‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 81 sur 256 · MISSION DU COMTE DE ZIWZENDOHF A MUNICH · texte numérisé non relu

MISSION DU COMTE DE ZIWZENDOHF A MUNICH

favorables dispositions du Roi pourrÉlecteuretn'iroit pas néanmoins ju «.qu'A prendre aucun cngajîemenl.

Sa Majesté a toujours été si satisfaite des services qu'il lui a renduïi cl de la bonne conduite qu'il a tenue dans les dilTérents MDploi!^ qu'il a remplis, qu'Elle ne doute pas qu*il ne fusse en »lli» occasion importante tout ce qu'il y aura de mieux à faire et 'il ne lui en rende un compte exact

ADOinO."* AL MÉMOIRE POUH SKItVlR D INSmi'CTlON AD SIEUR UAR(>LIS DE XAILLEBOIS. — VERSAILLES, 6 MAI 17^6*.

I/C Roi ^lent d'être instruit que l'Empereur devoil envoyer un mini&trc à Munich pour complimenter l'Élecleurde Bavière sur [a mort du feu électeur son père, et l'on dit m^Mue que c'est le romtc de Zin/endoriï*qui doit remplir cette fonction avec le cnrlère d'ambassadeur. Ce choix d'un dos principaux ministres le ta cour de Vienne ne laisse aucun lieu de d^MiliM- que le prin- :ipAl objet de sa commission ne soil de presser le nouvel Électeur tur M)n accession au traité de Vienne; soit qu'il soil encore à lunich lorsque le sieur marquis de Maillebois y arrivera, soit [jqu'il en soit déjft parti, il ne négligera rien pour lAcher de pénétrer Timpression (|n'il aura fuite sur l'esprit de c<' prince et sur ridiii de siîs miaislrt'h.

Il Miisira la première occasion qu'il pourra trouver de sonder l'Klrcl*?ur sur le désir qu'il pourroit avoir d'avoir im envoyé du >i résident Jiuprès de tui.i't il lui diraijuece n'est que par méua- ;«*ment pi»ur lui et pour ne [loiut trop réveiller la» soupirons de la

1, C^rrwpondance Bavière, i. LXXI.

£, Onwlkr tla cour et d'État, l*hilippe*LotttB, comU d« Zmccndorf. étAÏl Dé •• llll,«l mourai «a 1743. U fut ambasiidtur d'Aairicbe ea Pr&acu, Aprèi U paix

iU LE MARQUIS DE MAILLEBOIS, 1726.

cour de Vienne que Sa Majesté n'y en a point eu dans les derniers temps, mais que s'il n*y trouvoit point dMnconvénient, Elle en nommeroitun sur-le-champ.

Si rélecteur de Cologne* n'est pas parti de Munich, le sieur marquis de Maillebois lui fera part de Tinlention que le Roi a de faire résider auprès de lui le sieur de Lozilière en qualité de son envoyé extraordinaire qui, par son zèle et sa capacité, a mérité Testime et la confiance de Sa Majesté.

Elle fait remettre au sieur marquis de Maillebois une lettre qu'EUe veut bien écrire de sa main à l'Electeur pour l'assurer Elle-même de toute son amitié, et il doit observer de ne la rendre à ce prince qu'après qu'il aura rempli auprès de lui les fonctions publiques de l'emploi qu'Ellc lui confie. Ainsi dès le lendemain de son audience publique, ou peu de jours après, il pourra la lui remettre dans une audience particulière.

1. Clément-Auguste, frère de Charles-Albert, électeur de Cologne depuis 1720.

M. DE REZAY

La cour de France avait été gagnée de vitesse : le 1" septembre, tandis que le marquis de Maillebois se trouvait encore à Munich, Charles-Albert avait signé avec l'Empereur un traité d'amitié. Mais il ne l'avait fait qu'à contre-cœur, sous la pression de son frère, l'électeur de Cologne, et pour éviter une rupture avec l'Autriche, rupture que l'état de ses finances et de son armée eût rendue fort périlleuse pour lui. Déjà, il s'était ouvert à l'envoyé du Roi de son désir de trouver quelque combinaison pour se lier à la France sans violer trop ouvertement ses récents engagements avec l'Empereur ; il s'obstinait à refuser son accession à l'alliance de Hanovre pour ne pas entrer en conflit direct avec la cour de Vienne, mais un arrangement secret avec la France, qui lui permettrait de recevoir des deux mains, paraissait lui sourire. La France résolut d'exploiter les dispositions où se trouvait l'Électeur; comme l'ouverture des hostilités semblait imminente, il importait de s'assurer, pour le moins, de sa neutralité ; la mission extraordinaire du marquis de Maillebois ayant pris fin dans le courant de septembre, on résolut peu après d'envoyer à Munich im agent permanent, M. de Rezay. Le comte de Morville était alors ministre des affaires étrangères.

M. DE HEZAY. 1726.

^BtaiomE POUR sERyin D'iNsiRccnoN au sieur de REZAT, ALLAKT k

HCNICU CHARUË 1)KS AKFAIHKS DE SA UAJESTÉ PRÈS LÊLECTEI'R DK BAVIÈRE. — VERSAILLES, 30 DÉCEMBRE 1720 \

Le feu Roi, de glorieuse mémoire, avoit regardé ses Uabons avec lu maison de Bavière comme une chose si conforme aux inl*;rèls politiques de sa couronm* et si utile an Iticn de la religion, qu'immédiatement aprèsia conclusion deslrailésqyiavoientstalué sur le rétablissement des électeurs de Bavière et de Cologne, il en fut signû un particulier avec le feu électeur de Bavière dout ou joint ici une copie.

Il n'y avoit que peu de temps que ce traité étoit expiré lorsque Ton eut lieu de craindre de plusiiMirs eûtes que la paix dont l'Europe jouissait ne soufTrit quoique atteinte. Les stipulationsdu traité devienne, foutes lesdi-marches fuites en conséquence sembloioDl annoncer le trouble, et (*onïme elles avoienl tlêlenninéà concluro le traité qui fut signé à Hano^Te le 3 septembre 1725, elles obligèrent aussi à étendre autant qu'il seroil possible les liaisons qui venoiont d'être f(>nn('"es. Mais cen'étoit pus asst-z que (ravoir pris des engagements avec les puissances protestantes, lo Roi jugea qu'il falloit encore les rendre communes aux princes catholiques de l'Empire, et particulièrement à la maison de Bavière qui, par sa considération actuelle et par la situation de ses Etats, so trouve à portée de seconder les vues de Sa Majesté qui ne tendent (ju'au maintien de la paix et de contribuer à arrêter les projets 6q la cour de Vienne, si elle en avoit quelqu'un qui tendit à troubler cette môme paix.

Les princes do Bnvi(^re sélaiil rendus auprès du Roï dans le temps de son mariage, et Sa Majesté remarquant dans le prince électoral toutes les qualités qui pouvoient le rendre digne également do son affection et de sa confiance^ Elle lit proposer à eu

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