‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 63 sur 256 · VICAHUT GÉNÉRAL DES PAYS-BAS · texte numérisé non relu

VICAHUT GÉNÉRAL DES PAYS-BAS

Li patente de vicaire général lui a été envoyée, mais il n'a pas été content des restrictions qu'il y a trouvées, et demandant un pouvoir sans bornes dans les Pays-Bus, il a renvoyé cette expédition au baron Simeoni pour en demander une nouvelle, semblable à celle des princes de la maison d'Autriche gouverneurs des Pays-Bas.

Il est vrai que ces patentes leur donnoient une autorité très étendue : ils pouvoient disposer de tout, gouvernements de provinces, de places, emplois civils et militaires, évèchés et bénéfices, onfin toutes les grâces que le roi d'Kspngnc pouvoit faire dans les Pays-Bas étoient à leur nomination ; mais en môme temps cette grande autorité étoil restreinte par des instructions secrètes dont rÉIecleur de Bavière ne parle point. Il y a lieu de iToire quelles ne seront pas ignorées î\ Madrid, et quoi(pie le Roi souhaite de faire plaisir à ce prince, Sa Majesté ne peut cependant conseiller au roi son petît-filsde rejeter entièrement toutes les représentations de ses ministres, principalement lorsqu'elles seront fondées sur les anciens usages. On sait (jnel est en Espagne le poids des exemples, et qu'ils servent ordinairement de règle à toutes les délibérations les plus importantes ; il est certain que sî le roi d'Espagne décidoitsur la patente de vicaire général contre Taris des conseils, cette décision seroit aussitôt regardée comme \h confirmation des bruits répandus au sujet du traité. Il faut donc s attendre rpie si l'expédition se fait de la manière que rKlccleur de Ba\ière la demande, ce ne sera qu'à condition d'y ajouter les instructions secrètes telles que les princes de la maison d'Autriche les ont eues.

Le Roi a cependant fortement écrit pour avoir cette patente sans restriction : c'est tout ce que Sa Majesté peut faire. Au reste Elle croit que son sen'ice ne souffrira point des difficultés que les Espagnols apporteront à celte expédition : l'autorité sans bornes de l'Electeur do Bavière dans les Pays-Bas pourroit souveal embarrasser l'exécution des ordres qu'Elle jugeroit à propos de donner, et il est très nécessaire qu'ils y soient respectés et suint pendant tout le cours de cette guerre, delà môme manière qu'ils l'ont été depuis qu'elle est commencée.

Cette réflexion est seulement pour l'instruction particulière

du président Rouilla, rintenlion de Sa Majesti^ étant de laisser former les difficultés par leâ Espagnolssausenfairenaitro aucunes de sa part. lU seront assez ingénieux à susciter des embarras que Sa Majestt^ auroit peut-ôtre peine k lever quand même Elle le voudroit. Il faul que rÉlecleurde Bavière lui ait l'obligation entière de les aplanir quand Elle croira nécessaire de le faire, et que cependant il ne puisse les attribuer qu'à la politique ordimure du conseil de Madrid.

