‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 76 sur 256 · IU · texte numérisé non relu

IU

Grande-Bretagno \ dans la vue d'engager la cour de Ba\'ière à s'unir avec eux pour arrêter les entreprises que l'Empereur ' et le roi d'Espagne ' pourroient fnirp îiu [iréjudice de la tranquillité générale.

Les stipulations du traité conclu à Vienne entre ces deux princes firent penser à Sa Majesté et au roi de la Grande-Bretagne qu'ils ne pouvoient prendre trop promplement les mesures les plus |)ropres à en prévenir les effets et à maintenir la jwix, quelques efforts que l'Empereur et le roi d^Espagne pussent faire pour la troubler. Ils tirent en conséquence avec le roi de Prusse UUL' alliance défensive contenant la garantie réciproque de tous les États et droits dont les trois puissances contractantes se trouvoient en possession et le renouvellement de U garantie des traités de Westphalie, qui ont toujours été regardés en Allemagne comme le plus solide fondement de la paix publique et du repos de l'Empire, et le truite de cette alliance fut enfin conclu à Hanovre le 3 septembre do l'année dernière. Le sieur de Saint-Saphorin, ministre chargé des affaires du roi de la Grande-Bretagne à Vienne, ayant obtenu de son maître la permission d'aller en Suisse, reçut ordre en même temps do passera Municii et de faire quelques insinuations au feu électeur de Bavière, il lui représenta que comme l'objet du Roi, du roi de la Grande-Bretagne et du roi de Prusse éloit de cimenter la j^«iix et d'assurer en même temps les droits^ libertés et pr«^rogatives des princesct des Etats de l'Empire, ils nedoutoientpasque rélecleur do Bavière et tous les autres princes d'Allemagne qui aimeraient leur patrie et qui connoUroient leurs véritables intérêts n'entrassent dans une alliance qui y éloit si conforme, et ne concourussent aussi aux seuls moyens qu'il y avoit d'Ôtcr à ceux fpii voudroient replonger l'Europe dans de nouveaux troubles toute espérance d'y réussir.

Les mêmes insinuations furent faites ici au prince électoral de Bavière préscntonient électeur et à l'électeur de Cologne, son frère, et ils répondirent par les protestations de l'attention qu'il*

i. Georges lc^ qui réguA du 1714 à 17S7.

Page 1