‹ Bavière, Palatinat, Deux-Ponts avec une introduction et des notesChapitre 88 sur 256 · ATTITUDE DU ROI DE PRUSSE · texte numérisé non relu

ATTITUDE DU ROI DE PRUSSE

ment à sa prudence sur l'usage qu'il fera de ces connoissances pour concerter avec lui tout ce qu'il estimera de plus à propos pour le bon traitement et l'emploi convenable des troupes [qu'il veut*] bien confier à cet Électeur.

Il a dû regarder comme une circonstance extrêmement favorable pour lui la guerre que le roi de Prusse a portée en Silésie peu de mois après la mort du dernier empereur pour faire valoir d'anciennes prétentions de la maison électorale de Brandebourg sur cette province ; effectivement la cour de Vienne, obligée de soutenir la guerre de ce côté-là, ne s'est plus trouvée en situation d'agir ouvertement contre l'Électeur de Bavière pour l'obliger de renoncer à ses droits et à ses vues ; mais [quelques-unes des puissances qu'elle a appelées à son secours comme''] engagées à garantir à la reine de Hongrie, fille aînée du feu empereur, la possession de tous les royaumes et États de la succession de ce prince en vertu de la garantie de la Pragmatique sanction qu'il avoit publiée pour assurer dans sa famille l'indivisibilité de cette succession, [témoignant'] de vouloir se mettre en mouvement pour effectuer cette garantie, le roi de Prusse ne peut désonnais qu'attendre avec impatience que l'Électeur de Bavière de son côté fasse une diversion en sa faveur, en sorte que par la suite ils puissent agir cbacun de leur part contre leur ennemi commun.

[Le roi de Prusse *] a paru désirer aussi qu'il pût s'établir entre TÉlecteur de Bavière et le roi de Pologne, électeur de Saxe*, une union pour travailler de concert à faire valoir leurs droits et prétentions dans les circonstances présentes, et dans cette vue l'Électeur de Bavière a nouvellement fait proposer à la cour de Saxe [de consentir'] qu'elle pût avoir et conserver la Moravie et la Haute Silésie, l'Électeur faisant entendre qu'il portoit principalement ses prétentions sur le royaume de

\. Vol. XCII : « qu'ElIe veut. »

3. Vol. XCU : K mais elle a appelé à son secours les puissances. •>

3. Vol. XCII : u et comme quelques-unes de ces puissances témoignent, n

k. Vol. XCII : « U. »

5. Frédéric- A ugotta H, né en 1696, âls d'Auguste II, roi de Pologne; il devint «lecteur de Saxe en 1733, puis roi de Pologne, sous le nom d'Auguste III, en 1136.

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