Ce conseil est très prévenu qu'il importe au service du roi d'Kspagne de nommer un commandant des armes dans les Pays- Bas à la place du marquis de Bedmar'. L'Klecteur de Bavière craiut au contraire celte nomination, et le Roi Ta jusqu à présent enipêcbée à la considération de ce prince; elle parolt cependant nécessaire, non seulement pour satisfaire les Espagnols, mais encore pour le bien des affaires, car il convient qu'il y ait quelqu'un dans ces provinces dont Tautorilé puisse servira faire ex^ cuter les projets de Sa Majesté, s'il arrive que TÉlecteur de Bavière y veuille apporter quelque obstacle; il n'est pas encore temps de lui rien dire sur ce sujet ; il faul seulement, s'il en parle, lui faire connolire qu'il ne sera pus aisé d'éluder les représentations que le conseil d'État ne manquera pas défaire au Roi Catholique pour donner un successeur au marquis de Bedmar. qu'il est impossible de les rendre inutiles; il faut au moins s'attacher à faire tomber le choix du roi d'Espagii» sur un sujet dont la conduite ne puisse faire de peine à rÉJectour de Bavière. Comme le président Rouillé a pris uneconnoissance particulière des afTaires <rEsjuigne, soi! pemlant son séjour en Portugal, soit à l'occasion de son passage à Madrid en revenant de Lisbonne, le Roi a jugé qu'il seroitplus capable que personne de bien exécuter les ordres de Sa Majesté auprès de FEIecteur de Bavière, car il s'agira principalement des intérêts de l'Espagne, soit qu'il convienne de suspendre l'exécution des traités faits avec ce prince, soit dans h temps (ju'il sera nécessaire de les accomplir. Elle est persuadt qu'Ëlle ne sera pas moins satisfaite de la conduite qu*il tiendra dans le nouvel emploi qu'Elle lui confie, qu'Elle I*a été dans les

I. OfQoter gëuéral cspa^ol, ancien {^uverneur des Pa;s*B&a eapagook, vîcen>i do âiciU en 1704, inorl en 1723.

ENTOURAGE DE LELECTEUH.

ToiicUons de l'anibassode qu'il a exercée pendant plus de cinq «nuées à Lisbonne, où ses soins et son attention lui ont procuré le bonht^ur do rt^ussir dans les choses los plus difficiles où Sa ^lajeslë a éié obligée do b' faire agir suivant les dilTértuitt^s disp)s^itions des aftaire».

Quoique tout irararl<''ri? soit honorable lorsqu'il s'agit dex^-

uler les ordres du Roi, Sa Majesïô n'a pas voulu cependant

*)nner au président Rouillé le litre d'envoyé extraordinaire après

.^^oir DU celui d'ambassadeur. Il pourra m^niu étant sans caractère

*iter une inllnité de difficultés sur le cérémonial ; ainsi Elle lui

ra-ilreniftlre seulement les lettres de créance (|u*Elle écrit à eu

(>r*ince. Elle veut qu'en les lui présentant, il t'iLssuro de la parfaite

«^■s» lime et de ralTccfion particulière que Sa Majesté a pour lui,

c^i'il lui dise qu'EUe est persuadée qn*il n'en doute pas, et

<\\aElle veut aussi lui en donner des marques (^n toutes occasions;

qu'EUe regarde comme ses propres intérêts ceux de cet Électeur,

<\ull doit sassurer qu'EUe veut accomplir ponctuellement les

^nuttfs et contribuer d'ailleurs, en tout ce qui dépendra d'Elle.

ftui avantages de ce prince; (jul^lle s'attend qtie de sa part il re-

îçardera toujours less intérêts de Sa Majesté et ceux du Roî Catho-

"fpK-S comme les siens propres, et que connoîssant l'état présent

dcfl affaires d'Espagne» il ne sera pas surpris que l'on ne fasse pas

pmi^rttlement tout ce qxie Sa Majesté pourroit désirer el ce qu'il

BWlhaiteroit lui-mérne pour sa propre satisfacliou.

Le président Rouillé ajoutera que l'ordre le plus particulier '|iH) le Roi lui ait donné, est de régler sa conduite do manière 'iu>llc fasse connoltre les sentiments de Sa Majesté pourTElcc- Icurde Ba\-ière, et que ce prince ail sujet d'en être content.

lie* millilitres dont le conseil de cet Electeur étoit composé, |)Aroii>foienl beaucoup plus attachés aux intérêts de l'Empereur iw'àceux de leur maître. Us sont demeurés en Bavière; il a pré- •«ntement auprès do lui un secrétaire allemand nommé Reichard Itt'ûQpeut regarder comme celui qui a le plus de part à sa conliauc/ï, c'est de lui dout il se sert pour écrire ses lettres les plus iiiiporlanles, il lui a permis de recevoir une pension du Roi de l"»» mille li\Te8,et il a paru longtemps qu'il souhaitoit de méntcrlt's gn^ces de Sa Majesté par un attachement sincère à son

