RENOUVELLEMENT DU TRAITE DE
iroicnt on toutes occasions de marquer au Roi leur altarhement à sa personne et à ses intérêts, mais le prince électoral se réduisit à faire entendre que l*électeur son pi^ro et lui-môme souhaiUmt anJeramenl de dem»?urer unis avec Sa Majesté, ils vertient avec un extrême plaisir qu Tlle vonlùt bien renouveler iveceux un traité que le fou Roi aviûl conclu le 5 févTÎer 1714 ' avec l'électeur de Bavière pour lo temps de neuf années et qui éloit tint au mois de février 1723.
^^K Le feu Roi par ce traité' donnoil h l'électeur do Bavière ^B*assez grosses sommes eït dcdonimagi'nu'nt des pertes qu'il avoit ^Bouiïertes pendant le cours de la guerre» et y ajoutoit par les mêmes considérations un subside annuel dont il reste une petite partie qui nest pas encore at!(juitti'»e. Le Roi s'engagooiten même ^■Aemps^ le cas arrivant de la vacance du trône impérial, à favo- ^Hser Télévation de la maison électorale de Bavière, et à soutenir ^Ms droits qu elle pourroit avoir à exercer alors sur quelques-uns ^Bes l^tats de la maison d'Autricbe.
^^ Comme il avoil paru fwir les discours du prince électoral que
J^^ feu élcteur son père et lui souhailoient ardcmnn'nt le renou-
^fellement de ce traité, il lui en fut remis un projet de la part de
Sa Majesté avec les changements que les conjonctures pouvoieut
rendre nécessaires ou convenables, mais on lui fit entendre eu
^Uéme temps qu'ElIe ne vouloit renouveler ce traité particulier
^wrec lu maison de Bavière quVn faveur de l'accession qu'Elle
^■oniptoit que Télecteur donneroîtau traité de Hanovre, et que ce
■traité ainsi renouvelé ne pourroil avoir d'effet que du jour de la
signature de Taccession de l'électeur de Bavi^re au traité de lïa-
jiovre; que toutefois, comme il falloil pour l'inlérét mîVme de la
lison de Bavière que le traité à renouveler entre Sa Majesté et
ilecteur fOt tenu aussi secret que l'avoit été celui de i7l4, Sa
ijesté ne coniinuniqueroit au roi de la (îrande-Brotagno aucun
»s articles de ce traité particulier, jugeant qu'il |>ourroit y avoir
inconvénients que ce prince sût prématurément les engage*
nients qu^Elle vouloit bien prendre en faveur des prélenli<ins de
mai.'4onde Bavière, et, en effet, c'est un secret si important que
t. Oui \c iQ et non lé 3 qu'avait éU signé \ù traité.
3. Voir la ûolicc qui [irécèdc' l'instruriiou dti comt« île Saumcry.
E MARQUIS DE MAltLKBUIS, 172fl.
le sieur mart|ui8 de Maillebois doit «^porter la pitis p"ande i*irconspeclioa pour n'en purollre iastruil avec qui que ce &oitau inonde sansexeephon.sinouavecrKIrcleur de llavière, en eus que ce prince vînt à lui en parler.
Le sieur de Sainl-Saphorin, repassant par Munich en reluurnniit à Vienne au mois de novembre dernier, lit eiirore de nouvelles insinuRtions tant au feu électeur qu'au prince électoral, son lils, jiour leur faire conuoîlre la conséquence dont il étoil pour eux ipi'ils ne différassenl pas à prendre la résolution que le Roi et le roi de la Grande-Hrofagno avoient lieu d*altendre de sa part pour son accession au traité do Hanovre, et il lui parut (pi'il avoit fait impression sur leur esprit et qu'ils étoient déterminés h entrer en négnriation stu' ce siijet. Il agita même avec eux les principales conditions de cette accession, et, après son retotir à Vienne, il en informa le roi de la Grande-Brebigne, son maître, par un exprés, lui marquant que l'électeur comptoit que celte affaire seroit traitée à Vienne plus secrètement que partout ailleurs, le Roi, le roi do la Grande-Bretagne, le roi de Prusse el rélecteur de Bavière ayant tous dans cette cour des ministres de leur part qu'ils pourroient autoriser à l'effet de cette négociation.
Les demandes que Télecteur de Bavière faisoil comme conditions de son accession se réduisoient à quatre principales :
La première, qu'il lui fût accordé des subsides de paix immédiatement après cette accession, afin qu'il put recruter et augmenter ses troupes et se mettre en état de défense. ^^M
La seconde» que ces subsides fussent augmentés dans les cas où il seroit obli^t* deatrer en guerre en consé(|uence de son accession au traité de Hanovre.
La troisième, que cette accession ne fût qu avec quelque restriction par rapport i\ Tarticle séparé concernant raffairo de Tbom ^
Enliii 1.1 quatrième, que le Roi elle roi de la Grande-Bretagne orisseiil rengagement de soutenir les prétentions de la maison
1. Un an.icle sèpnré da l'aUiance tic Hanovre ^Araniissait lo traita d'OIira de 166(^ qui nvnit é(n)))i l'indépendance dn la Priuse dticule sous U fiouverAJneU <1« IVMecteur de HiiindfSuur^; un inoideut survenu â Thoro avnil mis ea doal« U vm- Lidité de 00 Irailê.
