‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 29 sur 256 · Ferdinand- M a rie · texte numérisé non relu

Ferdinand- M a rie

2. Fri.^déric-Guinaunm 1*^% lo Onind Éleotour» qui régna da 4610 à 1688.

3. Beruai'dde la Ouiche^ comte de Saint-Gérnn, successivement ambassadeur k, Florence, en Angleterre, en Brandebourg;, lieutenant général en 1078, mort en 1696.

ATTITIDE DU BRANDEROURG.

oindre à iSa Majesté contre les HoUnndois ou do demeurer neutre, et en Fun et l'autre cas, Klle le fit assurer de lui n-metlro après la paix les places qu'Elle auroit reprises sur les llollandois dans son pays.

Sa Majesté ajouUi des offices avantageux à ces propositions, et 6t assex connoltre comhirn Elle étoit également portée i\ procurer le bien dudit sieur électeur cl le repos do l'Empiro; nonobstant toutes les instances pressantes du comte de Saint-Gér.in pour tirer une résolution de lui, les réponses générales qui lui furent données marquèrent son peu d'inclination de conclure avec Sa Majesté et peut-être dès lors son désir secret de favoriser les Hoilimdois. Le Roi, dans ce même temps-là. commença glorit*«sement la gnerre contre les Etats, et ne perdant toutefois le niéme dessein qu'il avoil eu de ne pas profiter des conquêtes qu'il feroil dans l'Empire, Sa Majesté conserva après la prise des places du duché de Clfeves les pensées qu'Elle avoit eues,avant que les lois do la guerre l'eussent obligée à en chasser ses ennemis. Elle voidul de nouveau connoîlrc les sentiments dudit sieur électeur sur la neutralité, lorsqu'il étoil plus en état de lui en faire sentir plus d'avantage, et Elle dépécha le comte de la Vau- ^yoa* à Berlin pour l'instruire du parti quïl vouloit prendre.

n'esl pas que Sa Majesté ne fût informée du traité que ce ince négoeioitdês lors avec les Etats, mais Elle fut bien aise do ne manquer à rien do oe qui pouvoit faire connoitre la sincérité de sefi intentions pour le repos de TEmpirc. C'est ce qu'Ellc fit encore par un second envoi duilit sieur comte de la Vauguyon, bien qu'il uVût rapporté aucune réponse du premier, et Elk' voulu! rendre en même temps si public à toute rAllemagne le dessein qu*Klle avoit toujours eu, et les nouvelles offres qu'ElIe faîsoilàee prince de remettre les places du duché de Clëves apri*s la paix, que IouIp l'afTectation quil u eue depuis î'» le cacher n'a pu empêcher que cette vérité ne fiU connue. Ce prince n'ayant pas rendu une réponse plus précise à cette dernière proposition, qu'il avoil faite aux premières, et marchant déjii avec ses troupes, Sa Majesté prit la résolution de faire marcher une armée deçà

I. Andr*^ de B«Toulat do Froment^au, comte (]« U VaugujAD, mort en 1091. Il fai uaha>vidaur cd Dctiicia&rk cl en Ktpogne.

lo Rhin prèle ù marcher pour le seconrs des princes ses alliés qui pourroient être attaqués et prdte à se retirer lorsqu'il n*y auroil point à craindre pour leur sûreté.

M. rélecteur de Brandebourg, ne se sentant pas assez fort de son chef pour commencer la guerre dans l'Empire, a trouvé moyeu de se fortifier d'un corps de troupes de l'Empereur, cl sous des prétextes spécieux Iravailh'îà faire entrer dans une ligue avec lui des princes ou que son voisinage intimide ou de qui le zèle pour le repos puldic n'est pas aussi grand quon lo pourroit désirer. Dans cette conjoncture d'ulfaires si importantes aujourd'hui pour TAllemagne, le Roi, dont toutes les pensées ont toujours été d*en conserverie tranquillité, n*a pu apprendre la jonction des troupes de l'Empereur avec celles de M. l'électeur de Brandebourg ni la désolation de tous les lieux où elles passent, sans en fttre touché, et sans se mettre en état de procurer plus véritablement à l'Empire celte même sùrelé pour laquelle ces princes témoignent en apparence d'avoir pris les armes. G*est ce que Sa Majesté a déjà fait par Elle-même en faisant avancer ses armées pour couvrir ses alliés.

C'est à quoi Elle invite tous les princes de l'Empire bien intentionnés pour son repos, et particulièrement M. l'Electeur de Bavi^re,el ElU* espi'TC d'autant plus de les réunir dans ce dessein qu'il se trouve plus conforme à leur intérêt, soit que ces troupes jointes marchent pour le secours des llollandois, soit quelles iittaipient les Etals de M.Télecteur de Cologne* ou de Tévêque de Munster, soit qu'elles continuent h subsister chez les autres princes do l'Empire sans leur couseiilemcnt. Les traités de Westphalie sont également violés, Tobligation que TEmpereur ot l'Empire y ont contractée de ne pouvoir secourir les ennemis de lu France ne peut subsister, avec les assistances qui seroient données aux Hollandois, et la paix est également violée, soit que M, l'électeur de Cologne et Tévéque de Munster soient attaqués, ou que les troupes de l'Empereur logent chez les princes de l'Empire contre leur gré. Four arrêter le cours de tous ces maux, le Roi juge qu'il est de la prudence de concerter sans perdre de

1. Maximilien-Henri de Bavière, né «n iG2t, archevêque -électeur de Cologne en luriO, mort eu tGH8.

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