AVIS A PRENDRE DU MARÉCHAL DE BELLE-ÎSLE
rances que l'Électeur de Bavière a reçues de la part de Sa Majesté^
lt coniine, dans de pareilles circonstances, le bien du service de
Majesté et les intérêts mt^nies de ce prince demandent qu'EUlo
dt continui'llement iiuprès de lui un ministre en qui il puisse
prendre toute confiance pour diriger de concert les diiïérenies
^■ppurations (pii seront jugées le plus convenables aux circon-
^fttances, Elle a jugé devoir donner cette commission au sieur
^pnarquis de Beuuvau, brigadier do ses armc^es, et Elle Ta revêtu
pour cet eilet du titre de son ministre plénipotentiaire aupr(*s de
ît Électeur, étant pei*suadéo par laconnoissancequ'Elleadeson
le, [de ses talents et de sa prudence'], qu Elle nv pouvoit la
mfier à personne qui fAt plus capable de s'en acquitter à son
ttière satisfaction.
Comme l'objet de cette commission est proprement une suite
le ce que le maréchal de Bolle-Isle a commencé de concerter
pendant le peu de séjour qu'il a fait à Munich, [l'intention du Roi
est que le marquis de Beauvau reçoive dudit sieur maréchal
avant que de passer en cette cour, toutes les instructions qu'il
jugera devoir lui donner pour lui faire coimoitre sur quels prin-
ipe» il est convenu avec l'Electeur de divers arnuigcmeuts et
[Uêlle mesure il s'agit actuellement de prendre et de suivre,
»ur travailler conjointement et le plus efficacement qu'il sera
ibie au succès des \Ties de Sa Majesté. Elle lui recommande
le de se confoimer ponctuellement aux siiges conseils que
(ledit 8Îeur maréchal lui donnera et d'entretenir avec lui une cor- IfeKpondance exacte pour recevoir ses avis sur toutes les difficultés |ui pourront se présenter et informer TEIecteur de tout ce que le Bieur maréchal jugera devoir lui faire exposer*]. ^^ La qualité de niinislre plénipotentiaire |^ne donne pas*] de ^Karactére public; mais il s'est depuis quelque temps établi dans ^Hes cours d'Allemagne des usages sur les honneurs et traitements
^H t. Lt t«xt« (lu vol. XCU porte : « de sa prudence et de sos talents. >•
%. C« p&ssHge est harré ilans le vol. XCII et remplace par celui-ci : « L'iutoii* lion du Roi c%i qu« 1« marquis de Beauvau «Dtrt^tienne avec lui une cot-respuuc« exacte sur toutes tes difficultés qui pourront se présenter, les arrangemenls 'il C'Oarifndra de faire h Is cour de Munich étant a<^coftsairoment liée avec les uiTN aiTHircs de rSmpire, doot ledit sieur maréchal de Bell»-lsle est charge. » S. VoJ. XCIl : • ne donnait pas autrefois. »
LE UARQUIS OE BRAUVAU. 1741.
à faire à ceux qui sont revêtus simplement de cette qualité, et Sa Majesté ne doute pas que l'Électeur de Bavière ne se porte de lui-même à procurer au sieur marquis de Beauvau tous les honneurs usités à sa cour pour les ministres de ce ranjf, et même les distinctions qui pourront le plus marquer en la personne du ministre plénipotentiaire du Roi rintimite do Tunion de ce prince avec Sa Majesté.
Aussitôt que le sieur marquis de Beauvau sera arrivé k Munich il en donnera part au comte de Terring, ministre des affaires étrangères, et se rendra ensuite chez lui \ pour lui marquer sou empressement à rendre ses devoirs à l'Électeur, et à s en remettre entièrement à ce que ce ministre lui fera counoîlre des intention» de ce prince sur le temps el la niaiûère d'être conduit à sa première audience; il communiquera en même temps au comte de Terring une copie de la lettre que Sa Majesté écrit do sa main à l'Eiecleur en créance sur l'honneur qu'EJle lui confie *, et lorsqu'il présentera cette lettre à l'Electeur dans sa première audience, il l'accompagnera des expressions les plus convenables pour lui témoigner toute Tamitié que Sa Majesté a pour sa personne et rinlérèl particulier que Sa Majesté prend à tout ce qui peut contribuer à ses avantages et à ceux de sa maison.
Après cette première visite qui est de pure cérémonie, TÉlecteur ne sera pas moins empressé que le marquis de Beauvau à mettre [ensemble'! sur le tapis les matières qui demanderont d'être traitées et réglées entre eux avec le plus de secret el de diligence. Telles seront [vraisemblablement*] les mesures à suivre de part et d'autre pour assurer la marche et la subsistance des troupes auxiliaires que le Roi se dispose à faire passer en Bavière. [Et comme les instructions du maréchal de Bclle-Isle aurontmis le marquis de Beauvau *j en état de satisfaire pleinemenftcet Électeur sur de pareils détails*, Sa Majesté s'en remet entière — ■