;rriru n»-« i\sr»rr;r. iiit'LoMAT. VU. — 'J

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LE PRÉSIOENTROÏÏÏÎXETtTOÎ

son ice. Klte a su cepcndunt qu'il y avoit lieu de le suupçûnuer (i^nvoir clinng*' de sentimcMits depuis In conféronce qu'il euir^U^ «lerniLT pur oixlre de rKleoleur de Bavière avec le comte de NVralislaw, envoyé de rKmpercur. Cet avis ne suffit pas pour lui rc- InmcLer sa pension, mais il f*st néci3ssiiire que le pn^sident Houille observe sa conduilo. 11 pourra connoîlre nu bout de quelque temps si l'on doit se délier de ses intentions, ou si rinimiiié par* ticulière du comte do Monasterol est le seul fondement de l'avis qu'il a donné nu sujet de Rcichnrd.

Le sieur de Ricous prétend que !e cliangeraonl qu'on a remarqué dans sa conduite, n est pas FelTet de son inclination partîculière, qu'il ne suit d'autre mouvement que ceux de son maître. et quayant été fort zélé pour le service du Roi lorsqu'il a >-ii que l'hloctenr de Bavière Tétoit aussi, il faut que depuis il ait dt^cou* vert quelque chanpeuieut dims l'esprit de ce prince.

Tous ces avis méritent d'être approfondis; quoique l'Électeur (le Bavière ait marqué beaucoup de f«^rmeté dans les ongupv ments qu'il a pris avec lo Roi, que Sa Majesté lui ait donné en public les loujinges que sa constance méritoit, Elle conuoll cependant assez le earact«''rc de ce prince pour savoir qu'il uW pas aussi solide que le peuvent croire ceux qui ne Tonl pas pratique. Elle sait <|u'en différentes conjonctures il a été fort tenté d'accepter les olïres des ennemis, que s'ils avoient été plus diligents et plus faciles à lui accorderses demandes, ils auroient pu l'attirer à eux. et le détacher des liaisons qu'il avoit prises avec Sa Majesté. Elle veut garder le secret de ce qu'Etle sait sur ce sujets mais il est de sa prudence de scn servir pour ne pas s'abandonner entièrement à la bonne foi de ce prinre.

Il avoit proposé, avant que d'arriver dans les Pays-Bas, d'envoyer, aussitôt qu'il y seroît, quelqu'un de sa part en Hollande pour découvrir quels éloient les sentiments des Uollandois sur la continuation de la guerre, et s'il ne se Irouveroîl point quelque jour à une négociation de paix. Sa Majesté apjirouvr)i L son dessein, pourvu que cette commission fût donnée à quelque personne obscure qui ne parut point aller de sa part eu Hollande. Lorsqu'il a été à Bruxelles, il a proposé d'envoyer au Pensionnaire le même Rcichard dont il a été déjà parlé dans ce mémoire. Il a fuit plus,

ENTOrRAGK DE l/ÉLKCTEtIR.

idr« la réponse ()u Roi, il u demaiiilé pour lui un

pMMport »ouH prolcxlc de 1 envoyer socrètement h la Haye régler les arrértiges des sommes (ni'il a empruntées des Étals — -T "niix surws piern^ies. Sa Majesté ne sïuI \h>\u\ eueore si le

• i'orl a vi^ uct'ordê . mais Klle a fuit connoîlre ù rKIeclour de ■hvière que Tenvoi d'un homme entièrement dans sa confiance, instruit de tou8 les truites, ne convenoit point, qu'il donneroii ftver raison de grands soupçons on Kspugne, et que si Sa Majesté n'eu |»aroi?^»it point alarmée, on jugi;roil bientôt que ce seroit une nt^goeialion commencée de concert avec Elle pour traiter de U |»aîx aux d<^pens de rotto monarchie. La personne du sieur Reirhard éloit d'ailleurs suspecte, mois cette raison n a point ôiù dite.

