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leeteur^ le sieur dr Kicou8 en se rendant auprès do lut oxnmidaii« son voyage les passages qui pourroient faciliter cetU; tunicntioii.
Depuis la conclusion du traité^ le comte de Monasterol a deidê par ordre de son maître quels étoient les alliés du Roi en lemftgiie. ('^mnie il fera vraisemblablement la même question sieur de Ricouh. il es^l ntV'essuire (pril saelie que les électeurs Bavière et de (k»logue sont les principjiux; Sa Majesté a fait traité avec les ducs do Wolfenbiitlol, ils sont obligés d entrouir huit mille hommes, et ce corps peut empêcher les princes \e de Lunebourg * de dégarnir leurs États de troupes tt paî^ser au s*>rvice de TKmpereur ou des Hollundois. est actuellement en négociation avec le duc de Saxe-Gotha ' ui doit fournir six mille hommes et les faire agir de concert avec lajo&t4^. Il pourra suivant les besoins les joindre ou aux des ducs de Wolfenbiiltel ou bien à celles du cercle de Franconie. Mais le principal traité dont la négociation a été cornmeaeée a%'ant la conclusion du truite fait avec TKlectenr de Bavièra« wt celui d'une alliance oiïensive et défensive avec le roi de Pologne?'; si ce traité s'exécute, ce prince doit avoir dans le OKmdf mai prochain qiiin/.e mille hommes de troupes réglées, aur les frontières des Klals héréditaires de l'Empereur. Il doit ire la paix avec la Suède, et fortifier encore cette armée de ttme mille hommes deux mois après la conclusion de cette le traité i>>i signé, on attend h tous moments la ratification ; irol-f trv arrivera-l-ello avant le départ du sieur de Ricous, mais faut attendre l'exécution de ce traité avant que d'y prendre une oonCtaucê. Si le roi de l'ologiio rarcomplit, l'alliance du [r âét Saxe-Gotha sera très utile encore pour assurer lelTet de .. ip*meol et la diversion des forces de l'Empereur en sera • r)sid»^rable. Le Roi avait fait donner un projet do Imité k ^îun>ler. mais ce prince est timide, et la crainle du . .«^^ Uollandoi*» l'a jusqu'à présent empêché d'accepter
'^-nSottel cl les Lftoebourg »pp&rt«nai«iil i la m«UoD de BruD«wick. dw: de Suc-Oolha «t All«nhourg. né tu 1676, mort en 1133.
'--M^ar de Siii«« d4 en 1670. élu rui de Polog:ne en 1697 contre '•>n«i ta 1704 pur Charles XII dr Suéde, il reprit »a courvnno fti {-Ï4I. tv«c la Su^« qu>D 171S et mourut eo 17.13.
H. DE RICOUS, noi.
les offres que Su Majesté vouloit bîeii Lui faire pour la sûrelë de son diocèse.
C'est ainsi que le sieur de Ricous peut informer l'Électeur de Bavière des alHaiires du Roi en Allemagne. Si ce prince en proposoit de nouvelles, il est nécessaire de le détourner de toutes celles qui peuvent être à charge par les subsides à donner. Les dépenses que le Roi est obligé d(^ faire pour soutenir la guerre sont si grandes, qu'il faut éviter autant qu'il sera possible toutes les nouvelles propositions que l'on pourroit faire à cet égard, et engager les princes de l'Empire seulement par la connoissance de leurs véritables intérêts.
Le sieur de Ricous aura vu par les lettres que le Roi lui a fait communiquer que l'Electeur de Bavière jugeoit nécessaire que Sa Majesté voulût bien faire parler à l'électeur palatin, le faire expliquer sur les conjonctures présentes et lui laisser esp('*rer lu neulraliU*. Elle fait joindre h cette instruction l'extrait des ordres qu'Elle a donnés sur ce sujet au sieur Des Alleurs'. Le sieur de Ricous en informera l'Electeur de Bavière, s'il ne l'a pas encore été par l'électeur do Cologne, et dans la suite Elle lui fera savoir la réponse que l'électeur palatin aura faite.
Le sieur de Ricous informera directement Sa Majesté tous les ordinaires do tout ce qui aura quelque rapport au bien de son service. Elle lui fera savoir ses intentions en réponses de ses lettres, et elles lui sei^vironl de nouvelles instructions sur tous les articles dont il ne peut être informé par ce mémoire.
