SCENE IX
Les Mêmes , Mmes. de SANCERRE et de TAVANNES.
Mad.de TAVANNES.
Allons, ma cousine, votre e'charpe est finie; sortons, il n'y a aucun danger.
Mad.de SANCERRE (apercevant les chevaliers.) Aucun danger, dites -vous ?
Mad.de TAVANNES ( riant.) Ah! je me trompe; voila l'ennemi.
BAYARD
Vous appelez ainsi deux amans et moi ?
Mad.de TAVANNES.
Non, c'est vous qui nous rassurez, mais l'ennemi , pour une femme, c'est toujours celui
qu'elle aime .
BAYARD (a Madame de Sancerre.) Eh bien! Madame, ne saurons nous pas enfin quel est le votre ?
Mad.de TAVANNES.
Voilà une belle occasion pour vous prononcer... Vous , qui aimez tant votre Roi , vous pouvez récompenser un de ses défenseurs !.,. Eh bien! vous êtes interdite ?... ces Messieurs aussi?... (a Bayard.) Convenez , Chevalier , que voila des héros bien braves !
Mad.de SANCERRE.
Vous riez toujours, ma cousine. Oui! j'aime mon Roi; j'en fais gloire, et je rends justice à l'amour que ces Messieurs ont pour lui . BAYARD.
Et a celui qu'ils ont pour vous, Madame....
Mad.de SANCERRE Est-ce le moment d'en parler, au milieu
des périls ? . . .
MONTMORENCY
Madame, c'est le moyen de les faire oublier....
d'hannebaut-
Ou de les faire braver plus gâtaient.
Mad.de TAVANNES.
Pourquoi ne pas récompenser cette fraternité d'amour ? Vraiment, ma cousine, vous êtes aussi trop discrète ! Nous savons , a n'en pouvoir douter, qu'un de ces Messieurs ne vous est pas indiffèrent! Mais le préféré nous est inconnu ! Quand ils sont là , vos regards sont incertains , votre visage même dissimule, qu'attendez -vous pour vous expliquer?... Vous voyez devant vous i les deux soupirans ; un chevalier digne de votre confiance , une cousine un peu curieuse . Bayard vous repond de deux nobles rivaux ; leurs titres sont les mêmes, et. vous avez un avantage que n'ont pas toutes les femmes , vous êtes sure de ne pas mal choisir. r
BAYARD
Parlez, ou je croirai qu'un peu de caprice ou de coquetterie ....
Mad.de SANCERRE.
Ce mot me décide .
MONTMORENCY, D'ANNEBAUT (k part.) Enfin nous allons savoir....
Mad.de SANCERRE.
Oui , Chevalier , oui , ma cousine , vous m'avez devinée, j'aime! Cet amour est justifié par des vertus trop rares , par un héroïsme trop brillant pour que je craigne de l'avouer, mais ce n'est ni le caprice, ni la coquetterie , Monsieur Bayard , qui m'empêchent de m' expliquer sur mon choix, c'est un motif plus noble , et vous allez en v juger.
BAYARD
Voyons , Madame .
Maestoso Tempo di Marcia
Violini
Çlannctti.
Fag-otti
Timballes -en Ré.
Madame de Sancerre
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In force a contraindre mon :oeur, et ;estdanslèspoirdu^bor
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