Outre le sieur Heichard. rKlecteur de Bavière emploie encore iaiiB av^ alfuires le baron de Afalknectit, dont les intentions ne paroiftsent |uls mauvaises, et le sieur Prielmeyer; le dernier a très |ieu de l'A pari lé et nul crédit auprès de son maître.

T - banm de Xinth, son dt'puté à Ratisbonne* doit bient<M se auprès de lui, étant arrivé depuis quelque temps à Strasikrarg;son inclination pour la France fut cause de sa disgrAce, dan* le temps que rKIeclour de Bavière prit ses premiers engal^fmenf^ avec l'Fmpereur. Sa Majesté se souvenant de son zèle et A** sa capjicité souhaita de le faire rentrer dans les affaires peu de tptnp» après la C/Onclusion du premier traité; il fut envoyé j\ RatUbonneoù il a bien servi, mais ses ennemis Téloignuront entiërc-

t>l de InronOauoo de son maître, s'il n'est protégé par Su Majesté; û ^m intention e^l que Je sieur Rouillé lui rende les oITices dépendront de lui ; il sera seulement de su prudence de prendre garde à ne [ws contraindre l'Klecteur de Bavière en lui faisant des ^takaude» qu'il ne lui conviendroit pas d'accorder. ^■L'ordre le plus (»ssentiel <|ue Sa Majesté ait il lui donner pour ^ou ^ry'ice^ est de vi\Te dans une intelligence parfaite avec le ^■r^hal de VilliToy', et de ne rien faire que de concert avec TCl. Cclti^ union si nécessaire entre les persunnes quTille hf)nore -f — 't'i^nce, sera le moyen le plus sûr qu'il ail pour lui plaire; i.-n des oecuHÎons où le mnré«-lml d<» Yilleroy ne pour-

ffut^i» ém NeiirnU«. iluc <1« Yill«roH nii en KiU, Uïi mar^cbal «n 1UII5, «• ITÎa n étjùt à €« momvot û Tiirmév tlii Uhin.

roit pas dire lui-même à l'Électeur de Bavière les choses dont le président Rouillé pourra lui parler; lorsqu'ils agiront de concert, les difficultés s'aplaniront, et il est de la dernière importance que celui qui a le commandement des armées, et par conséquent l'entière confiance du Roi, ne soit pas traversé dans ses desseins parles obstacles que l'Électeur de Bavière y pourroit susciter.

Quoique l'intention de Sa Majesté soit que ceux qu'ËUe charge de ses ordres auprès de ce prince aient pour lui toute la déférence, et lui marquent tout le respect que son rang, sa naissance et son attachement aux intérêts de Sa Majesté exigent, Elle ne prétend pas cependant qu'ils cèdent toujours à ces sentiments, et qu'ils paroisscnt faibles lorsqu'il convient de lui parler avec fermeté ; elle est nécessaire on plusieurs occasions, il sait tirer avantage de trop de complaisance. Il faut savoir mêler à propos l'un et l'autre, et sans s'écarter de ce qui lui est dû, lui parler fortement lorsque l'état des affaires le demande.

Il sera du service de Sa Majesté que le président Rouillé tâche d'établir des correspondances en Hollande, de savoir par leur moyen les dispositions des peuples, si la paix est souhaitée, ou si cette république songe uniquement à la continuation de la guerre, les moyens qu'elle a pour la soutenir, les préparatifs qu'elle fait dans cette vue; enfin il tâchera d'avoir des avis sûrs de tout ce qui peut avoir quelque rapport au service et aux intérêts de Sa Majesté et Elle ne doute point qu'il ne l'en informe très régulièrement.

