AI. DE LA DAYE-VANTELET
"Le pi^sident Colbert réussit promptemonl à conclure le niariîif^p u Dauphin uvkc la princesse de Bavière, mais il Ochoua ou n'obtint t^e d(* vagues promisses surtout le reste. M. de la Haye-Vantelet ••nifurnil toujours ù Munich: lorsque TÊlecteur Maxiuiilien II a[irocha de sa niajorilé. de nouvelles instmctions liu furent données teuter de renouer le i»rojet de maiiage de ce prince avec Madet ■' 1*1 de rniïdure, s'il était possibk-, un traité d*:dUancB. Dans
II»!, Colbert (le Croissy, le négociateur de l*i'9, était devenu miublre desafTaircsélranfïèrcs; c'est lui (|ui inspira ce$ instructions.
VtHOIHE PUUR SEHVIH dYnSTHUCTION Ali SIEUR J>I-: iJk UAYK, tlAW mCR UE .SKHVlCe Dr roi a MCNHU, t»E CK Ql'iL aura a IMlOrOâKR A M. t'tLEClt:Vn DK RAYI^.RE IXïnSQUK CE PRINCE SRRÂ PARVENU * »A MAJORITÉ. — FONTAmEHLCAUf 7 JOIUJCT 4680'.
motifs qui ont formé depuis louj^tenips ontro le Roi et les do tkivicNru dus liainous d amiliâ et dn bonne correspon-
tencf Ûatiérf, t. XXXIl. Oit \o 11 juillet 1680 qu« Maximilien H d« dù-buit au».
M. DE I.A HAYE-VAMELET. H80.
dance et ijui oui m^me produit des traités de plus étroite union filtre Sa Mujestii et le feu électeur se trouvant aujourd'hui fortifiés pur rtionneur qiio Sa MQJest4? a fuit à celte maison d'y choisir une princesse pour en fairesabelle-lilleet donner dos successeurs H lu plus aug-usLe couionne de In chrétienté, Su Majesté ne peut pas douter qxm rKlecteur ne sera pas pluttM parvenu à sa majorité que non seulement il voudra entretenir avec Elle toute la bonne intelligence qui a été si avantageuse à ses prédécesseurs, mais même tpril enchérira sur le bon exemple qu'ils lui ont laissé et témoif^niern à Sa Majesté, par une alliunce encore pUis inviolable. qu'il répond parfaitement à toutes les preuves éclutautes qu'Klle lui a donnés de son estime et de sa véritable amitié.
Ledit sieur de la Haye sail que ce [irince est déjà entré dan» cet engagement jiar la parole qu'il lui a donné*.» aussi bien qu'à Colbert de Croissy de ne point contracter de mariage qui ne fût agréable k Sa Majesté, et comme Elle a si bonne opinion de ce prince quelle ne considère pas moins cette parole que si elle étoil revéluo de toutes les fonnes que les stipulations les plus authentiques peuvent requérir, Klle s'assure qu'il se portera avec d'autant plus d'empressement h l'accomplir qu'il ne peut point faire de nmriage agréable à Sa Majesté» qu'il ne soit en même temps digne de lui et d'une maison dont la grandeur et les avantages sont si fort à cœur à Sa Majesté.
De tous ceux qui peuvent filre proposés audit Klecteur, il y en a qui sont directement op|K)sés aux intérêts de Sa Majesté, d'autres qui n'y seroirnt ni contrair*'.^ ni conformes, et un seul qui lui plairoîl, d'autant plus qu'il utlacheroil par un double lien les intérêts de la Bavière à ceux de la France et augmenteroil le pouvoir et le cn'îdil de ILIecleur dans l'Kmpire.
Les alliances qui peuvent déplaire à Sa Majesié sout celles de la maison d'Autriche tjui nu aujourd'hui à proposer que Tarchiduchcssc âgée de dix ans, et de Neubourg dans laquelle il reste encore quatre princesses k nutrier dont la plus âgée a quatorze ans/celle d'après treize, la troisième dix et la plus jeune sept ans.
A l'égard de celle d'Autriche» quand il n*y auroit pas des défauts corporels qui éloigneroient l'Électeur de ce mariage, il y a