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M. UE Ricors, noi
les inWr^ts de Sa Majesté et pour ceux ilu Hoi Catholique ilonl l'électeur de Bavière a l'honneur d'être oncle '. En effet, il yH' — vint d'abord tout ce qu'on auroîtpu lui demander pour le service^ du roi d'Espagne. Le Roi ayant depuis jupt» ninressaire d'envoyer^ auprès de lui le sionr do Puyst'gur-, aucune des proposilion» fuites ù ce prince pour la sûreté des Pays-Bas no lui a semblé difficile, le secret si nécessaire pour rintroduclion des troupes J du Roi dans les principales places a été poncluellenient obser\*é, et les dispositions faites «le manière qu'aucun incident n'en atroublé l'exécution.
Pendant que rKlecteur de Bavière accoinplissoit aussi pouc— tuellement tout ce que Sa Majesl*'* jugeoit être nécessaire pour ItL sûreté des Pays-Bas, qu'il obéissoit comme un simple gouveraeuraux ordres que son maître lui auroit envoyés, ce prince n'avoit pris encore aucune mesure avec Elle, il n'avoit nulle autre assu— nince pour ses intérêts que sa confiance aux bontés et en la justice du Roi; il sagissoit à lu vérité d'un traité, le comte do Monaslerol, envoyé de l'Electeur de Bavière auprès du Ho», le négocioit, et Sa Majesté instruisoit en même temps le sieur de Puységur de tous les pas que l'on faisoit dans c^tte négociation. Mais comme les plus considérables articles regardoient les dattes de i'FlHpagne. quH est diffii'ile que cette monarchie, épuisée comme elle est, porte de nouvelles cliarges, les difllcultés pour la conclusion paroissoient grandes, quelque désir que Sa Majesté eftt de favoriser rElecleur de Bavièue, et de lui domier les moyens de satisfaire à ses engagements.
Aussi ce prince, persuadé des favorables inleutious qu'Elle avoil pour lui, n*a pas attendu que son traité fùl achevé pour engager l'électeur de Cologne ; il a profité du séjour que ce dernier a fait ù Bruxelles, et connoissant combien la situation de ses Etats emharrasseroit les projets de guerre, il n"a rien oublié pour le délerminer k conclure le traité signé par le sieur de Puységur et par le chancelier de l*électcur de Co-
1. Philippe y, tluc d'Anjou, roi U'Kspa^o depuis 1« 24 novembr» IIOU, é{aÂ\ fUs du Dauphia et dû la swur de rÉlecteur Maximilien.
2. M. de PuyaeifUi' avait été trouver rÉIectcur il BrnxeUes pour te déterminer & signer les trait^fl de 1701.
1^ e dani Sa Majesté fait joindre la copie à cette instruction*. )naiil nu Imité fuit depuis avec l'Électeur de Bavière, ce w? con><^nloit d'abord à se déclarer contre l'Empereur, s'il neiKoit la guerre; mais jugeant ensuite qn'inn» scniMalilo ■ration ftxposproil son pays h une mine iné\ ilal>le, il roprégtmqn'ilavoit peu de troupes, que le temps lui munquoit <ren |r osièez pour sf> dficlarer contre TEmperenr, que la perlv ■réc de Téleclorat de Bavière seroil innh'li' an sorvicn de Sn |e«(é. Suret*» repn^sontalions Lien fondi'os, l'allé a consenti h klc nontnilitt- exprimée dans le traité, les sincères intenrÉIecteur de Bavière ne lui laissant pus lieu de douter "iê prince n'ajjissc aussitôt rprElh' li* croira nécessaire. Il est {>orl(^ pur h.' Iriiilé dont le Roi fait aussi joindre une Ae à celtft instruction t|ue l'Electeur de Bavit^re entretiendra mille honuues, et qu'il recevra trente mille écus de subsides ircetlt* simple neutralité; mais en acceptant (*('! artitih*, il dit llMcroiroit plus en étal de bien servir, s'il avoit quinze mille ïe>, et quarante mille écus pour les entretenir; (pi'îl pro- ItriMt de se contenter de ces mêmes subsides lorsqu'il seroit »lifr^do faire la guerre, que, retournant à Munich, il connoltroit »r lui-même les dis[Mi$itions des cercles de Franconie et de ^'uabc. celles des princes du Rhin, qu'il en infurmeroit Sa i^jesté ti (pill Ini feroit savoir lidèlement s'il croyoit quequiiuec iU'* hommes sur pied fussent nécessaires pour Texécution de projet:*. Ia' sii'in* île Pnységnr eut ordrir du Roi de l'assurer Sa Majesté consenliroit à cette augineutalion anssitiH (ju'il '•Toilconnoitre In nécessité.
A |Hnne TElecteur de Bavière a-t-il vi^ arrivé h Bonn que, sur
oouvelle qu'il a reçue de la disposition des cercles, il a écrit
"ors»voir s'il pouvoit en s'engageant avec eux leur promettre
"OW' mille hounnch de ses troiqies. Il u représenté combien il
'^portoil do pouvoir leur donner cette assurance, le Roi lui a fait
qull y consentoit, et comme il a fallu changer l'article du
parlé seulement duilix uiWU' hommes et de trente
tb»ides, lo Roi fuit remettre au sieur de Ricoua
^ ^* Inilé Mt 4iu 13 férri^T 1701 , «t fort »a&loKUO ^ c«lui que la Bavière lîgnn