‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 52 sur 256 · Le cuiule de Retenue, envoyé en Brandebourg eu · texte numérisé non relu

Le cuiule de Retenue, envoyé en Brandebourg eu

LE MAIIQUIS DE IM)MPUi\NK

La France ne réussil pas à convaincre l'Klecteur de Bnviùre des qM^ lui faisait courir soïi inliniiU'^ avec la cour de Vienne; le là* de Villai^ quilUi Munich on janvier lt»89, après avoir coulis que Maxiniilien II (!-tait bien décidé K suiM'e l'Empereur dans bi qui allait désoler rKurope.

Iti88, Louib \!V avait envahi l'Enipire» alléguant puur sa

|u»tiflraUon que l'Empereur méditait de lui déclarer la guerre lors-

avait conclu sa paix avec les Turcs ; il en donnait pour preuve la

poremeut défensive cependant, formée à Augsbourjr en 1680 ; il

aus^ïiLvouIoir&outenirlesdroitsdesa belle -srrur, la duchesse

I, à la succession palatine, et venger 1:1 (fronl qiji lui avait été

rélecliondi^rarrhHvéque de Cologne, où rAiilrii'lMr avait vic-

L^Dieut si>utcnu le prince Joseph-Clément de Bavière contre le

français, le cardinal de Furstenberg, évoque de Strasbourg.

IJW, il opérait, par une prompte diversion, empêcher l'expédi-

\iu pnneu Guilbuune d'Orange en Angleterre et sauver par là la

le de Jacques II.

LXarope ne coalisa aussitôt contre la France ; THnipereur, la le pI la B;ivi»'i*<i en nuù 1tï89; VAngleterre se joignit aux alliés lU Rii dcrlani^me annt^e» l'Espagne et la Savoie ou 1690. Lus débuU ta guerre furent marqués par les terribles incendies que les l-'ranint sur les bords du Rhin. Les hostilités se prolongérenl années. EriUn, la paix fut couchie à Byswick, sous la Bwmbtion de la Suède et du Danemark, le SO septembre 1697 avec Um le 30 octobre avec l'Empire : les traités auté-

ntui ''S, les réuuious décrétées en dehors de l'Alsace

namocT, oirLOHAr. vu. — 7

!m LE MARQUIS DE POMPONNE, 1699.

annulées, ruxumcn des revendications de la duchesse d'Orléans renvoyi* à des arliitres.

Au cours de la ^merre, l'Électeur Mazimilicn avait, api'ès la mort de Charles V de Lorraine en 169U, t^té nommé au commandement des années intjMM-iiiles. Il avait combattu sur le Rhin, en Italie et en Hollande; de plus, le roi d'Kspa^ue l'avait nommé, en 1691, gouvemeui général dos Pays-lias, lui donnant ainsi, en quelque sorte, un acompte t sur sa surcession future, et il conserva cette qualité après la paix. Le « traité de Ryswick n'avait jias amené le rétablissement de relations « «iiplomatiques régulières entre la France et la Bavière; mais on avait ,* lieu de croire, par la part qu avait prise Maximilien à divers arrange- — nients concernant la succession d'F^spagne et dont il sera question ..«-; plus loin, (juc ce prince était mieux disposé à l'égard de la France. — Un deuil qui frappa Maximilien fournit à. Louis XIV l'occasion de s< rapprocher de lui, fort discrètement d'abord, sauf à rendre plus s( lidps, par la suite, les lions qu'il essayait de rétablir. Le 6 février 16ÎM^~""=:i

était mort, i\ Bruxelles, le prince Joseph-Ferdinand, fils de Maximi

lien et de sa première fenune, Marie-Antonia d'Autriche, morte elle

même en \6\H. C'est dans ces circonstances que le marquis dePom

ponne fut envoyé auprès de l'Électeur pour l'assurer de lasympathi^^ du Hoi, le marquis de Torcy étant ndnistre des alTaires étrangères —

MKMOIHK rOL'U SICIIVUI D INSTRUCTION AU SIKUK MAR^tUlS DK POMPONNC ^ LIECTKNANT GKNKIIAL PolR LE ROI AU 11«)UVEH.NEMKXT DE l'IlE-DE— KHANCK, imUiADIEU d'iNFASTEIUE DANS SKS ARMÉES*, ALLANT EN OrA.-- IJTK I»'i:NVOVf: EXTRAORIHNAIÏU-: I»K SA MAJKSTÉ AUPRÈS DE l'ÉLECTEUI» I»E HAVifiRK. VERSAILLES, i MARS 1G99 ^

Le séjour que rÉlecleur de Bavière^ fuit depuis plusieur années (hms les Pays-Bas, en qualité de gouverneur de ces pro viiices pour le roi d'Espagne, a été la seule cause (jui ait empéch

1. Nicolas-SiiuoD Arnaiilt, marquis de l'oinponiK', lils de raacieii ministre à alïaiivs étrangères, ué en 1G63, mort «ii ilU'i.

Page 1