en 1786 avec Son Altesse Sérénissime, on en joint ici des copies. Leur contenu n'a pas besoin de commentaire. L'on observera seulement au sieur mai'quis de la Coste que ces Imités ne sont qu'éventuels et qu'ils n'auront leur exécution qu'après la mort do Télecteur de Bavière.

Le Roi n'a aucune instruction particulière à donner h son ministre relativouieut au cérémonial; l'usage règle cet objel dans toutes les cours. D'ailleurs Sa Mnjesté est persuadée que le duc de Deux-Ponts emploiera à l'égard du sieur marquis delà Coste la même étiquette qu'il est dans l'usage de pratiquer à

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1* égard des autres ministres qui ont été ou qui sont accrédités à sa cour, et notamment à Tégard des ministres impériaux. Le marquis de la Coste, en remettant ses lettres de créance, assurera le duc de toute Taffection du Roi, de l'intérêt que Sa Majesté prend à son bonheur et à sa prospérité et de la persuasion où Elle est de la sincérité des sentiments d'attachement que Son Altesse Sérénissimc ne cesse de lui exprimer.

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