‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 79 sur 256 · I.E MAKÛtlS DK MAILLEBOIS, 172t · texte numérisé non relu

I.E MAKÛtlS DK MAILLEBOIS, 172t

ration t]u'ils ont faite au sieur de Meerman qu'il u*étoit pas possible de traiter sur un pareil fondtMurnt. Il faut aussi que le sieur de Mailiebois soit extrèmemont attentif à marquer doits ie^ conversations qu'il aura avec l'Klecieur tout ce qui |)ourroil faire juger du plan <lr con<luîtc qu il auroit pu se former dans ta situntiikti présente des alFaires de l'Europe, mais 11 évitera soigneusement de dire rien qui pût le rendre suspect ou laisser croire à ce prince (pi'on veut le pém^'trer sur des choses sur lesquelles il n'auroit pas intention de se découvrir.

Le Roi, en confiant au sieur marquis de Mailiebois le désir que rEIecleur a fait paroître ici de faire avec 8a Majesté un traité à peu fTi*s pareil à celui que le feu Roi fit avec le p^^o de ce prince en 17i4, ne désire pas néanmoins que son ministre lui fasse aurune proposition, il faut soulemeiit que pur les a-ssiirances tes plus afTectuousos de la continuation des sentiments du Roi pour l'Electeur et de Tintérét que Sa Majesté prend dans tous le& temps au bonheur et à l'élévation de su maison, il lui fournisse une occasion natun'lle dt^ faire connoltre ses intentions actuelles par rapp<jrl uu traité île 1714. Si l'Electeur s'ouvre sur cet article, le sieur marquis de Mailiebois se contentera de lui dire qu'il n'a point d'oi'dres pour traiter une nmlière si importante, nuusquen général il est parfait*Mnent autorisé à l'assurer «jue les dispositions favorabhis di' Sa Majesté ne changeront jamais à son égard.

De pareilles avances de la part du Roi écartent, ce semble. jusqu'au ui<)in<lre soupçon (luo TElecteur pût se résoudre à accéder au traité de Vienne. On n'ignore pas les sollicitations vives et pressantes <jue l'Empereur a fait Faire au feu électeur. Elles vont être renouvelées vraisemUlablemeut à son successeur par le ministre que l'Empereur lui envoie pour le complimenter sur la perle 4|u'i! a faite et si le nouvel Electeur se détermine par ses lumières et selon ses intéri^ts les plus clicrs. les instances de la cour devienne seront snns effet, et le sieur marquis de Mailiebois n aura pas de peine à lui faire sentir que son rang et ses q^ualiliïs personnelles le doivent assurer d'une influence supérieure dans les grandes affaires de l'Empire, s'il ne veut pas sacrifier de si heureux avantages par son accession au traité de Vienne : que l'Empereur tâchera de se la procurer par les promesses et les

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