PÉRILS QUE COURT L'EMPIRE
ips les moyens de s'opposer par la raison et par les armes aux
ilrepriMïs qui se fonl contre la Iraiiquillitr* publique. Pour cela,
rat^me temps que Sa Majesté s'est déclarée si expressément
intentions sur les places du duché do Clëves, et (ju'KIle
liqao encore <jue les armes (ju'Klle aaude<;à du Rhin rcpous-
iml seulement l'a^^ression quiseroil fuite par celles de l'Empe-
ir et dr M. l'électeur de Brandebourg ou à Sa Mujesié môme,
^u A wssulliés, et n'attaqueront point les premières, le lloi croil
^ue M. rÉIecteur de Bavière aussi liicii que les autres princes bien
iotenUonnés pour le repos de l'Empire doivent faire représenter
fortcimeut k Vienne et à lu diëte de Ratisbonne les périlleuses
»nâiW|ueucos d'un armement capable d attirer la guerre en Alle-
'. qu'ils y d4)ivent romontror que la paix do Wcslphalio
ïi aujourdluiî la première loi et la plus importante de
rEmpîre, on ne doit point y donner d'atteinte en Tintéressant
Jaiu la querelle des Hollundois soit en leur donnant du secoui*s
en attaquant M. l'électeur de Colo^^ue ou Tévéquede Munster,
en l'un ou l'autre cas, et môme en d'autres qui peuvent arri-
par ces mêmes armements, la France se trouveroit obligée
porter la guerre eu Allemagne, et en droit de demander la
ilie de l'Empire conti*e les princes qui, en attaquant ses
ou donnant assistance h ses ennemis, auroieni contrevenu
ïmcnt aux traités de W'estphalie, que ce fondement a été
Il do traité qu'elle a conclu cette iinnéo avec la Sui^de et qui
lié communiqué par cette couronne dans tout TEmpire, et que
cooronne, se joignant h la France comme jiaranlo do la
le paix de Westjjhalie ci intéressée à son observation, ce
■oit allumer une guerre qu'il importe si fort à l'Empire de pré-
% quVnlln Tintérél général et particulier do l'Allemagne n'est
tint de lia.Harder la frampiillité dont elle jouit pour l'intérêt de
Hollande, lorsque le Hoi s'expliquant conmie il continue de
in* «iir lefl places du duché do Clbves ne fait que trop connoltre
kcubien «cm intention est éloignée de vouloir rien retenir de ce
Il y a occupé; mais bien (|ue Ton dût beaueoup espérer ile In
de ces riMiionlrances (|ue Sa Majesté juge rjn'on doit faire,
iQunc l«^ raisons sont d'ordinaire fitlbles en pareilles rencontres
«lle« ne sont appuyées par les armes, Elle trouve qu'il est k
LE ntîC DE VITRY, Ifi-Î.
propos que chaque prince se mette en état de les faire valoir en se mettant en état tlo les soutenir; et parce qne peu d'autres peuvent le faire avec plus d'effet et de considération que M. TKIecli'ur de Havière, Sa Majesté croiroit (r(''S importunt que par son intérêt parliculier autant que par le général, il mil aussitôt sur pied un corps de troupes considérable pour joindre à celles qu'il a déjà, capable de défendre ses États, et ceux dos princes qui se seroient unis h lui pour leurs communs intéri^ts, en cas que quelqu'un d'eux fût attaqué pur les Iroupes de l'Empereur et de M. réleclt'ur de Brandebourg, ou que les mêmes armées voulussent prendre des quartiers d*iiiver dans leur pays. Sa Majesté prend soin de Tinspiror en même temps que MM. les électeurs de Mayence, do Cologne et Palatin, à la maison de Brunswick, aux ducs deWurtomberg et de Neubourg, landgrave de liesse, évêques de Strasbourg, de Munster et autres princes de l'Empire, qu'EUe invite do s'unir tous ensemble pour leur défense et que Texemple de M. rElei'tt'ur de Bavière, comme beaucoup pluspuissant qu*aucun d'eux, peut mieux persuader que toute autre chose.
L'objet de la ligue que Sa Majesté propose n'étant que le repos de l'Empire, l'observation des traités do Westphalic et la sûreté réciproque des princes qui y entreront, il ne peut être re<;u qu'avec un applaudissement génénil, et il est à croire que la déclaration que tant de princes feroient ensemble de ne s'être réunis que pour procurer Texécution entière dudit traité de Weslphalie et riiiïi'rmissement du repos public arr^teroit le cours des desseins qui semblent ne s'être formés aujourd'hui que pour le troubler.
En ce cns, il doit être expressément stipulé dans ladite ligue que tous les princes qui y seront comprisse secourront réciproquement lorsque l'un d'eux sera attaqué.
Et parce que le Roi est bien iiise do faire voir qu'il a principalement en vue rintérét de tout l'Empire, Sa Majesté veut bi<Mi prendre pour sa part dans ladite ligue l'obligation de l'appuyer de toutes ses forces selon le besoin qu'elle eu pourroit avoir et selon rnbligation que Sa Majesté a contractée de garantir les traités do Westphalic.
LA HAYE-VANÏKLKT
Le duc Je Vitry réussit à faire signer à l'Électeur de Banère, le tl jaomr 1673. un tmîtt^parloquet le prince s'cngageail ^ refuser le paANage de ses t(.Triti)ires aux troupes iinpin-talHi^; en échange de quoi b France lui st^rvail des subsides. Ils furent augment(5s par la suite, pour «a^>ar«'^ l'enlrelien des troupes nûcessaircs à la df>fense <?ventoaUe de Ui Bavière. I^ Wurtemberg et le palatin de Neubourg promirent légalement Ir-m* m^utralit^.
Le* ciri^finî^tanres ne lardèrenl pas h changer cependant ; so croyant ah:indoni)6 par rEinpereur. et menacé dans ses possessions iti \\V«lpbalîi'. l'i'lecttmr de Brandebourg conclut la paix avec la Fnuicelc IBjuiu lli73,À Vossoni ; il retirait sou appui aux Hollandais, tout PO »o ri^servant de rentrer en ligne si l'Kmpire ('•tait attaqué; il ■ <lu durhi.' do Clf'vos, la prinripaiité de Minden, '* K-ivonsberg. à l'exception de Wesel et des forts de la Uppc et de llecz qu'il songagea ù rendre après la paix.
I 30 aotU 1673, à La Haye, l'Espagne et l'Empereur so lir aux Pays-Bus ; d'un autre rOtiî, dans le courant de f*7l, l'Angleterre d'abord, puis l'Civôque de Munster et r*?lecteur de conclurent la paix avec la Hollande; erifiii le Brunswick, le lourg ri In Daiu-mark adla-rrrent à l'alliance de La Haye. ItilgTi/ k-6 sncci*« de la campagne de iti7i, Louis XIV se trouvait donc iUd3 nne §i(nation critique, u\iyant plus qu'un seul allie, la Suède, omitf- l'Europt' pr»^sque tout enli<>rc co;ilisi^c ; encore la Suèdi», qui cnifçmiit do voir p^'fir i#*g Provinces-lJnios.la seule livale maritime de l'Au^Wterre. jnelt'iit-ellc quelque mauvaise volonté à s'ex(*cuter et &*ttilra-t-t*Uc d^nnitivement en campagne qu'en !tî7S.