‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 56 sur 256 · TRAITÉS DE L'ÉLECTEUR AVEC LA KHANCE · texte numérisé non relu

TRAITÉS DE L'ÉLECTEUR AVEC LA KHANCE

u. OE Ricous. noi.

la copie du nouvel article tel que le comte de Monaaterol renverra signé à l'Electeur de Bavière afin d'en avoir la satisfaction.

Les électeurs de Mayence et de Trêves, que ce prince a vus à son passage, lui ont paru disposés à prendre les mesures néces^ saires pour le maintien du repos de l'Empire, et pour détourner la guerre de leurs Etals; mais on doit compter en général que quelque intérêt que ces princes aient d'éviter la guerre, il est toujours fortement combattu par la crainte de faire aucune démarche que l'Empereur puisse regarder comme une déclaration. Il étoit nécessaire, pour surmonter cette crainte, qu'ils vissent rÉlecteur de Bavière retourner dans ses États, et leur donner l'exemple du parti qu'ils avoient à prendre; son entre\nie avec les électeurs de^Mayencc et de Tr^ves paroîties avoir déterminés à prendre part h Tassocialion des deux cercles de Souabe et de Frttnconie, et à conserver par ce moyen une exacte neutralité.

Le Roi n'a rien de plus à leur demander dans les conjouctm'es présentes, Su Majesté n'ayant nulle intention de faire des conquêtes dans l'Empire; mais désirant seulement de maintenir, avec les princes d'Allemagne, la bonne intelligence rétablie par le dernier traité de paix, Elle sera contente qu'ils prennent leur mesure, de manière que l'Empereur trouve une barrière suffisante au passage des troupes qn'ïl voudroit envoyer vers le Rhin ; l'associaiion des cercles et l'union des deux électeurs ecclésiastiques produira ce bon effet; la crainte que ces deux électeurs et d'autres princes d'Allemagne témoignent de s'engager avec le Roi, est avantageuse, en ce qu'elle épargne a Sa Majesté la dépense absolument nécessaire que des traités particuliers exigent; ainsi l'un des premiers soins de l'Electeur de Bavière doit être de veiller à ce que les cercles ne s'écartent point du but qu'ils se sont proposé dans leur association. Le lloi en fuit remettre nue copie au sieur de Ricous. Il s'agit de faire exécuter ponctuellement ce projet; il est certain que quatorze mille hommes des cercles, joints à quinze mille que l'Electeur de Bavière doit avoir incessamment sur pied, suffiront pour assurer le repos de ces provinces, et pour empêcher l'exécution des desseins de l'Empereur. Ces mêmes cercles doivent avoir in\ilé celui de Bavière d'entrer dans leur association. Le sieur de Ricous le verra par la

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