‹ Bayard à Mézières, opèra comique, en un acteChapitre 15 sur 44 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

BAYARD, MONMOREAU, D'HANNEBAUT, MONTMORENCY.

BAYARD

Vous , Monmoreau , je vous confie la défense des remparts que baigne la Meuse du côte' du nord . . .

Du, signe au mot fin. MONMOREAU (brusquement.) ils sont en bonnes mains.

BAYARD

Veillez sur l'ennemi ....

MONMOREAU.

Je réponds de tout .

BAYARD

Et même sur vos Lansquenets ; on dit qu'ils se sont permis des murmures ....

MONMOREAU.

Je les ai étouffes .

BAYARD

Qu'ils se plaignent de la disette des vivres....

MONMOREAU.

ils ne sont pas plus malades que moi.

BAYARD

Des fatigues du siège....

MONMOREAU.

ils se reposeront a la paix .

BAYARD Des périls qu'ils courent. . . .

MONMOREAU.

On est fait pour ça .

BAYARD

Le poste que je leur ai confié" n'est pas dangereux ....

MONMOREAU.

Tant pis!

BAYARD

S'il l'eut été", je l'aurais garde' pour moi; dites le -leur ....

MONMOREAU., Qui est-ce qui ne vous connaît pas ?

BAYARD. ' J'espère que si l'ennemi tente l'assaut , vos étrangers tiendront ferme . . .

MONMOREAU.

Puisqu'ils servent sous votre bannière, il faut qu'ils soient Français , BAYARD.

Je compte sur eux ... a cause de vous .

MONMOREAU.

Soyez tranquille ! ils ne reculeraient devant une lance que pour trouver mon épée ; ainsi autant vaut qu'ils avancent, ils sont sur la brèche, je les rejoins. Adieu chevalier.

f.Monmoreau sort.\

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