SUCCESSION D'AUTRICHE
ièro j^'il arrivoil que TEmpereur vint à mourir sans luisscr eafunts mÂles.
Le sieur Je Saînt-Saphorin reprt'senta que la constitution do gouvernemont de l'AnfclotïTre est lalle que cette couronne ne uvoil nrronifp tirs snbsitli*h en leiiips de paix, et que le juirenl ny consonliroit jamais ; qu'ainsi le roi de la Gran«ie- Orrlagno un pouvant s'engager à donner ù l'électeur de Uaviëre de* subsides de jMiix. tout ce qu'il pourrf)it faire sernit de convfnlirà wMrourir l'électeur de subsides extraordiuiiires.cucas que U guerre venant û s'allumer, il fût obligé d'armer et d'entrer en Action.
Quant aux prétentions de la maison de Bavit^rM dans le cas oii riImpc^nMir viendroît à mourir sans hitï-ser d'enfiuils mâles, ta vue de réleclinir auroil élé de faire stipuler h celU? occasion par les parties contractantes quelqui-s iiispositions en sa faveur par rapport à la couronne impériale et à quelques parties des Etats la maison d'Autrirbe, sur lestjuels lu maison de RaviTTe cnnrv»* de« prétentions; mais le roi d<' la (ininde.-Hrelagne, étant r«uddé que les stipulations les plus secrètes sont découvertes ou tard, estima qu'il ne pourroit prendre avec le Roi aucun ni {Mjur dispoMT par avance de la dignité impi^riale en la maison de liavit'-re sans exciter contre lui tous les Iro» électeurs, princes et Ktats de rKm^iire, qui lui reprochetenl justement de s'arroger le pouvoir de disposerseuictàleur de ce qui doit être laissé au elioix du collège des éb'cteursel vouloir, au 5>réjudice des lois et des conslituLionsde TEnipire, !<?* forcer dVnlrer h cet égwrd dans ses >'ues jmrticulières. 11 jugea AUMii qu'il ne pourroit prendre d'avance aucun engagement par rapporl aux droits ou pnHentions de la maison de Havir*re quelqui!« parties des Étals poss»'»d»''s pri^senlcmenl par TEmor, dan» le eus où la uuiison d Autrirbe viendroit à s'éteindre Ir lie descendants mâles, sans alarmer plusieurs princes et ns «attirer et h ses alli(^s les oppositions les plus vives, et il lablit que IVlecleur d<' Bavirre ilrvoil pour ^es jiropres int*'*rMs «> runlt^nter de la slipuLition faite par le deuxiènu; article du traité de Hanovre, OÙ chacune dos parties so garanlissoit réeiproqucuMiot loua K^ droiU dont elles jiruissoient ou dévoient jouir.
LE MAHQUIS DE MAltl.EBOIS. 1TS6.
ce prince devant ôlru certain quo, sans entrer prématurément dans des explications particulières sujettes à de grands inconvénients et à des suites très dangereuses, les puissances contractantes au traité de Hanovre et celles qui accéderoient à ce mcme traité ne uianqueroii'iit pus de concourir |MJur leur propre inlcnH et en conséquence même des stipulations de ce traité h tout ce ijui pourroit ôtre le plus avantageux à la maison do Bavit^re dans les cas qui se présenteroient apr^s qu'il scroit lié avec elles pur son accession à ce même traité.
Le feu électeur, avant que de savoir ces réponses du roi de la Grande-Bretagne, lit remettre des projets qu'il avoît fonnôs pour son accession ; et comme ib contenoient les mêmes demandes quo le roidelaGrande-Bretagne ne pouvoit admettre, le Roi ût dresser de nouveaux projets des actes qui pourroient être signés tnut pour l'accession de l'Électeur au traité de Hanovre que pour expliquer au moyen d'une lettre reversale et d'un article séparé les clauses et réserves qui uY't4>ient pas de nature à être insérées dans l'acte d'accession, et Sa Majesté envoya ces projets le 7 février dernier au ducdeRichelieu^son ambassadeur à Vienne', avec des pleins pouvoirs pour traiter et conclure cette affaire conjointement avec les minisires des rois d'Angleterre et de Prusse avec le sieur de Mcerman, chargé des aifaires de l'électeur en la même cour.
La longue maladie de Télecteur de Bavière renipécha d'envoyer ses ordres au sieur de Meernian et ce n'est que depuis peu de jours que Sa Majesté est informée de ceux que le nouvel Electeur a envoyés à ce minisire à Vienne sur cette même afl'uire.
Ces ordres sont tels qu'ils out pu faire penser à Sa Majesté que l'Electeur, jugeant à propos dans les commencements de son gouvernement de garder de grands ménagements pour la cour de Vienne, a cherché à rendre son accession impossible par les conditions qu'il y a attachées, puisqu'au lieu quil ne s'agissoit que d'une accession pure et simple et de traiter seulement sur les subsides, soit de guerre, soit de paix , le sieur de Meerman. comme chargé des ordres des électeurs de Bavière et de Cologne, a joint