CHÊATION D'LN NEUVIÈME ÉLECTORAT
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rtahlir sur les seules misons diiiLér^t. Le sieur de Hicous )H)ijrra dir<ï aussi que Sa Majesté lui a expressï^menl ordonné lie régler sa conduite de la nioiiière que rÉIecteur de Bavière jugera la plus convenable pour le bien des affaires de Sa Majottlé, n'ayant point à cet égard d'intérêt différent de ceux de cet Flectenr.
Il y a d/jJi quelques années que TEmpire est en quelque façon 'tagé par l'érection du neuvième électorat; cette nouveauté fant été introduite par l'Empereur en faveur du duc de Ilanovre idant la dernière guerre', plusieurs princes regardant avec ii^»n celte entn'prise comme entièrement contraire aux coustilious de l'Empire et aux traités de Westphalie» ils eurent recours au Roi après la paix, et l'artnéc dernière ils lui portèrent leurs ptaiiites comme garant de ces mêmes trait(*s contre cette nourelle érection. Sa Majesté les a favorablement écoutées : Elle leur a ikclaré quElle leur donnoroit toutes les assistances dont ils auroient besoin pour le maintien de leurs droits aussitôt qu'ils Iw lui demanderoient. Il est vrai que la crainte qu'ils ont de déplaire à l'Empereur et d'attirer les effets de son ressentiment les a mpf^chés de faire d'autres démarches ; leurs ministres doivent fC^jK-ndanl s'assembler incessamment à Francfort, les intérêts de princes seront agités dans les conférences que leurs ministres laruQt ensemble. Il y sera parlé non seulement de l'affaire du [lii'avième électorat, mais de tous les sujets que ces princes ?uvent avoir de se plaindre de l'Empereur.
L'Électeur de Bavière, se trouvant engagé avec la maison d'Au-
iofie. a reconnu le duc de IIunovTe en qualité d'électeur, pur
iiOM-quent on ne peut lui demander présentement de se joindre
.. . „:. ..^.jj opposants, et dugir de concert avec eux contre
'•nient du neuvième électorat, mais il y a tant de points
r^lcr avant qu'il soit admis dans le collège électoral, que
Klecteur de Bavière peut aisément, et sans contrevenir à ce qu'il
iftit^ traverser par différents moyens cette introduction dange-
Pour pm d« son coucours contre U Franco el la Turquie, Hruest-Au^ste, il<- iirg-HanoTre, avait obtenu de l'emperear I^éopold U
,jtjre l(>!»2. Les priores île l'Einpiro n'ayant pas oie cou- U auuvtratt iiir« tke fut reconnu par eux qa'ea 1708.
«taCU. UE« JN5THLCT. UIPLOMAT, VII. — K
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M. DE RICODS, 1701.
reuse au bien de la religion, contraire aux constitutions ie l'Empire, el propre à établir à leur préjudice Tautorité absolue de l'Empereur. Elle n'est pas moins contraire aux Mies que rÉlecleur pourroit avoir pour l'avenir, elle donne à la maison d'Autriche une voix assurée pour l'élection du roi des Komaius, le duc de Hanovre élant engagé de donner toujours son suffrage, comme électeur, à un prince de celte maison; enfin rÉlecleur de Bavit^re peul enlriT dans les autres sujets que les princes correspondants (c'est le nom qu'ils ont pris) prétendent avoir de se plaindre des contraventions de l'Empereur aux constitutions de l'Empire, el h la capitulation qu'il a jurée à son élection. Il est tr^s nécessaire pour le bien de TEmpire que l'assemblée de Francfort soit fortement appuyée, en sorte que la crainte ne puisse empêcher les ministres dont elle sera composée de travailler conformément à l'intérêt de leurs maîtres.
II sera nécessaire aussi que le ministre de l'Électeur de Bavière à Ratisbonne ait des ordres particuliers d'agir de concert avec le sieur de Chauiois, plénipotentiaire de Sa Majesté à la diète. On peut par ce moyen ut par l'union du ministre de l'électeur de Cologne empêcher qu'il ne se prenne dans cette assemblée des résolutions contraires au maintien du repos de l'Empire.
Le sieur de Ricous doit entretenir pour cet effet un commercô exact avec le sieur de Chamois, et il n'est pas moins nécessaire qu'il entretienne le même commerce avec le sieur Obrechl à Francfort *, le sieur d'iberville à Mayence el le sieur de Gergey à Stuttgard, tous trois étant dans ces différents lieux en qualité d'envoyés extraordinaires de Sa Majesté. Quoiqu'Elle lui ordonne j particulièrement ce commerce, son intention est aussi qu'ilf écrive à ses amhassadtMirs, et à ses autres envoyés dans les cours étrangf'res, ce (pril croira nécessaire pour le birn du service. Il en infonncra pareillement les commandants dos armées du Roi sur le Rhin, et comme l'Electeur de Bavière désire que Sa Majesté puisse en cas de guerre joindre quelques troupes à celles de
1. Désigné par le Roi comme arbitre pour la liquidatioD de U succession palalme,] concurremment irec le conseiUer Binder, représentant l'Empereur.