En abandonnant Li Banère après la bataille d*Hochstett, TËiccteur Maxîmilîcn avait autorisé sn seconde femmo^Tht^'rèse-Cunégonde lie Pologne, à traiter avec l'Empereur. La convention d'Ilbershoiai, conclue le "novembre 1704, li\Ta tout le pays h Léopold, à Texccption du bailliage de Munich, sur lequel rËlcctrice conserva son pouvcnr, oaais en s*obligeant à raser les fortifications de la ville. Un an plus tard, l'Empereur Joseph 1", qui avait succédé le 5 mai 1705 h son père Léopold, mil au bande l'Empire, le 27 novembre, les électeurs de Bavière et de Cologne, les déclara déchus le 29 avril i70(î, et partagea la Bavière entre rélecteur palatin, le prince de Lambcrg, IV-vêque tf'Augsbourg et quelques autres princes.

Le président Rouillé avait suivi Haxiniilicn dans les Pays-Bas, où se prince &*était réfugié et où il combattit avec Villeroi, puis avec fVndôme (1707). L'Électeur y reçut de François Uakoczy, au nom des lag>'ares révoltés, l'offre de la couronne de Hongrie, offre qu'il léclina, sur les conseils de la France; il fit la campagne du Rhin n 1708, et. après Malplaquet (1709), Louis XIV lui donna asile au bihteaude Compit''gne. Dans rintcr\'alle, le président Rouillé, chargé n 1705 d'une mission qui demeura infructueuse pour négocier ■ecrètement la paix avec la Hollande, fut autorisé en 1707 à demeurer i Paris; il fut, en 1709, envoyé à la Haye avec le marquis du Torcy K>ur y sonder les intentions des allli*s et faire des offres de paix de a part de la France ; cette mission n'aboutit pas plus que la première, tnalgré les énormes concessions faites par Louis XIV.

L'avènement d'un ministère tory en Anjrleterre en 1710, la mort de l'Empereur Joseph l"' au commencement de 1711 allaient bientôt

clianger la fucc des choses : par haine de Marlborough et du parti whig, les nouveaux ministres anglais cherchèrent à se rapprocher de la France; d'autre part, l'élection probable de Tarchiduc Charles à Fempirc détachait les alliés de sa cause, car si, dans Tintérôt de Téquilibre européen, ils avaient voulu empêcher les couroimes d'Espagne et de France d'être jamais réunies sur la même tôte, il ne pouvait leur convenir,' pour le même motif, que les immenses possessions de la monarchie espagnole échussent au nouvel empereur. Des négociations furent promptement nouées entre TAngleterre et la France. La campagne de Villars dans le Nord, en 1 7 H, s'annonça comme devant être plus heureuse que les précédentes; Louis XIV résolut de mettre enfin Maximilien en possession des Pays-Bas espagnols, conformément aux engagements qu'il avait pris au début de la guerre et que les défaites répétées de ses armées l'avaient empêché de tenir; mais en môme temps, par une convention nouvelle signée avec l'Électeur le 3 juillet 17H, il prit ses précautions pour installer des garnisons françaises dans quelques places ; Maximilien accepta d'autant plus volontiers cet arrangement que, dépouillé de ses Etats héréditaires, il n'avait plus d'armée à sa disposition. Louis XiV décida de faire suivre l'Électeur par un envoyé spécial, auquel il confia également le soin d'entrer en rapports avec divers princes allemands. Le comte de la Marck fut désigné pour cette nùssion, le marquis de Torcy étant ministre des affaires étrangères.

INSTRUCTION POUR LE SIEI.'U COMTE DE LA MAHCK, MARÉCHAL DES CAMPS ET ARMÉES DU ROI \ CHAHGÊ DU SOIN DES AFFAIRES DE SA MAJESTÉ AUPRÈS DE l'ÉLECTEUU DE BAVIÈRE. — MARLY, 12 JUILLET 1714*.

Une des conditions principales des traités que le Roi fit avec l'Elecleur de Bavière ' au commencement de cette guerre, étoit que si malheureusement il venoit à perdre ses Etats, les Pays-

i. Louis-Piernr, conilo de la Marck, fut ensuite ambassadeur à Stockholm (voir le volume Suède, par M. A. Gkffroy, p. 277) et à, Madrid. C'est le grand-pire de l'ami de Mirabeau.

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