LE MAHQUIS DE MAILLEBOIS
pas renouvelé à son expiration, et la France n*eut plus à Munich que des agents d'ordre inférieur.
La situation se modifia en 1725 : depuis trois ans, le congrès de Cambrai délibérait inutilement sur la solution à donner aux différends qui subsistaient en Europe, lorsque la rupture du projet de mariage entre Louis XV et Marie-Victoire do Bourbon, infante d'Espagne, détermina Philippe V i'i rappeler ses plénipotentiaires dn congrès et à signera Vienne, le 30 avril 1725, un traité séparé ayecT&npereur. Pour obtenir de ce dernier la renonciation définitive à ses prétentions sur la succession d'Espagne, Philippe V avait consenti i reconnaître, le premier parmi les rois d'Europe, la Pragmatique sanction, et il avait conclu, le même jour, avec Charles VI une alliance défensive.
La France, TAngleterre etla Prusse répondirent aussitôtà la paixde Vienne par Talliance do Hanovre, qui fut signée le 3 septenibre 17S5 : alliance défensive conclue pour quinze ans, et où les parties contractantes se garantissaient mutuellement leurs possessions et les droits dont elles jouissaient ou devaient jouir respectivement; si l'Empire déclarait la guerre à la France, le roi d'Angleterre, comme électeur de Hanovre, celui de Prusse, comme électeur de Brandebourg, 8*engageaient à concerter leurs efforts avec ceux de la cour de Versailles.
Sur ces entrefaites, Maximilien-Emmanucl vint à mourir; dans les derniers temps, il avait réitéré ses tentatives pour le renouvellement du traité de 171 i, par rentrcmise du comte d'Albert, son représentant à Paris. L'occasion de présenter à son fils et successeur, Charles- Albert, les compliments de condoléance du Roi était favorable pour sonder les dispositions de la cour de Bavière et l'amener à accédera l'allianco de Hanovre; c'est dans ces circonstances que le marquis de Maillebois fut envoyé à Munich, le comte de MorWlle étant ministre des affaires étrangères.