‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 61 sur 256 · DIFFICULTÉS DE LA BAVIÈRE AVEC L'ESPAG^ÏE · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS DE LA BAVIÈRE AVEC L'ESPAG^ÏE

Bas, et à faire ses efforls pour assurer à rElecleiu* île Bavière In possession (laisible des villes et des pays qu*il demandojl, e( dont la meilleure partie étoit déjà entre ses mains.

Sur ce fondement. Elle ordonna de signer les nouveaux articles dont la copie est aussi jointe h cetto instruction, et ils le furent le 18 du mois d'août dernier. Il y avoil lieu d'espérer que le» conditions en pourroieut être accomplies.

La face des afluireb étant changée par le malheureux succès de la baliiille d'ïlorhstett', IKlecteurde Bavière, prenant le parti <lo revenir dans les Pays-Bas, a demandé au Roi l'exécution de l'article 17 du traité signé au mois de juin 1702, et il a prétendu qu'étant dépouillé de ses États, il devoil suivant ce traité entrer a.U!^Hit6t en possession de la souveraineté des Pays-Bas.

Les raisons ne raanqueroient pas pour combattre cetto pré-

leiition : on pourroit dire que ce prince ua pas enrore perdu ses

États de Bavière puisque ses troupes font actuellement la guerre

contre celles do rCrapereur pour la défense do son électoral, que

rÉIectrice sa femme et les princes ses enfants ne sont point sortis

de Munich : ainsi Ton ne peut dire avec raison qu'il soit privé de la

jouissance de son pay*.

Toiilefois Su Majesté na pas jugé h propos d'entrer dans Hte discussion, déjà ce prince commencoil h se plaindre qu'immédiatement apn'^s le malheur quUI avoit eu de perdre ses États, il Irouvoit des diflicullés à l'accomplissement des promesses qui lui avoient été fuites. Ces plaintes étoient secrètes, mais elles seroienl bienhM devenues publiques, elles auroient donné la conii(iih<;ance certaine du traité, et il est important que les bruits qui en ont été répandus en Espagne soient regardés encore comme douteux.

Le président Rouillé sait par lui-même le mauvais effet que [troduil sur la nation espagnole l'idée seule du moindre démcmliromeni de la monarrhie. Quoique les Pays-Bas lui soient depuis longtemps Ins îi charge, la n*rtitudo d'une cession entière de ces proWnces pourroit causer de grands mouvements dans un temps où rarchiduc est sur les frontières de ce royaume à la lÔte d*une

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