Outre ce qui est contenu dans la présente instruction des avis ordinaires que le Roi veut que le sieur de Ricous lui domie de tout ce qui se passera à Munich, l'intention de Sa Majesté est que tous ses ministres au dehors lui apportent au retour de leurs emplois une relation exacte de ce qui se sera passé de plus important dans les négociations qui leur avoient été confiées, de Pétat des cours et des pays où ils auront servi, des cérémonies qui s'y observent, soit dans les entrées, soit dans les audiences, ou dans toutes les autres occasions, du génie et des inclinations des princes et de leurs ministres, et enfin de tout ce qui peut
i. Pierre Pachot de« Alleurs, Rgeol à Berlin en 1697, à Cologne en 1701. m CoDstantinople ea 1700, mort en 1733.
donner une connoîssance particulière des lieux où ils auront été employés, et des personnes avec lesquelles ils auront négocié. Ainsi le sieur de Ricous aura soin de préparer un mémoire en forme de relation de l'emploi que Sa Majesté lui confie, pour le mettre à son retour entre les mains de Sa Majesté.
La politique de Looîs KIV ne tarda pas à reconstituer la coalition : les puissances maritimes d*abord, puis le Danemark et TEmpereor en 1 701 , conclurent contre lui la « grande alliance » ; la guerre éclata seulement au mois de mai 1 703, après que Louis XIV, à la mort de Jacques II, eut reconnu comme roi d*Angleterre le fils du roi dépossédé, réfugié en France. Les cercles de TEmpire, qui s'étaient prononcés d'abord pour la neutralité, accédèrent à la grande alliance le 22 mars 1702, et malgré les efforts des électeurs de Bavière et de Cologne, la diète déclara la guerre à la France le 30 septembre; bientôt suivirent la Prusse, où l'électeur de Brandebourg venait de se faire reconnaître roi par l'Empereur, puis en 1703, le Portugal, la Suède et la Savoie.
Dans cette conflagration générale, TËlecteur Maximilien, qui crai- ^it avec raison d'être l'une des premières victimes de la guerre, avait montré quelque hésitation à remplir tous les engagements qu'il &vait contractés à l'égard de la France. Il avait fallu à deux reprises iogmenter les avantages que lui avait concédés la cour de Versailles : une première convention du 17 juin 1702 accrut les subsides versés par la France et l'Espagne, et promit à TËlecteur la cession des Palatinats du Rhin et de Neubourg avec la dignité royale, ou le gouvernement héréditaire des Pays-Bas avec la pleine propriété des provinces de Gueldres et de Limbourg, ou encore, si l'Électeur menait à perdre la Bavière, l'entière souveraineté des Pays-Bas. Par 'Ki'second traité du 18 août 1704, la France s'engagea à ne signer la paix avec l'Empereur et l'Empire que s'ils reconnaissaient à l'Électeur la jouissance à perpétuité du duché de Neubourg, des villes d'Ulm,
Memingen et Augsbourg, et la souveraineté dn pays sitaë entre \e Danube, le Lech et les montagnes du Tyrol.
A ce prix, Maximilien s'était résolu pour ralliance française = le S5 septembre 1702, il s'empara d'Ulm, mais, comme il négociait t <3njours avec Vienne, il n*opéra pas sa jonction avec Tannée du Ulm.Jn. Dans la campagne de 1703, n'ayant pas su ou voulu profiter de qt^i niques succès qu'il avait remportés au printemps pour se jeter en tencips utile en Autriche, circonvenu par son entourage qui le pressait de faire sa paix avec l'Empereur, il se montra fort au-dessous de ce «jne la France attendait de lui et ne seconda point avec assez d*énergie les plans du maréchal de Villars.
En 1704, après la défaite de Donauwerth, où les troupes bavaroises s'étaient fort bien conduites , l'Électeur Maximilien reçut de l'Ëmpereiu des propositions de paix fort avantageuses : on lui offrait la restitution du haut Palatinat, la cession de Neubourg, qui appartenait à Télecteur palatin, le gouvernement général des Pays-Bas, et de fortes indemnités pécuniaires. Mais espérant mieux et apprenant qu*il all^t promptement recevoir l'aide du maréchal de Tallard, MaximiULcn rompit la négociation pour reprendre les hostilités. Cette détermixia-ation ne lui porta pas bonheur : la désastreuse bataille de Hochsft^^tt força Maximilien à abandonner la Bavière, qui tomba au pouvoir «les alliés.
M. de Ricous avait accompagné rÉleclcur aux armées ; blessé &la bataille de Hochstett, il fut autorisé à rentrer en France et rempl-«cé par le président Rouillé, le marquis de Torcy étant ministre ^^^ affaires étrangères.