‹ Bayard à Mézières, opèra comique, en un acteChapitre 32 sur 44 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

. FANCHETTE, PHILIPPE, LE PAGE PHILIPPE (suivant un peu Reculin.) Eh bien! est-ce qu'il est fou ce Monsieur, l'honneur l'appelle et il s'en va. FANCHETTE.

Le v'ia qui fait le brave, à présent que ça le touche! Ils sont beaucoup comm'ça. LE PAGE (accourant.) Enfin, Mademoiselle Fanchette, je vous trouve seule, je viens vous dire que je n'aime pas votre Philippe .

PHILIPPE (revenant.) Enfin ma petite Fanchette, nous voila seuls !

FANCHETTE

Tu crois cela toi ? (elle montre le Page.)

PHILIPPE

Eh bien! Qu'est-ce que c'est que ce Monsieur la ?

Ne te fâche pas. c'est un petit Monsieur qui me fait la cour.

PHILIPPE

Comment, comment, qu'est-ce qui te veut .' .

LE PAGE

La même chose que vous, pas davantage.

PHILIPPE

Tatigue'! Morgue'! Sarpegue'! Faut-il que je sois venu dans Mezieres pour voir cela! LE PAGE.

Vous allez partir, vous ne le verrez plus.

FANCHETTE

Ne l'obstinez pas ! il est colère .

LE PAGE

Je ne le crains pas ! Aimer une jolie fille et croire qu'il n'aura pas de rival.

PHILIPPE

Ah! C'est donc a dire que j'sommes rival.... He bien, attends, sournois de page, j'vas te parler.

LE PAGE

Voyez un peu le bel homme .

PHILIPPE

Bel homme, je suis un homme comme toi!

entends -tu ?

FANCHETTE

Eh bien, eh bien! Est-ce qu'ils vont se battre? SCENE XIV.

Ées Mêmes BAYARD.

Allons, Philippe, voilà ta dépêche prends le chemin des remparts et traverse une seconde fois le camp des ennemis .

LE PAGE

Vous voila pourtant parti, bel homme. PHILIPPE.

Monsieur Bavard, je ne demande pas mieux que de servir le Roi ; mais je vous en prie, donnez de l'occupation à ce maudit page, parce qu'il fait la cour à Fanchette , et ça me taquine .

BAYARD

Ah! ah! Monsieur , vous commencez déjà.

Accompagnez Philippe ; suivez -le des yeux

jusqu'à ce qu'il soit dans le camp de Nassaw,

et venez me rendre compte ensuite de ce que

vous aurez vu .

PHILIPPE

Eh bien ! tant mieux ! je pars ; mais tu montras

ta garde, et s'il y a des rival. . . .

LE PAGE*-

Eh bien! il n'y aura pas de jalcux. (ils sortent.)

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